J'ai un parti pris !

J'ai un parti pris pour mon pays, le Québec, et pour ma langue, le français.

« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Le drapeau du Québec

CHANGEMENT DE CAP !

Les textes que je publie maintenant dans ce blogue m'appartiennent. S'ils vous intéressent, vous pouvez m'écrire à :
michel.laurence@gmail.com

Pour laisser un commentaire, il faut cliquer sur le mot "commentaires" à la fin du texte que vous venez de lire.

23 novembre 2009

Charest tu dors, ton moulin, ton moulin...

L'Allemagne impose des « contrats d'intégration » aux immigrants
Agence France-Presse


L'an dernier, l'Allemagne a également, à l'instar d'autres pays européens, introduit un test de connaissances sur le pays pour les personnes souhaitant acquérir la nationalité allemande.

Le gouvernement allemand préconise des « contrats d'intégration » pour les nouveaux immigrés en Allemagne, a annoncé lundi la chargée de l'Intégration du gouvernement, Maria Böhmer.

« Celui qui veut vivre ici pour longtemps et qui veut travailler doit dire « Oui » à notre pays », a déclaré la responsable conservatrice au journal régional Stuttgarter Nachrichten. « Cela inclut la maîtrise de la langue allemande et la disposition à participer à la société », a-t-elle ajouté.

Les contrats d'intégration doivent définir à la fois «ce que les immigrés peuvent attendre comme soutien » de la part des pouvoirs publics et en échange, « ce que nous attendons des immigrés », selon Mme Böhmer.

Parmi les valeurs que se doivent de respecter les immigrés, la chargée du gouvernement a cité la liberté d'opinion et l'égalité des sexes.

Elle a relevé des « déficits importants » en matière de langage et de performances scolaires dans des «sociétés parallèles» de certains quartiers des grandes villes allemandes.

Mme Böhmer considère par ailleurs que les réussites de la population d'origine immigrée, qui correspond à 15,1 millions de personnes en Allemagne, doivent être davantage mises en avant, évoquant «ceux qui finissent l'école, qui étudient, qui créent des sociétés et ceux qui sont ingénieurs, médecins ou avocats».

L'an dernier, l'Allemagne a, à l'instar d'autres pays européens, introduit un test de connaissances sur le pays pour les personnes souhaitant acquérir la nationalité allemande.


Charest, continue de dormir.

Sarkozy, mets ça dans ta pipe.

Madame Marois, cessez d'hésiter. C'est beau de discuter, mais il faut aussi agir !
Il y a une vie avant 2011 !

29 septembre 2009

Le sac à dos à Falardeau

Le décès de Pierre Falardeau m'a laissé bouche bée.

Incapable d'écrire.Une espèce de retenue inexplicable.

J'ai cependant lu tout ce que j'ai pu trouver. Plus je lisais, plus ma retenue augmentait. Non, je ne trouvais pas, alors je me suis abstenu.

Heureusement !

Je tiens à partager avec vous ce que je viens de lire à ce sujet. C'est vraiment ce que j'ai lu de plus beau, de plus authentique; un moment d'intimité qui décrit l'homme mieux que personne n'a su le faire.

Je partage donc avec vous ce texte, trouvé sur
Vigile.net.


(Pierre Falardeau à Tout le monde en parle - Photo Radio-Canada)


Auteur : André Vincent
Tribune libre de Vigile
Mardi 29 septembre 2009
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Le sac à dos à Falardeau


Je ne connaissais pas Pierre Falardeau, enfin pas vraiment, que pour lui avoir parlé à quelques occasions, sur un coin de rue ou dans une assemblée publique. Mais on avait comme qui dirait des visages qu’on s’connait...
Quand je parlais de lui, je disais toujours « mon ami Falardeau ». Surtout pas pour me grandir de son personnage tel un groopie, mais parce c’est ainsi que je le sentais. Il était de ces êtres qu’on aime de suite, de ces êtres qu’on frôle par moment sans que la vie ne nous permette jamais de les embrasser dans nos bras.
Je savais qu’il était malade et, dernièrement, ma nièce m’a fait parvenir un courriel dans lequel elle me disait que « ton ami Falardeau » est dans la même chambre que mon amie Sylvie à Notre-Dame... ». Quelques jours plus tard, je lui ai fait parvenir ce message :
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24 août 2009

Et alors ? Donne-moi un son de cloche. Ça fait deux jours que je vois Falardeau et ta Sylvie dans ma tête, couchés dans la même chambre d’hôpital, en jaquette bleue, bordés de soins palliatifs... J’en ai même rêvé.
Et mon vieil ami Denis hier... Pour Pierre, je savais depuis un moment, un de ses amis me l’avait dit et depuis quelque temps, je ne le voyais plus sur Mont-Royal... jaser avec les gens et je me disais... j’espérais....
Putain de crabe !
Tonton
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25 août 2009

Allo Tonton,
Ton ami Falardeau y va pas du tout. Il a vu au moins 10 médecins hier. Des oncologues, des spécialistes, même des psy...Il a posé des questions et ils ont répondu : « Pas beau » ! ls parlent de métastases un peu partout, dans le bedon et peut-être même au cerveau. Il a très mal au dos, aux os....bref... Il voulait de la chimio, mais les docs ont refusé. Ça n’aurait rien donné.
Lui, il était fort devant eux. Il a dit à un des docs : « Moé t’sé, si j’peux plus penser, si j’peux plus écrire, ben j’aime mieux mourir... ». Il rigolait même. Il n’a pas versé une larme. Toute une pléiade de spécialistes venait le voir pour le voir.... Une petite conne est venue lui demander ce qu’il faisait comme travail. Il lui a répondu : « Je pense ».
Il était fort et patient. Mais quand ce cirque est parti, son regard tombait dans une sorte de vide. J’oublierai jamais ces yeux-là. On a pas beaucoup parlé. Quelques formalités tout au plus, je lui passais quelques revues, lui rendais quelques services. J’ai réussi à stopper quelques préposés pour qu’ils le laissent un peu dormir. Crisse qu’y sont fatigantes des fois dans les hôpitaux !
Puis vers 15 h, les infirmiers sont venus le chercher pour le transfert aux soins palliatifs. Couché sur un lit blanc avec son sac à dos pour seul bagage, à la sortie il m’a regardé et m’a dit "Salut" avec un sérieux qui sonne comme un coup de poing dans l’coeur, comme s’il quittait le monde des vivants pour aller vers la mort, mais lentement...
J’oublierai pas cette journée de si tôt.
Bisou Miss xx
P.S. L’image de ce sac à dos restera gravée dans ma mémoire toute ma vie...

17 juin 2009

Le R.I.N. revit enfin – Vive le R.I.N

Voilà c’est fait. J’attendais ce jour depuis longtemps.

J’ai reçu les Lettres patentes. Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) a recommencé à respirer. Il pourra bientôt se lever et marcher.

Merci à tous ceux qui m’ont écrit pour m’encourager et me communiquer leur impatience d’en devenir membre. (

Les choses ne vont jamais aussi vite qu’on le souhaiterait. L’important, c’est d’avancer. Et nous avançons.

Notre Fête nationale arrive à grands pas. Tous les indépendantistes, tous les souverainistes y travaillent, s’y préparent.

Le malheur, c’est que tous ces partis, organismes et organisations confondus ont une attitude corporatiste, c'est-à-dire qu’ils font passer les intérêts de leur parti, organisation ou organisme avant le projet lui-même. Ils se méfient tous des autres. C’est l’incarnation du vieux syndrome : « Mon père est plus fort que le tien » ou « C’est moi le meilleur ! »

Et pourtant !

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.
Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.
(Manifeste pour un Québec fier !)

Le collectif qui a organisé la Grande marche pour l’Indépendance du Québec nous écrit : « Nous affirmons que la libération du peuple québécois ne pourra se faire que par la mobilisation du peuple québécois. C’est en menant sans relâche des actions citoyennes, avec persévérance, avec courage, avec détermination, que nous parviendrons à réaliser notre rêve. » (Cliquer ici)

Nous devons tous nous y rendre, j’y serai certainement.

Cette philosophie et cette vision des choses sont exactement celles du Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.).

Un R.I.N., mouvement citoyen rassembleur, qui ne se transformera pas en parti politique et qui sera assez fort pour pousser à l’action tout parti politique au pouvoir lorsqu’une opportunité se présentera.

J’ai récemment fait parler notre drapeau :

« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Je vous annonce que le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) convoquera une première rencontre dès l’automne prochain !

Vivement l’Indépendance !

Vive le pays du Québec !

11 juin 2009

À Jean Charest

« Est-ce qu'on peut avoir plus tordu que de souhaiter du tort aux citoyens du Québec pour faire avancer la cause de la souveraineté ? »

Jean Charest


« Est-ce qu'on peut avoir plus tordu que de mentir à tour de bras pour être élu et ensuite se foutre de la santé, de l’éducation, de la situation du français et de l’économie pour faire avancer la carrière de Jean Charest, ce grand bâtisseur ? »

Michel Laurence

7 juin 2009

L’indépendance : un projet qui devrait être rassembleur !

Et qui, malheureusement, ne l’est pas encore vraiment.

Il y a une pléthore de partis politiques qui ont cet objectif, certains importants avec des milliers de militants, d’autres moins avec comme seul militant, le ou la chef.

Chacun est convaincu avoir LA solution, chacun est convaincu que c’est son parti qui créera le pays du Québec.

À ces partis, s’ajoute une multitude d’organismes, d’organisations, spontanés, mûrement réfléchis, éphémères ou durables. Certaines efficaces avec des idées, d’autres dont on n’entend jamais parler.

Le malheur, c’est que tous ces partis, organismes et organisations confondus ont une attitude corporatiste, c'est-à-dire qu’ils font passer les intérêts de leur parti, organisation ou organisme avant le projet lui-même. Ils se méfient tous des autres. C’est l’incarnation du vieux syndrome : «
Mon père est plus fort que le tien » ou « C’est moi le meilleur !
»

Et pourtant !

Le plus fort, le meilleur, c’est le projet lui-même. Et comme l’a écrit André Rousseau dans son mot intitulé
L’indépendance du Québec : un projet rassembleur, sur Vigile, « Comme loi fondamentale, la Constitution appartient au peuple elle consacre la souveraineté populaire.
»

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.

Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Quand on sait le temps que prennent la création, l’implantation, la mise en marché, la diffusion des idées, la construction d’une équipe et d’une machine électorale, fonder un nouveau parti politique indépendantiste est la pire des solutions, c’est une élucubration politique; en fait, ce n’est pas une solution, c’est plutôt une nouvelle entrave à l’avancement de la cause, du projet, de l’objectif de se doter d’un pays.

Celui ou celle qui prend cette décision est ou bien complètement décroché de la réalité ou motivé par des intérêts personnels. Fonder un parti c’est créer plus d’obstacles, diviser le vote et ultimement retarder notre accès à l’indépendance.

Bien sûr, on peut décider de militer à l’intérieur d’un parti politique. Mais le parti politique est une organisation bien structurée, un assez gros navire qu’il est difficile de faire changer de cap de l’intérieur; plusieurs s’y sont cassé les dents.

Voilà la raison pour laquelle d’autres créent des organismes, des organisations dans le but d’influencer de l’extérieur la conscience, la constance, la détermination politique des partis politiques qui disent porter notre projet de pays.

Chacun élabore ses théories, essaie de tirer la couverture de son côté, élabore son plan plus ou moins compliqué, plus ou moins complexe; certains sont plus virulents d’autres moins. Certains veulent tout régler avant de créer le pays du Québec : la Constitution, le régime politique (capitalisme, socialisme, social-démocratie). Comme si c’était possible d’arriver à un consensus sur tout avant de créer le pays.
Si c’était possible, on l’aurait fait, pour parodier une annonce publicitaire.

Notre Québec, il sera social-démocrate
Ou il sera libéral
Ou il sera solidaire
Ou il sera vert
Ou il sera autonomiste.
Mais, avant tout, il doit ÊTRE.
Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Dans un texte intitulé
Et si le drapeau du Québec pouvait parler, je lui fais dire : « Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Nous qui voulons survivre et grandir comme Québécois, nous qui voulons que la langue française survive et progresse en Amérique du Nord, nous qui voulons un pays, nous devons nous rassembler et nous transformer en un tsunami populaire qui balaiera toute opposition sur son passage.

Ce tsunami, commence déjà à se lever, il s’appelle le
Rassemblement pour l’indépendance nationale, le R.I.N. !

27 mai 2009

Les parcomètres à Montréal !

Une Société en commandite, est-ce la même chose qu’un PPP ?

Colères cycliques des commerçants du centre-ville.

Colère chronique des citoyens de Montréal et de sa banlieue, sauf ceux qui utilisent les transports en commun.

« Depuis sa création en 1995, Société en commandite Stationnement de Montréal est un acteur de premier plan dans le développement de solutions opérationnelles en matière de déplacement urbain. D’abord formée pour assurer la gestion optimale des stationnements municipaux tarifés, sur rue et hors rue, la Société est très tôt reconnue pour l’innovation, la mise à profit des technologies de pointe et le souci du design dans l’intégration harmonieuse de ses équipements dans l’environnement urbain. »

Les mots-clés?

« ... assurer la gestion optimale des stationnements municipaux tarifés... »

Mais je ne savais pas que « gestion optimale » signifiait, en fait, extorsion, vol.

Depuis la création de cette société en commandite (est-ce la même chose qu’un PPP ? Si oui, ça fait peur. Imaginez-vous le CHUM administré de cette façon), on a vu apparaître plusieurs changements. Ceux qui suivent s’apparentent en effet à du vol ou de l’extorsion.

Auparavant, quand quelqu’un quittait son espace, le prochain pouvait profiter du temps restant payé, mais non utilisé par son prédécesseur. Maintenant, c’est fini. Le temps n’est plus affiché. La location du même espace peut, de la sorte, être payée deux ou trois fois pour la même période.

De plus, d’honnêtes citoyens se font flouer. Par exemple, celui qui paie trois ou quatre dollars pour une heure. Il revient 15 minutes avant l’expiration pour ajouter de l’argent. L’argent « ajouté » ne rallonge pas le temps de location, chaque fois qu’une pièce est déposée, le compteur se remet à zéro. Alors si vous ajoutez de l’argent pour avoir la place plus longtemps, vous venez de perdre les 15 minutes qu’il vous restait.
Ce n’est pas du vol ça ? A-t-on le droit d’imposer deux ou trois fois des frais pour la même chose ?

Solution : quand vous quittez un espace et qu’il reste du temps, laissez votre reçu sur le parcomètre de sorte que le prochain pourra constater le temps qu’il reste et ne pas payer pour rien.

Le plus drôle ?

Les commerçants qui se plaignent sont-ils membres de la Chambre de commerce de Montréal ? Si oui, c’est leur association qui les embête.

« Société en commandite Stationnement de Montréal (Stationnement de Montréal) est une filiale de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. De par sa nature même, Stationnement de Montréal n’a pas de conseil d’administration. Accesum inc., son commandité, agit en son nom. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain, quant à elle, est le commanditaire d’Accesum inc. »

Bravo à tout ce beau monde et vivent les PPP !

Et si le drapeau du Québec pouvait parler

Notre drapeau est accueillant, ouvert sur le monde, enveloppant, rassembleur, vivifiant et chaleureux.

Notre drapeau est docile. Il peut se faire caressant pour peu qu’un vent léger se mette de la partie.

Notre drapeau fait confiance, il donne la chance au coureur.

Si notre drapeau pouvait parler...

Il nous préviendrait qu’il saura aussi être implacable envers celui qui s’en drape malhonnêtement.
Qu’il sera impitoyable envers celui qui l’évoque pour mieux dissimuler son hypocrisie, ses mensonges, son opportunisme.

Qu’il lui collera à la peau, s’y incrustera pour, finalement, rétrécir comme peau de chagrin ou s’enflammer tel un buisson ardent.

Si notre drapeau pouvait parler, il nous dirait certainement...

« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

21 mai 2009

Lettre ouverte à l’opposition officielle

Madame Pauline Marois,
Mesdames, Messieurs, les députés,

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler que notre Fête nationale arrive à grands pas.

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler qu’une très grande partie du peuple québécois désire créer le pays du Québec.

À la première page de votre site Web, aucune mention n’est encore faite de notre Fête nationale, le mot « souveraineté » apparaît deux fois, le mot « indépendance » n’apparaît pas une seule fois.

Après avoir cliqué sur le mot « souveraineté », une page s’ouvre. Aucune mention du mot « indépendance ».

Mon cœur s’est mis à battre un peu lorsque j’ai lu que vous vouliez « faire progresser la société québécoise ».

C’est bien, mais moi c’est le « comment » et le « jusqu’où » qui m’intéressent, car le parti libéral pourrait écrire la même chose. Comme dirait une de nos grandes dames du domaine du spectacle « À quelle heure le punch ? »

La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.

Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées, présentes et son immense potentiel ?

Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?

Voilà la seule véritable condition gagnante qui nous permettra de créer notre pays, le Québec.

Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).

Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté et cette dignité qui nous manquent tant serait suffisant pour raffermir la volonté des Québécois et les amener à enfin adopter cette attitude positive qui ralliera certainement les indécis.

Tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il s’active, de toute urgence, à créer le pays du Québec.

À défaut, la fenêtre va s’ouvrir, mais, encore une fois, à cause de votre obstination à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.

Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est aussitôt rassis.

Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.

Je vous rappelle que notre Fête nationale, c’est dans un mois. Allez-vous vous contenter d’être présents à des marches organisées par d’autres, à des spectacles populaires, à essayer de vous faire interviewer ou photographier par les journalistes ?

Mesdames, Messieurs de l’opposition officielle, vous avez vraiment besoin d’un électrochoc.

C’est ce que nous nous apprêtons à vous donner en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place, lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre d’opportunité, à passer à l’action.

Google : « Manifeste pour un Québec fier ! »

19 mai 2009

RIN – Des nouvelles - Une rencontre à Montréal ?

1 - La demande officielle de création d’une personne morale à but non lucratif a été faite, la semaine dernière au nom de « Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) »; j’attends les Lettres patentes, ce qui ne saurait tarder si les avocats du Registraire des entreprises ne trouvent rien à redire.

2 - J’ai réservé le nom de domaine suivant « rassemblement-independance-nationale.org »

3 - Quelqu’un a-t-il accès gratuitement à une salle sur l’Île de Montréal ?

4 - J’aimerais tenir une première rencontre avant le 24 juin afin de décider, ensemble, de notre première sortie publique, c’est-à-dire, notre première conférence de presse. Médiatiquement parlant, ça me semble un bon moment avant l’été, sinon on risque de passer dans le vacuum de l’été et des vacances.

5 - Si un indépendantiste expérimenté en création de sites web se présentait aussi, ce serait parfait.

Vous pouvez m’écrire au
michel.laurence@gmail.com

Merci

18 mai 2009

Incroyable, mais vrai !

En 49 ans, nous avons bel et bien évolué; nous nous nommons maintenant : Québec, Québécois, peuple québécois, nation québécoise.


Malheureusement, en effectuant ces seuls changements, le texte qui suit est encore criant d’actualité.


Manifeste du Rassemblement pour l'Indépendance Nationale

(Tel qu’adopté à la première assemblée générale du RIN, octobre 1960)


Les Québécois (Canadiens français) constituent une nation dont l'origine remonte à l'époque de la Nouvelle-France. Conquise par la force des armes, isolée de sa mère-patrie, soumise à des tentatives d'assimilation nombreuses et prolongées, la nation québécoise (canadienne-française) a toujours manifesté une indomptable volonté de survivre et de s'épanouir librement en conformité avec ses origines et son génie particulier. La Confédération, issue de la Conquête et de l'impérialisme britannique, a placé et maintenu le peuple du Québec dans une situation anormale de faiblesse et d'infériorité. Ce régime, par ailleurs, n'a pas été établi par la volonté expresse des peuples en cause mais improvisé par la loi d'une métropole impériale. De plus, les droits accordés officiellement par l'Acte de l'Amérique du nord britannique au peuple québécois (canadien-français), dans le but d'assurer sa survivance et sa protection, ont sans cesse été violés, et continuent de l'être, par le gouvernement fédéral, à Ottawa. La logique et le droit permettent donc aujourd'hui d'affirmer que le pacte confédératif, par ses origines et par le cours de l'histoire, est nul et périmé.


En outre, la centralisation fédérale, réalisée à un rythme croissant, qui tend à transformer le régime confédératif en celui d'un État-nation unitaire, compromet non seulement l'épanouissement mais aussi l'existence même de la nation québécoise (canadienne-française) déjà gravement menacée par son isolement culturel et social et par l'influence anglo-américaine.


À l'époque actuelle où dans le monde entier les peuples s'affranchissent du joug colonial et les nations revendiquent leur pleine indépendance, le Québec (Canada français) ne peut plus accepter de demeurer sous la tutelle économique et politique de l'étranger. L'idéal de l'indépendance nationale, qui s'allie à celui de l'internationalisme lucide, est valable au Québec (Canada français) comme partout ailleurs. L'indépendance est du reste dans la ligne de l'histoire du Québec (Canada français) : préparée par la Confédération puis par l'établissement de l'autonomie provinciale, elle représente l'aboutissement normal de l'évolution historique du Québec (Canada français).


De nos jours, les peuples n'ont plus besoin d'excuses pour vouloir être libres. Car si la liberté nationale n'est pas une fin en soi, elle est la condition essentielle à tout épanouissement réel des hommes et des peuples. La première des libertés civiques étant l'indépendance de la patrie, le Rassemblement pour l'indépendance Nationale réclame l'indépendance totale du Québec afin de permettre au peuple québécois (canadien-français) de choisir librement les voies de son avenir. Une fois l'indépendance acquise, la nation québécoise (canadienne-française) devra se donner, par des moyens démocratiques, les institutions qu'elle jugera lui convenir.


Tels sont les principes et l'idéal que le Rassemblement pour l'indépendance Nationale (RIN) a pour but de défendre et de propager. Le RIN n'est aucunement relié, associé ni affilié à aucun autre organisme existant. Les membres du RIN sont par ailleurs entièrement libre d'exprimer et de faire valoir, à titre personnel, leurs idées et leurs convictions sur les questions qui ont trait à la politique interne, à la religion, aux théories économiques et aux doctrines sociales, car la seule raison d'être du RIN est de favoriser et d'accélérer l'instauration de l'indépendance nationale du Québec, sans haine ni hostilité envers quiconque mais dans un esprit de justice et de liberté pour tous.


En réclamant l'indépendance totale du Québec, le RIN rejette le pessimisme né de la Conquête et manifeste sa foi en la nation québécoise (canadienne-française), issue des plus grandes civilisations de l'histoire.


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Source : André D'ALLEMAGNE, Le RIN et les débuts du mouvement indépendantiste québécois. Le R.I.N. de 1960 à 1963. Étude d'un groupe de pression au Québec, Montréal, Éditions de l'Étincelle, 1974, 160 p. Préface de Marcel Rioux. Voir ANNEXE III, p. 139-140.



Nous devons ressusciter ce R.I.N. qui n’aurait jamais dû disparaître.


Le R.I.N., un mouvement citoyen rassembleur de l’ensemble des forces vives souverainistes et indépendantistes qu’elles soient membres ou pas d’un parti politique.


Nous devons tous nous réunir, car la clé, la solution, c’est la force du nombre.


Rien ne peut arrêter un peuple en marche vers son destin !



14 mai 2009

Pourquoi le R.I.N. alors qu'il y a le R.R.Q. ?

Quelques personnes m'ont posé cette question.

Voici ma réponse :

Le but est le même et plus nous serons nombreux, mieux ce sera.

La façon de voir les choses est différente.

Je crois, je veux que le discours du R.I.N. soit différent, calme, posé, positif, pour nous et non plus contre personne.

Pas de hargne, pas de vendetta, contre les Canadians. Il faut d’abord sortir le Canada de notre tête afin que le Québec y prenne toute la place.

Le Canada et les fédéralistes ont jusqu’à maintenant réussi à nous empêcher de créer le pays du Québec parce qu’on accepte de débattre, de discuter, de négocier : perte de temps.

Tout ce qui compte c’est la création prochaine du pays du Québec : on ne doit penser qu’à ça, ne travailler qu’à ça, se mobiliser que pour ça avec fierté et dignité.

Un discours positif !

Plus nous serons nombreux à comprendre cela et à l’incarner, plus notre exemple touchera nos compatriotes; notre fierté et notre dignité, notre positivisme, notre détermination fera tâche d’huile.

Le peuple en marche vers son destin !

9 mai 2009

Le Bloc : un des trous noirs de l’énergie souverainiste


Le Bloc : le Bloc est certainement utile, mais à qui ?


Le Bloc peut effectivement gagner des choses pour le Québec.

Le Bloc conforte les Québécois qui manquent de confiance en eux.

Le Bloc apporte une aide précieuse lorsqu’un scandale éclate; pensons à celui des commandites.

Le Bloc sert de soupape à tous les indépendantistes et souverainistes, mous, tièdes, purs et durs; ça les fait patienter.

Ils patientent depuis longtemps déjà.

Le Bloc rassure le parti politique qui, selon les circonstances, n’a pas besoin du Québec pour gagner une élection.

Le Bloc est même intervenu pour préserver la culture canadienne-anglaise.


Je ne mets aucunement en doute la bonne volonté et l’honnêteté des élus du Bloc. Je laisse ça à ceux qui carburent à la mesquinerie.


Oui, nous l’avons vu, le Bloc est utile.


Je crois même qu’il est très utile, mais pas pour les raisons que je viens de mentionner.


Le Bloc aura bientôt 20 d’existence. Il a été créé dans la mouvance de l’échec de Meech comme pour dire au ROC que le Québec en avait assez.

Le Bloc n’a malheureusement pas empêché, en 2 000, la « Loi sur la clarté » d’être adoptée.

Le Bloc rassure les Canadians et les fédéralistes. Ils se disent certainement que toute l’énergie déployée et l’argent dépensé pour rester là, c’est moins d’énergie et d’argent pour préparer la création du pays du Québec. Les Canadians et les fédéralistes tremblent à la seule idée que le Bloc pourrait se dissoudre pour se consacrer à accélérer la création du pays du Québec.

Le Bloc est le meilleur rempart des Canadians et des fédéralistes contre la création du pays du Québec parce qu’il sert de défoulement, une espèce de trou noir qui avale l’énergie souverainiste, indépendantiste.


Le Bloc existe depuis plus de 18 ans. Y a-t-il encore quelqu’un qui considère que son existence est essentielle à l’accélération du processus de création du pays du Québec ? Certainement pas moi. Je crois même le contraire.


Le jour où le Bloc va démissionner en « bloc » pour venir travailler ici, le ROC va trembler. Tant que le Bloc reste à Ottawa, le ROC dort tranquille !

8 mai 2009

Réaction au billet de monsieur Larose intitulé "Canada ? Se faire accroire d'exister!"

Blogue du Conseil de la souveraineté !

Politicoblogue

Monsieur Larose, Monsieur Larose,
Tout ce que vous dites est vrai. Le problème c’est que vous n’avez pas encore compris pourquoi le Canada peut se permettre d’agir ainsi.
La réponse est pourtant simple.
La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.
Le PQ repousse encore les débats.
Vous et votre Conseil sur la souveraineté êtes plus préoccupés à prôner « des gestes de gouvernance », de nouveaux mots pour reprendre la théorie de l’étapisme si cher à Claude Morin.
Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées et présentes ?
Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?
Je viens de nommer la seule condition gagnante qui nous amènera à créer le pays du Québec.
Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).
Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté, cette dignité qui nous manquent tant, serait certainement suffisant pour raffermir la volonté des Québécois; leur attitude positive (enfin !) contaminera certainement les indécis.
Et tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (et grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il organise un référendum sur la création du pays du Québec.
À défaut, la fenêtre va s’ouvrir et pourquoi pas la porte aussi, mais encore une fois, à cause de votre obstination et de celle du PQ à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.
Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est rassis aussitôt. Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.
C’est ce que je veux éviter en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre à passer à l’action.
Je vous ai déjà envoyé les liens pour mon « Manifeste pour un Québec fier ! », mais je n’ai même pas reçu d’accusé de réception. Trop occupé à réfléchir sur les « gestes de gouvernance » ?
Je vous le répète, si vous pouvez consacrer 10′44” au Québec :
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc



Bonne journée !

Pourquoi vouloir ressusciter le R.I.N. ?

Parce qu'il faut faire bouger les choses, brasser la cage.

Un R.I.N. mouvement citoyen qui ne se transformera pas en parti politique, mais qui sera assez fort pour pousser le PQ dans le dos (pour être poli) ou tout autre parti au pouvoir lorsqu’une opportunité se présentera.

Pourquoi le R.I.N. ? Parce qu’outre les beaux mots prononcés à l’égard de Bourgault lors de son décès, je crois que c’est le plus grand hommage qu’on peut lui faire; la meilleure façon de le « venger » du sort que lui a réservé le PQ et (je sais que je ne me ferai pas d’amis) René Lévesque lui-même.

Le R.I.N. pour que la jeune génération sache qu’avant le PQ ce n’était pas le déluge.

Le R.I.N. en honneur aussi à tous ses militants, autant ceux qui sont décédés que ceux qui vivent encore. D’ailleurs, j’espère que tous les rinistes de la première heure joindront les rangs de ce nouveau R.I.N.

Vivement la création du pays du Québec !

7 mai 2009

Le Québec, enfin un pays (selon La Presse)

Dans son article d'aujourd'hui intitulé "Le Québec peut vite réduire sa dépendance au pétrole", la journaliste Hélène Baril écrit que "De tous les pays du monde, le Québec est celui qui pourrait réduire le plus rapidement sa dépendance au pétrole..."

Merci Madame Baril.

Bonne journée !

6 mai 2009

AVIS DE RECHERCHE !


Vous avez été vous-même un membre du R.I.N. ?

Vous connaissez quelqu'un qui l’a été ?

Veuillez communiquer avec moi, s’il vous plaît au
michel.laurence@gmail.com

Merci beaucoup.

3 mai 2009

Charest et l'éthique

Irréconciliable, incompatible, l’eau et le feu, l’huile et l’eau. Rien de plus à dire.


DERNIÈRE HEURE

On m’informe à l'instant que tout le monde a mal entendu.
Tous se sont trompés.
Il semblerait que l’intention de Charest est de créer un poste de « Commissaire étique ».


1 mai 2009

EN D'AUTRES MOTS

J’ai récemment affiché dans Internet mon « Manifeste pour un Québec fier ! »


La très grande majorité des commentaires sont plus que positifs; les encouragements à continuer pleuvent, je vous en remercie vraiment.


Certains commentaires cependant m’ont convaincu de clarifier ce qui, à mes yeux, était déjà clair. Allons-y !


Suis-je contre la notion de souveraineté ? Non. Je pense cependant que ce mot a été maltraité au Québec parce qu’il a longtemps été accolé au mot « association ». C’est pourquoi j’ai préféré utiliser le mot « indépendance ».


Suis-je contre les partis politiques ? Non, bien sûr. Je suis sans-parti. C’est un choix personnel. Les partis politiques sont nécessaires. Ce sont des outils et comme tous les outils, ils ne sont pas toujours adaptés à la situation.


Suis-je contre le Parti québécois ? Bien sûr que non. Je le critique. Je le provoque. Je dénonce ses erreurs, car il en a sûrement commis. Il existe depuis plus de 40 ans et le pays du Québec n’existe toujours pas. Le pire, c’est qu’il ne semble pas tirer les leçons des erreurs du passé et qu’il continue sur la même voie électoraliste, plus préoccupé de prendre le pouvoir que d’entretenir la flamme des Québécois qui veulent un pays.


Suis-je contre Québec solidaire ? Au contraire, je partage plusieurs éléments de son discours politique dont, évidemment, la nécessité de créer le pays du Québec. Je déplore cependant le fait qu’un deuxième parti prône aussi la souveraineté du Québec pour utiliser leur mot. Cette réalité ne fait objectivement que diviser le vote des souverainistes. Et c’est dommage.


Pourquoi faire renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale - R.I.N. » ? 

Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre. Nous avons été trop longtemps divisés; souverainistes, indépendantistes, autonomistes, fédéralistes et souverainistes indécis et les autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, qui, il faut bien l’admettre, fait tout pour perdre la confiance du peuple. Tout le monde reconnaît que le PQ est, en théorie, un parti de coalition censé regrouper tous ceux qui veulent un pays. Mais, force est de constater qu’il y a encore loin de cette coupe à ses lèvres.


Il est, selon moi, essentiel que nous nous rassemblions.


Je crois aussi qu’il faut cesser de vouloir convaincre sur la base d’un discours économique; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans.


Oublions les conditions gagnantes dont on nous abreuve depuis déjà trop longtemps. C’est un leurre.


Il n’y a, quant à moi, qu’une seule condition gagnante : que les Québécois de toutes origines soient fiers de ce qu’ils sont, fiers de ce que le Québec a su et sait encore faire, fiers et confiants en ce qu’ils pourront être et réaliser s’ils se donnent un pays.


La fierté, la confiance en soi, la dignité, voilà la seule vraie condition gagnante.


Et vous savez quoi ? Ça ne préoccupe aucun des partis politiques que j’ai nommés.


Voilà la principale raison pour ressusciter le R.I.N.


La meilleure et seule façon de convaincre les indécis, ce sera par l’exemple. Nous n’avons plus de temps à perdre à essayer de convaincre les fédéralistes. Nous formons déjà une majorité qui ne fera que s’accroître proportionnellement à notre degré de confiance, de fierté et de dignité.


C’est là mon seul but. Raviver puis entretenir la flamme de la fierté afin que, le moment venu, le peuple en marche réclame de son gouvernement, quel qu’il soit, la tenue d’un référendum sur la création du Québec.


Vive le Québec  et les Québécois !

13 avril 2009

Monsieur Charest, votre médaille de la Légion d’honneur, était-ce en échange de la direction de la Caisse de dépôt à Michael Sabia ?

J’ai écrit un texte sur la remise à Jean Charest de la médaille de la Légion d’honneur.


J’y mentionnais le fait qu’il ne la méritait en rien; j’ai donc essayé de comprendre ce que les trois acteurs impliqués dans cette tragi-comédie, Paul Desmarais, Nicholas Sarkozy et Jean Charest, pourraient bien nous cacher.


Puisque Charest n’a, à vie, rien dit ou fait qui peut justifier cette décision, restait à en trouver la véritable raison.


Il devenait évident que Charest avait dû promettre quelque chose à Desmarais en échange.


S’il s’était agi d’un troc Charest-Sarkozy, Desmarais ne se serait pas déplacé. Donc, Charest qui savait déjà qu’il quitterait son poste avant ou à la fin du présent mandat, a promis quelque chose à Desmarais afin de s’assurer de l’obtention de la Légion d’honneur. C’est qu’il est orgueilleux le petit.


On sait que Sarkozy ne peut rien refuser à Desmarais, car il lui doit sa carrière politique. Je croyais à ce moment-là, pour l’avoir entendu à la radio, que Charest avait promis une partie d’Hydro-Québec à Desmarais.


Ces derniers jours, j’ai refait mon équation avec deux nouveaux éléments : la nomination de Sabia imposée par le bureau de Charest, court-circuitant ainsi tout le processus mis en place, et la rencontre au sommet de Michael Sabia avec les vedettes du Québec inc. dans les bureaux de Power Corporation, le 3 avril dernier, à l’initiative d’André Desmarais (un des deux fils).


Est-ce que ça veut dire que Charest aurait promis à Desmarais, envers et contre tous, de placer Sabia à la direction de la Caisse de dépôt en échange de la Légion d’honneur ?


Pourquoi Desmarais voudrait-il Sabia à la tête de la CDP ?


Je ne sais pas, je pose la question.

26 février 2009

MANIFESTE POUR UN QUÉBEC FIER !


(Pour écouter la vidéo, il suffit de cliquer sur cette image ou sur celle de la colonne de droite.)


À ma femme,

À mon fils,

À ma famille,

Aux Québécois !




Il nous faut changer de vocabulaire

Les mots qu’on utilise sont finis, dépassés, périmés.

Il nous faut tout changer,

Jeter par-dessus bord

Ces mots qui nous ont fait du tort.

Ces mots euphémiques qu’on a élevés comme un brouillard

Sur notre intelligence des choses.

Ces mots antagoniques.

Il nous faut des mots qui nous définissent nous-mêmes,

Pour nous-mêmes, et non plus contre personne.

Il est de toute première importance d’oublier le mot « Souveraineté »

Parce qu’il est plein d’associations.

Finie l’insignifiance,

Il nous faut des mots chargés d’histoire,

Des mots signifiants,

Des mots qui disent les choses plutôt que de les taire

Des mots comme patrie, patriote, patriotisme, indépendance.

Les patriotes ne veulent qu’une chose,

Ils veulent avoir une patrie,

Une patrie pour eux et leurs enfants.

À vous tous qui m’écoutez,

Je vous dis :

Nous sommes des compatriotes,

Et notre Patrie, c’est le Québec.

Assez de contre, de malgré, de peut-être,

En réalité,

Depuis des années,

Nous ne nous battons pas contre les autres,

Nous nous battons contre nous-mêmes.

Il est plus que temps que nous nous battions pour nous-mêmes.

Parce que nous en valons la peine,

Parce que nous le méritons,

Parce que nous en sommes capables.

Je suis comme Léo, Léo Ferré.

Je suis « un immense provocateur ».

Je provoque à l’intelligence,

Au verbe qui dérange,

À la pensée multiple,

À la fibre patriotique,

Celle qui nous dit de nous doter d’un Pays.

Nous sommes un peuple trahi, écrasé;

On nous a appris à nous agenouiller,

On nous a demandé de tendre l’autre joue,

On a tenté de nous déposséder de notre territoire,

De notre langue, de notre Histoire,

On nous a asservis.

Rappelez-vous, l’Acte d’Amérique du Nord britannique,

Le Bas et le Haut-Canada,

Cette mystification

Qui ne visait qu’à nous assimiler.

On nous a répété durant des années

Que nous étions nés pour un petit pain,

On nous a traités de « porteurs d’eau », de « frogs ».

Puis, nous avons réagi.

Oui, Lucien, nous avons été lucides, plus que tu ne l’as jamais été.

Les patriotes ont fait preuve de la plus belle lucidité,

Mais eux, Lucien, ils ont aussi démontré

Un véritable courage politique.

Ils avaient compris l’importance de la patrie,

Ils ont donné leur vie pour elle,

Ils étaient courageux et fiers !

Ils avaient une confiance inébranlable dans le peuple québécois.

C’est pas de la lucidité ça, Lucien ?

Le peuple, lui, est lucide,

C’est la classe politique qui ne l’est pas.

Et puis, on nous a écrasés à nouveau.

Les enfants des Patriotes sont devenus « les nègres blancs d’Amérique ».

Et les négriers étaient légion.

Puis, une poignée de Québécois a commis l’irréparable,

Un acte que l’Histoire pourrait retenir comme une erreur,

Une immense erreur, une blessure;

Une plaie qui commence à peine à cicatriser.

Nous avons vu récemment quelques jeunes désoeuvrés,

Découragés, complètement aveuglés par leur impuissance,

Taguer les lettres de cette blessure

F - L- Q

Je le répète, c’était une erreur, une grave erreur.

Nous avons vu l’armée canadienne dans nos rues.

Pour nous protéger ?

Vraiment ?

Puis, nous avons développé une mentalité d’assiégés, de victimes.

Au même instant se produisait l’exceptionnel,

Un rassemblement,

Initié par des Québécois, lucides, eux aussi :

Le Rassemblement pour l’Indépendance Nationale.

Puis un homme,

Un grand homme,

Un tribun,

S’est levé.

Bourgault,

Pierre Bourgault.

Son verbe rassembleur, provocateur, allumait les consciences politiques

Dans le respect le plus grand de l’intelligence de ses compatriotes.

Faudra-t-il le ressusciter ?

Nous possédons énormément de ressources,

Nous sommes un peuple de bâtisseurs,

L’Hydro, le Métro, l’Expo 67, Les Olympiades de 1976,

Mais avions-nous vraiment besoin de Taillibert ou

Était-ce un autre manque de confiance et de fierté ?

Bombardier, Péladeau, Desjardins, Chagnon, Coutu.

Puis, tous les ouvriers qui ont construit le Québec,

Tous les agriculteurs qui nous nourrissent,

Tous les professeurs qui nous ont éduqués,

Tous ceux qui se donnent, chaque jour, pour nous faire grandir.

Nous sommes un peuple de créateurs,

Notre cirque, notre théâtre, notre danse, notre cinéma,

Nos chansons, notre musique, nos vaccins, notre hydro-électricité,

Nos découvertes pharmaceutiques, notre architecture, notre littérature,

Le Québec rayonne ici et à l’étranger.

Malgré cela, nous avons perdu notre fierté, notre confiance en nous.

Nous devons les reconquérir,

Redevenir conscients de ce que nous sommes,

Le porter, le transmettre avec fierté.

Monsieur Lévesque, le 15 novembre 1976, vous avez déclaré :

« On n’est pas un petit peuple, on est peut-être, quelque chose comme un grand peuple »,

Non, Monsieur Lévesque,

Nous ne sommes pas peut-être-quelque-chose-comme,

Nous sommes un grand peuple !

Il ne nous reste qu’à le réaliser.

Je ne fais pas de partisanerie politique,

Je suis sans-parti

Je suis libre.

Mon seul parti c’est mon parti-pris

Pour le Québec et la langue française.

Le Pays ne doit pas nécessairement être une affaire de parti.

Je suis pour le parti qui réalisera l’indépendance du Québec.

J’aurais voté pour Bourassa

Si, après avoir déclaré à l’Assemblée nationale le vendredi 22 juin 1990,

Au lendemain de l’échec des pourparlers du lac Meech,

« Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. »

S’il avait alors déclenché, main dans la main avec les autres partis,

Un référendum sur l’indépendance du Québec, j’aurais voté pour lui,

J’aurais voté oui.

Il ne l’a pas fait.

C’était trop grand pour lui.

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande

Pour un seul parti, quel qu’il soit.

Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,

Notre indépendance, c’est notre affaire.

Notre Québec, il sera social-démocrate

Ou il sera libéral

Ou il sera solidaire

Ou il sera vert

Ou il sera autonomiste.

Mais, avant tout, il doit ÊTRE.

Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.

Le référendum de 95, on nous l’a volé.

Il nous appartient de gagner le prochain.

Le Canada ?

Le Canada lui-même n’est pas souverain.

La Reine Élizabeth est sa souveraine.

Ce pays qui n’en est pas tout à fait un,

Est celui des Canadiens.

Nous, on le leur laisse.

Nous voulons notre Pays.

Oublions les scénarios catastrophes à la Chrétien qui nous prédisait

Une « piasse à Lévesque » à 75 cents,

Ou ceux qui ont organisé le « Coup de la Brink’s ».

Nous voulons un Québec fier,

Maître de son destin.

Un Québec qui continuera de reluire,

Un Québec qui agira comme pôle d’attraction.

Si le Nouveau-Brunswick a, un jour, décidé

De participer au Canada,

Il pourrait tout aussi bien décider de se joindre à nous.

Pourquoi l’Acadie qui a tant souffert

Ne pourrait-elle pas participer au Québec ?

Le Québec aura son siège à l’ONU,

Qui mieux que lui pourra alors dénoncer les conditions

Faites aux minorités francophones canadiennes ?

Nous pourrons négocier de Nation à Nation

Avec les Premières Nations du Québec.

Je vois les choses d’une autre façon.

Nous devons voir les choses d’une autre façon.

Si la foi peut déplacer des montagnes,

La fierté et la confiance en soi

Peuvent certainement nous donner notre Pays.

On dirait que quelqu’un nous a vaccinés contre la fierté.

Lors des fêtes reliées au 400e de Québec,

On a invité le Pape et la Reine Élizabeth.

Ils ne sont pas venus, tant mieux !

Nos vieilles habitudes ont vraiment la vie dure.

Il faut aussi nous débarrasser de nos vieilles habitudes.

René a transformé notre beau rêve en beau risque,

Résultat ?

Nous nous sommes retrouvés en plein cauchemar.

L’Histoire jugera,

Pas moi,

Je ne suis pas historien.

Moi j’appelle au rassemblement,

À la force du nombre.

La classe politique ne pourra résister au peuple.

Prenons notre avenir en mains.

Nous voulons un Pays ?

Donnons-nous un Pays.

Nous ne pouvons certainement pas ressusciter le soldat Bourgault.

Mais son outil qu’il a été forcé d’abandonner,

Son rassemblement qu’il a malheureusement transformé en parti politique,

Son rassemblement de Québécois lucides,

Son rassemblement de Québécois solidaires,

Son rassemblement de Québécois résolument déterminés,

Son rassemblement de Québécois indépendantistes,

Nous pouvons le ressusciter,

Le faire re-naître !

Nous ne pouvons pas refaire notre Histoire,

Mais nous pouvons décider de notre avenir.

Nous n’avons de permission à demander à personne.

Vive le « Rassemblement pour l’indépendance nationale ».


Michel Laurence

09 janvier 2009


Je vous informe que les commentaires seront modérés : tout propos offensant, raciste et toute attaque personnelle, impolitesse, etc. ne seront pas publiés.


Je vous demande de réagir dans le respect le plus grand de l’opinion des autres.


Tous sont les bienvenus : les indépendantistes, les fédéralistes, les autonomistes, les solidaires, les libéraux.

21 février 2009

Québec, une ville à conquérir !

Une grande partie de la vieille ville de Québec appartient au Canada.

Je tombe des nues. Je savais que le Canada nous avait volé le Labrador, en 1809, pour le remettre à Terre-Neuve, mais que jusqu’à 40 % de la vieille ville de Québec appartienne encore au Canada, c’est vraiment le comble.

«  L'ancien président de la Commission de la capitale nationale, Pierre Boucher, faisait remarquer mercredi dans nos pages qu'au cours du XXe siècle, «la présence du gouvernement du Canada à Québec a pris une proportion stupéfiante». Il estimait la part de propriété fédérale à 40 % du territoire de la ville fortifiée et de ses alentours, « au point où même une portion de la place de l'Assemblée nationale est localisée en terre fédérale ».

Le gouvernement Charest a formellement demandé à son vis-à-vis fédéral, en 2006, d'enfin devenir propriétaire de certains terrains qu'il lui loue devant le parlement à Québec.
 » Selon le journaliste du Devoir, Antoine Robitaille.

Le tout nous a été imposé en 1881. Nous sommes évidemment la seule province du Canada dans cette situation.

Le gouvernement Charest a demandé, en 2006, la restitution d’une partie seulement de ce territoire; celui qui jouxte l’Assemblée nationale. Leur demande est restée lettre morte. Et le reste ? À l’évidence, ils ne l’ont fait que pour des raisons administratives. Fierté nationale ? Exigence légitime de récupérer notre territoire ? Non. Ces sentiments leur sont aussi étrangers que les larmes le sont aux poissons. Quelle bande de mollassons.

Je ne fais pas de partisanerie politique.

Je me fous des partis politiques.

Il n’ y a pas que les libéraux, il y a aussi le Parti Québécois.

Ce dernier a pris le pouvoir, pour la première fois, en 1976, il y a un peu plus de 32 ans.

Nous ont-ils déjà parlé de cette « occupation », par le Canada, de la Capitale du Québec ? Non.

Pire.

Le savaient-ils ?

Dans un cas comme dans l’autre, cela les déshonore complètement.

Quelle indécence !

Certains se plaisent à répéter qu’on a les gouvernements qu’on mérite. Moi je dis qu’on n’a ni les partis politiques ni les gouvernements qu’on mérite.

Il serait peut-être temps qu’on se prenne en mains.

18 février 2009

La vérité et la démocratie !

Un des éléments essentiels à une société qui valorise la démocratie est la vérité.

Il faut donner l’heure juste si on veut vraiment que les électeurs puissent exercer leur libre choix.

Jean Charest, Monique Jérôme-Forget et tous les autres libéraux ont failli à cette règle. Ils l’ont transgressée consciemment, volontairement.

Ils ont volé la dernière élection, point à la ligne !

Desmarais était tellement heureux qu’il a appelé son laquais pour qu’il lui remette la Légion d’honneur.

Ils ont le culot de nous dire, sans rire, que tout s’est passé en janvier.

Premièrement, le laquais aurait dû lui remettre la Légion de la honte.

Deuxièmement, personne ne me convaincra que nous vivons en démocratie tant et aussi longtemps que la société n’aura pas le pouvoir de démettre un gouvernement qui lui ment aussi effrontément.

Par voie de conséquence, nous devons exiger la démission de ce gouvernement de la honte et du mensonge.

Leur définition de la démocratie ?

Cause toujours !


Tiens ! Tiens !

J'ai envoyé ce texte au blogue de l'édito dans Cyberpresse. Le texte a été publié, mais on a enlevé ce qui suit :

Desmarais était tellement heureux qu’il a appelé son laquais pour qu’il lui remette la Légion d’honneur.

Premièrement, le laquais aurait dû lui remettre la Légion de la honte.

À vous de tirer vos conclusions.

17 février 2009

Monsieur Rozon, bravo !

J'ai rarement été professionnellement d'accord avec monsieur Gilbert Rozon. Après avoir lu les articles sur son discours de la semaine dernière, je ne peux qu'applaudir. Et très fort. Enfin, quelqu'un qui voit les choses différemment.

Le béton, les lumières, les quartiers, les belles théories sur la culture qui n'intéressent que l'élite ou ceux qui aiment se percevoir comme tels, c'est bien, ça occupe.

Mais Gilbert Rozon, lui, nous invite à rêver Montréal, et à réaliser notre rêve. C'est positif, c'est différent, c'est concret, c'est, quant à moi, la seule solution pour Montréal. Je vote pour, pour et encore pour.

Il faudra évidemment bousculer nos vieilles habitudes, «brasser» nos dirigeants pour les sortir de leur torpeur et de leur manque d'imagination. Auront-ils l'humilité de le reconnaître et le goût d'agir? À défaut, il faudra nous en débarrasser comme il faut nous débarrasser de nos vieilles habitudes.

Bravo, Monsieur Rozon.

8 février 2009

1759

J’en ai plus qu’assez.

J’en peux plus.

Vous devez cesser.

N’en jetez plus,

La cour est pleine.

Lâchez-nous avec les Plaines.


Don't rub it in !


On a tellement de temps à rattraper

On a tellement d’Histoire à se raconter

On a tellement de rêves à réaliser

On a tellement besoin de s’organiser

On a tellement de compatriotes à mobiliser

On a tellement d’autres choses à s’occuper

Tes niaiseries, tes provocations

La reconnaissance de notre nation

Un véritable piège à con.

Tel est pris qui croyait prendre,

Le peuple québécois n’est pas à vendre.


Don't rub it in !


Nous, on en a soupé des Plaines

On ne veut pas les oublier,

Mais on veut surtout pas en entendre parler.

Une fois, ça suffit,

Et de la façon dont ça s’est passé,

Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.


Don't rub it in !


Commémorer la défaite des armées françaises en Amérique du Nord,

C’est ajouter l’insulte à l’injure,

C’est vouloir nous humilier,

Nous outrager,

Nous agonir.

Alors, je dis à tous ces ténors

Vous nous voyez comme des vaincus.

Erreur !

Nous sommes des battants,

Nous sommes des survivants !

1 février 2009

LA LÉGION D’HONNEUR À JEAN CHAREST

LA LÉGION D’HONNEUR À JEAN CHAREST


Sarkozy est pour le fédéralisme canadien.

On n’en a rien à cirer.

Desmarais a agi.


Sarkozy vient faire une saucette lors du Sommet de la Francophonie.

On n’en a rien à cirer.

Desmarais a agi.


Sarkozy a changé la formule de « Non-ingérence, mais non-indifférence »

Pour nous dire que « Le Canada est son ami, les Québécois sont ses frères ».

On choisit ses amis pas sa famille.

On n’en a rien à cirer de Sarkozy.

Les Français non plus.

Desmarais a agi.


Sarkozy remet la Légion d’honneur à Jean Charest.

Mais pourquoi ?

Qu’a-t-il fait ?

Qu’a-t-il dit ?

C’est un fédéraliste.

Ah ! Sarkozy aussi.

Charest est donc plus qu’un frère, il a été élevé au rang d’ami.

Ah bon ! Comme Desmarais.

Desmarais est plus qu’un ami pour Sarkozy.

Desmarais a encore agi.


J’espère que les Québécois pourront aussi, un jour, choisir leurs amis.

Il est fort probable qu’à ce moment-là, Sarkozy et Desmarais, on en n’aura rien à cirer.


  • J'ai envoyé ce texte au Président Sarkozy pour protester. Vous pouvez en faire autant en cliquant ici.

Qu’est-ce que Charest a promis à Desmarais pour obtenir cette faveur ?

Une partie d’Hydro-Québec ?


Pour visionner ma vidéo sur ce sujet.

30 janvier 2009

LES COMMENTAIRES FILTRÉS

Les commentaires filtrés - Publié dans la catégorie Général

Après consultation auprès du service juridique, la direction de Cyberpresse a décidé de bloquer la publication automatique des messages sur les blogues. Les blogueurs doivent désormais approuver tous les messages avant de les mettre en ligne. «Cette décision, nous dit-on, a pour but d’éviter les abus et les risques de poursuites.»

C’est vraiment dommage !

Les blogues de Cyberpresse sont, autant pour la consultation que pour la participation, à des lieues en avance sur ceux de Canoe.

J’aurais de beaucoup préféré que les modérateurs exigent et vérifient la véritable identité de chacun des intervenants et interdisent l’utilisation de pseudos; tous devraient signer de leur vrai nom.

On lirait moins d’insanités, les échanges seraient plus spontanés, surtout dans un blogue comme celui-ci où les participants aiment bien échanger entre eux. Ça ne fait que deux jours, et on a déjà perdu toute spontanéité.

Je crois que de prétendre que le but de cette mesure est de se protéger contre les poursuites est un faux-fuyant.

La Presse n’a qu’à afficher partout qu’elle se dissocie des propos tenus sur ses blogues et que les intervenants s’exposent à des poursuites, comme partout ailleurs dans la société, s’ils dérogent aux lois.

En résumé, ça s’appelle traiter sa clientèle en adulte.

La mesure pensée par La Presse s’appelle se tirer dans le pied.

En conséquence, je cesse immédiatement toute intervention dans les blogues de La Presse.

Je n’accepte pas, je n’ai jamais accepté et n’accepterai jamais la censure.

Je préfère que tous prennent leurs responSabilités, comme des adultes.

28 janvier 2009

Lock-out au Journal de Montréal

Ce matin, Patrick Lagacé a publié un billet sur son ami Martineau et a voulu adoucir la pilule en ajoutant à la liste Joseph Facal. 


Le titre de son billet : JdeM : les chroniqueurs qui restent (dont R. Martineau)


Il n’a pas, non plus, donné la liste des chroniqueurs qui refusent désormais d’écrire dans le Journal de Montréal. Enfin !


Grosso modo, Martineau et Facal utilisent le même faux-fuyant pour justifier leur position qui est de continuer à écrire dans le journal en dépit du lock-out : « Mon statut est celui de pigiste non syndiqué. Quebecor n'est pas mon employeur, mais mon client, et je ne suis pas un employé de Quebecor, mais un fournisseur de services à Quebecor. »


Patrick Lagacé refuse, jusqu’à maintenant, de publier ma réaction. Je ne suis pas certain, mais je crois même qu’il a changé son billet en retirant un élément auquel je m’attaque dans ma réaction (celui cité plus haut).


Hum ! Belle liberté d’expression ! Belle démocratie !


Voici donc ma réaction à son billet : (Elle vaut aussi pour Bernard Landry)


Monsieur Facal utilise le même faux-fuyant que monsieur Martineau.


Je lui dis la même chose qu’à monsieur Martineau.


Aucun pigiste n’est obligé d’accepter la clientèle de tous et chacun.


Exemple : Messieurs Facal et Martineau accepteraient-ils d’écrire une chronique politique ou d’humeur dans un journal ou un magazine fasciste, raciste, xénophobe, etc.?


Je ne crois pas. Enfin, j’espère que non.


Ce n’est pas parce qu’on fait le trottoir qu’on est obligé d’accepter la clientèle d’un sidatique.


Ah oui ! Monsieur Martineau ne répond jamais à ses courriels. Je peux en témoigner.


Michel Laurence


J'ai oublié de vous dire que j'ai envoyé un courriel à Patrick Lagacé à 11h26 ce matin.


Par honnêteté intellectuelle, je dois vous dire qu'il m'a répondu à 14h32, ce qui suit :


Le 09-01-28 à 14:32, Lagacé, Patrick a écrit :


1- Je n'ai pas modéré ce matin

2- Plusieurs commentaires sont flushés dans une journée, pas toujours pour les bonnes raisons, ça arrive, le procédé n'est pas scientifique

3- Votre commentaire me semble parfaitement publiable, n'hésitez pas à le renvoyer

4- Il n'y a pas de complot contre Michel Laurence

5- Fort des points 1, 2, 3 et 4, je vous laisse conclure ce que vous voulez

PL


Ma réponse 


Merci d'avoir répondu.


Je veux bien vous croire. J'ajoute pour vous informer que, depuis nos échanges liés à mon blogue, donc depuis longtemps, plus aucune des interventions de partipris n'ont été publiées dans votre blogue.


Partipris


Réponse de PL

M'avez aussi reproché des trucs qui étaient permis dans Le Robert et Le Larousse. M'avez aussi reproché des niaiseries, genre un infinitif tordu, comme s'il s'agissait d'un crime absolument odieux. Bref, vous m'avez cherché, je vous ai barré, ce blogue n'est pas le bureau d'un député : je peux vous foutre à la porte. C'est ce que j'ai fait. Si Michel Laurence ne sodomise pas des mouches, il pourra rester. Sinon, non.
PL

ET voilà ! Tout est dit !

CQFD

PP

29 décembre 2008

Que veux-tu pour ton anniversaire ?

- Que veux-tu pour ton anniversaire ?
- Rien. Achetez-moi rien.

C'est logique. Quoi acheter à celui qui a tout : des enfants adorables et qui s'en tirent tous relativement bien - de quoi alléger le cœur d'un père soucieux que personne ne soit dans la dèche; une femme attentive; une belle famille accueillante; l’accès à une roulotte sur le bord du lac Saint-François; de l’oxygène fabriqué expressément pour lui, destiné à son usage personnel et ce, 24 heures par jour; une infirmière dévouée qui vient le soigner au moins une fois par semaine, et plusieurs hôpitaux toujours prêts à l’accueillir en cas de pépin. Que demander de plus ? Rien, me direz-vous. C’est exactement ce qu’il m’a demandé lorsque je lui en ai parlé récemment.

« Rien, achetez-moi rien. »

Hum !

Rien ! Ce n’est pas rien. Où peut-on trouver cela ? Habituellement les magasins de tout acabit se vantent de tout avoir : « Nous avons tout pour la maison » ou « Ici, vous trouverez de tout ! » J’ai eu beau y penser et y penser, je ne me suis rappelé d’aucun magasin ayant comme slogan « Venez nous voir, nous avons rien ! » ou « Ici, vous trouverez rien ! ».

Internet ! Bien sûr, j’aurais dû y penser plus tôt.

Je mets donc Google à contribution dans l’espoir de trouver rien de moins qu’un magasin de rien. Si je n’inscris rien, j’obtiens rien comme réponse et on me ramène toujours l’écran de saisie où je dois absolument inscrire quelque chose même si ce que je veux c’est rien. Tant pis pour la contradiction, je me résous donc à inscrire quatre petites lettres de rien du tout dont le tout représente moins que chacune des lettres qui le compose, car un "r" c’est quand même quelque chose alors que si vous le collez à un "i" puis à un "e" puis à un "n", on obtient "r-i-e-n". J’inscris donc rien et je réalise rapidement que c’est quand même quelque chose puisque en à peine 0,19 secondes, Google me donne 65, 300, 000 réponses.

La première de ces 65, 300, 000 réponses retiendra toute mon attention; tant pis pour les 65, 299, 999 autres réponses.

Un lien vers les plus belles citations du monde sur rien : une collection unique de 80, 000 citations et proverbes issues de 150 pays.

La deuxième citation est de Raymond Devos, un esprit qui nous a laissé beaucoup et qui nous étonnera encore des années après sa mort, ce n’est pas rien. Voici donc la citation : "Rien, ce n'est pas rien ! La preuve, c'est que l'on peut le soustraire. Exemple : rien moins rien = moins que rien !"

Voici d’autres mots d’esprit de Raymond Devos :

"Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher."

Ou

"Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose."

Alain Robbe-Grillet a écrit : "Rien c'est n'importe quoi mais ce n'est pas rien pour autant."

Jacques Folch-Ribas dans Le greffon : "Qui suis-je ? Rien. Personne n'est rien, tout seul. Il faut les autres."

Pas mal non plus.

La troisième réponse : vous l’aurez peut-être deviné, il y a un lien vers un site dont l’adresse est : http://www.rien.com/. Que se passe-t-il lorsque l’on va sur ce site ? Que contient-il ? Rien. Une page blanche. Mais une page blanche c’est déjà quelque chose et c’est plein de potentiel. Pas facile de faire de l’humour.

J’ai aussi trouvé le site du Parti de rien du Québec (PDRQ) qui souhaite l’avènement de l’Internationale rienniste; il existe aussi un Parti de rien en Espagne, en Belgique et en France. Trêve de digression …

Tout cela est bien intéressant, comme quoi même rien nous amuse, mais je n’ai toujours pas trouvé de solution à mon problème. Ma recherche m’amena à entretenir des dialogues bizarres avec les personnes que je rencontrais.

- Quel est ton problème ? me demanda-t-il.
- Rien. Je ne réussis pas à trouver rien.
- Tu n’as donc pas de problème.

Pas facile la communication. Avec un autre à qui je demande ce qu’il a, il me répond :

- Rien.
- Bon enfin ! J’ai trouvé.
- Quoi ?
- Rien. Veux-tu me le donner, c’est justement de ça dont j’ai besoin.
- Te donner quoi ?
- Rien. C’est ce que mon père veut pour son 85e anniversaire de naissance.

Il est parti sans m’adresser la parole en me regardant d’un drôle d’air. Me revoilà Gros-Jean comme devant.

- Pardon monsieur ! Ça vaut combien une inversion ?
- Une inversion ?
- Oui.
- Rien. Ça ne vaut rien.

Voilà, j’ai trouvé. Puisque ça ne vaut rien, voilà mon cadeau pour ton 85e anniversaire : une inversion.

À ceux qui dans des moments de découragement affirment que la-vie-ne-vaut-rien, j’oppose les mêmes mots, mais dans un ordre différent, rien-ne-vaut-la-vie !

Longue vie à toi !

Note : J'ai rédigé ce texte le 19 août 2006 pour le 85e anniversaire de mon père. Il a tellement ri en le lisant. J'espère que vous avez au moins souri. Mon père est décédé le 7 janvier 2007.

26 décembre 2008

Les résultats des élèves en français continuent de se détériorer.

(Québec) Au primaire, les résultats des élèves en français continuent de se détériorer, confirmant la tendance observée depuis la mise en place de la réforme en 2000.

« Le taux de réussite des élèves de sixième année à l'épreuve d'écriture a encore chuté entre 2005 et 2006, passant de 83 % à 81 %. En 2000, ils étaient pourtant 90 % à réussir cet examen. »

(pour lire l'article du Soleil)

Bravo !

Bravo, à toutes les réformes, à tous les réformistes, à tous les plénipotentiaires du Ministère. Vous avez bien fait votre travail. Il fallait absolument tout changer. Tout était trop difficile. Il fallait faciliter les choses. Vous vouliez justifier votre emploi, vous aviez dangereusement soif de pouvoir. Vous auriez décidé que nous serions la dernière génération à posséder notre langue que vous n’auriez pas procédé autrement.

Vous avez presque réussi. Heureusement qu'il y a encore certains parents qui veillent au grain et à l'éducation de leurs enfants.

Bravo le Ministère ! Vous avez fait la même chose avec notre histoire.

Petit concours pour le gagnant duquel il n’y aura rien d’autre à gagner que la gloire !

« Comment appelle-t-on quelqu’un ou un organisme qui dépossède sciemment un peuple de sa langue et de son histoire ? »

D’ici à ce que nous prenions les choses en mains, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2009 ! Et surtout, la santé !

Il en faudra pour faire changer les choses.

24 décembre 2008

MAGIE BLANCHE

« Imagine », comme dirait John Lennon.

Imaginez si les 15 à 20 centimètres de neige que le Québec va recevoir aujourd’hui nous apportaient la faculté de garder les yeux grands ouverts fixés droit devant nous, la capacité de contempler l’avenir sans se laisser envahir par la peur, mais plutôt par une soudaine confiance en soi individuelle et collective.

Imaginez si tout aussi soudainement, on se souvenait enfin de notre Histoire, de toute notre Histoire.

Imaginez si au lieu de critiquer et de mettre des bâtons dans les roues de nos élites, les vraies pas les prétendues; non, nos vraies élites intellectuelles, philosophiques, politiques (hum, il doit bien y en avoir une ou deux qui en vaillent la peine), nos élites ouvrières et professionnelles, économiques, artistiques, si au lieu de toujours vouloir les rabaisser on les encourageait, on les aidait à devenir encore plus grands en grandissant nous-mêmes.

Imaginez que toute cette blanche neige nous apporte une bonne connaissance à l’oral comme à l’écrit de notre langue, le français.

Imaginez que tous ces centimètres de neige se transforment en fierté.

Imaginez qu'un Québécois soit tout simplement défini comme quelqu'un qui est fier de vivre au Québec.

Imaginez si tous les Québécois, grâce à cette neige, devenaient fiers de leur Histoire, de leur langue commune, de leurs grandes réalisations; qu’à compter de demain nous soyons tous debout, courageux, francophones et fiers. Imaginez !

Alors là, cette neige aura été le plus beau spectacle de magie blanche à n’avoir jamais eu lieu.

J’aime la magie blanche.

Ah ! Si j’étais magicien !

Pour voir et écouter la vidéo sur YouTube.

Message à Jean Charest

Message à Jean Charest

L’économie d’abord ? Mon oeil !


Charest, Charest, pourquoi nous as-tu abandonnés ?
C’n’était pas l’temps de provoquer des élections.
Toutes ces belles promesses que tu nous fais maintenant
T’aurais pu commencer à les réaliser
Travailler d’arrache-pied et mériter notre admiration
Mais non, c’est la crise et c’que tu fais est inconvenant.

L’économie d’abord ? Mon oeil

L’industrie forestière est déprimée
Tu as saccagé nos fromagers
La 30
Le CHUM
Le désastre de l’UQAM,
Le monde hospitalier qui se meurt
L’éducation qui se raréfie
Le réseau routier digne du Tiers-Monde
L’enseignement du français, parlons-en
Au son, qu’ils apprennent nos enfants
Tu n’enseignes plus l’Histoire
Tu as oublié le « Je me souviens » ?
Les contrats en Chine ? Ce n’était pas important.

Charest, Charest, pourquoi nous as-tu abandonnés ?
C’n’était pas l’temps de provoquer des élections.
Toutes ces belles promesses que tu nous fais maintenant
T’aurais pu commencer à les réaliser
Travailler d’arrache-pied et mériter notre admiration
Mais non, c’est la crise et c’que tu fais est inconvenant.

L’économie d’abord ? Mon oeil

C’était plus important d’être réélu
Et de garder ta job encore 4 ans
Nous, nos jobs, nos écoles, nos hôpitaux ?
Tu n’as rien fait, tu n’as rien résolu
Tu dépenses pour des milliers d’écriteaux
Et tu voudrais qu’on soit encore confiant ?


Charest, Charest, pourquoi nous as-tu abandonnés ?
C’n’était pas l’temps de provoquer des élections.
Toutes ces belles promesses que tu nous fais maintenant
T’aurais pu commencer à les réaliser
Travailler d’arrache-pied et mériter notre admiration
Mais non, c’est la crise et c’que tu fais est inconvenant.

L’économie d’abord ? Mon œil

Et si nous on te retournait chez toi ?
Oui, nous allons voter, mais pas pour toi.
Québécois, tu n’as pas besoin de zéros
Québécois, à qui donneras-tu le pouvoir ?
Ça c’est ton choix,
Ça c’est mon choix,
Ça c’est notre choix.
Mais sûrement pas aux libéraux.

Charest, Charest, pourquoi nous as-tu abandonnés ?
C’n’était pas l’temps de provoquer des élections.
Toutes ces belles promesses que tu nous fais maintenant
T’aurais pu commencer à les réaliser
Travailler d’arrache-pied et mériter notre admiration
Mais non, c’est la crise et c’que tu fais est inconvenant.

L’économie d’abord ? Mon œil

La fierté d'être Québécois

La notion de souveraineté a été apportée par René Lévesque il y a déjà 40 ans. Je vous laisse constater par vous-même où cela nous a menés. C’est ce qui arrive quand on ne fait pas confiance au peuple que l’on dit aimer. C’est ce qui arrive quand on accepte de transformer un beau rêve en beau risque. À moins que le Québec réagisse émotivement à des attaques provenant de Harper et ROC, je ne crois vraiment pas qu’un jour le PQ nous amène à la souveraineté si nous n'agissons pas.

Cependant, si nous faisons confiance au peuple, si nous le traitons en adulte et non pas en enfant, si nous lui enseignons une belle langue qui s’appelle le français, si nous lui enseignons sa vraie histoire, si nous lui inculquons la fierté d’être ce qu’il est, de ses victoires, de ses réalisations, de ce qu’il pourrait être, alors et alors seulement nous pourrons décider de notre indépendance au sens politique du terme.

Vive les Québécois : ils sont ce qu’ils sont, rien de plus et surtout rien de moins !

Vive notre belle langue : lançons-nous le défi de bien la parler et de bien l’enseigner.

Vive notre histoire qui nous a ainsi façonnés.

Soyons fiers de ce que nous sommes, de notre langue et de notre histoire !

C’est cette fierté qui nous donnera le courage de décider de notre indépendance et de léguer à nos enfants un pays !

Un pays ouvert sur le monde, un pays accueillant, un pays responsable, un pays où nous pourrons décider nous-mêmes de ce qui est bon pour nous, pour la nature, pour nos enfants; un pays où tous les habitants qui le désirent pourront apprendre autant de langues qu’ils le souhaiteront, à la seule et unique condition qu’ils maîtrisent d’abord la langue officielle, le français. Un pays qui saura tisser des liens avec les nations voisines. Un pays dont les ferments seront la justice, l’équité et la fraternité.

Vive les indépendantistes !

Vive l’indépendance !

Changement de cap!

C’est décidé. Je mets fin à ce blogue !

Enfin, je change de cap.

Pourquoi ?

Je n’aime pas ceux qui « s’écoutent » écrire. Si vous saviez les commentaires imbéciles que j’ai pu recevoir. J’en ai publié quelques-uns, mais la majorité a été archivée. Je voulais vous éviter ça. Ceux qui aiment débattre inutilement, les « scientifiques » de la langue, toujours prêts à tout pardonner au risque de friser la loufoquerie. Telle expression apparaît des milliers de fois dans Google ? C’est bon. C’est la langue en évolution. Ils doivent évidemment justifier leurs émoluments d’enseignant, de conférencier, de grammairien, de linguiste, d’écrivain, de pamphlétaire, de journalistes. À les lire, je comprends tout à fait pourquoi certains abandonnent leur quête d’amélioration. C’est vraiment n’importe quoi.

Dommage !

Je n’aime pas la facilité. Je n’aime pas ceux qui se complaisent à parler comme ils marchent : ces petits politiciens, ces hommes et femmes d’affaires qui ont réussi, certes, mais qui n’ont même pas l’humilité de reconnaître qu’ils ne connaissent rien à leur langue et qui sont trop avare pour embaucher des scripteurs qui la maîtrisent. Et dire que ces politiciens presque analphabètes nous représentent à l’étranger, ça me rend malade.

Je n’aime pas le manque de professionnalisme de plusieurs journalistes qui ne sont même pas foutus de respecter l’outil avec lequel ils gagnent leur vie, leur langue, le français. C’est à qui utiliserait le plus d’anglicismes dans l’article le plus court.

Cela fera plus d’un an que j’ai créé ce blogue. J’ai certes de fidèles lecteurs. Les commentaires positifs sont de beaucoup plus nombreux que les éructations des « groupies » de certains chroniqueurs soi-disant journalistes ou des autres élucubrations dont j’ai parlé au premier paragraphe.

C’est dommage. Je croyais que l’angle que j’avais trouvé pour traiter des fautes commises allait rendre le blogue plus populaire, donc plus efficace. Je me suis trompé. Et vous, ne vous y trompez pas : mon premier but n’a jamais été d’être populaire, je suis toujours demeuré anonyme; je voulais que le blogue, lui, soit populaire. Je croyais faire un geste qui ferait évoluer les choses.

En fait, il en va du souci de bien s’exprimer comme du reste, on s’en fiche !

Je ne vais pas tout de suite effacer ce blogue; il y a quand même plus de 400 billets. Non. Je vais le laisser voguer à la dérive dans le cyberespace, comme un monument dénonçant l’incompétence, la facilité, le manque de rigueur, l’absence de conscience professionnelle de nos élites qu’ils sévissent dans le domaine journalistique, politique, des affaires, de la publicité, etc.

J’ai toujours mon parti pris pour le respect de notre langue, mais quand un peuple n’est pas fier de ce qu’il est, quand un peuple n’exige pas le respect de sa différence et ne se respecte pas lui-même, comment peut-on penser qu’il respectera sa langue.

J’ai au moins un autre parti pris; celui-là, pour l’intelligence ! C'est pourquoi qu’on m’ait traité de « Maîtresse d’école », d’« Aubergine de la langue » ou de « Schtroumpf à lunettes [qui] a un fétiche pour la prose des autres » m’a toujours laissé indifférent. Cette attitude en dit beaucoup plus long sur son auteur que sur moi.

PARTIPRIS

18 mai 2008

Message à tous mes lecteurs !

Je prends quelques jours de pause !

14 mai 2008

HARVEY'S

HARVEY'S

Un autre courriel de L.P.G.


Une campagne de recrutement dont les affiches se trouvent un peu partout dans les restaurants Harvey's du Québec.


Pour attirer des jeunes à la recherche d'un emploi d'été, c'est à croire qu'il vaut mieux « parler jeune », ce qui équivaudrait à faire des fautes à la pelle, comme un
élève du secondaire ?

  • « Un emploi personnalisé, c'est ici que ça ce vie ! » - « Un emploi personnalisé, c'est ici que ça se vit ! »
  • « Conçoit-le à ton goût. » - « Conçois-le à ton goût. »
Tous les textes sont un calque maladroit de l'anglais au français. C'est pas cool, ça.

J'ai aussi trouvé :
  • « Cliqué ici » - « Cliquer ici » ou « Cliquez ici »
Merci L.P.G.

LA PRESSE - CYBERPRESSE - VIOLAINE BALLIVY

Violaine Ballivy - Vitamine D: Santé Canada révisera sa position
12 mai 2008


Un lecteur m'a fait parvenir le courriel suivant :

Plusieurs phrases boiteuses nuisent à la compréhension de ce texte (voir plus bas) sur les effets de la vitamine D.

  1. « Santé Canada ne dirigera les travaux de recherche… » - « Santé Canada ne dirigera pas les travaux de recherche… »
  2. « La Société encourage déjà depuis un an les personnes qui ont la peau foncée, âgées ou qui sortent peu à prendre quotidiennement des suppléments de 1000 UI de vitamine D. »

    Il faudrait ici remanier la phrase d'une façon ou d'une autre…

    « La Société encourage déjà depuis un an les personnes âgées, celles qui ont la peau foncée ou qui sortent peu à prendre quotidiennement des suppléments de 1000 UI de vitamine D. »
  3. « La prise de vitamine D est le seul complément recommandé par la Société canadienne du cancer. » - « La vitamine D est le seul complément recommandé par la Société canadienne du cancer. »
Merci L. P. G.

De plus, en lisant le texte, j'ai trouvé cette faute :
  • « …de souffrir d'une maladie cardiaque ou de sclérose en plaque. » - « …de souffrir d'une maladie cardiaque ou de sclérose en plaques. »

12 mai 2008

JOURNAL DE MONTRÉAL - CANOË.CA - RICHARD MARTINEAU

Richard Martineau - Le vrai crime de Maxime Bernier

  • « …et des cheveux aux épaules pognés dans le spray net. » - « …et des cheveux aux épaules pognés dans la laque ou dans le fixatif. »
Antidote - L’expression spray net doit être remplacée par laque ou fixatif, car elle constitue un anglicisme.
  • « Premièrement, il a montré à quel point ce monde est straight… » - « Premièrement, il a montré à quel point ce monde est strict ou conformiste… »
OQLF - Straight
L’emprunt intégral à l’anglais
straight est employé au Québec de différentes façons, notamment pour qualifier une personne au style conformiste ou classique, ou encore une personne ordinaire, honnête. Le français dispose de nombreux adjectifs pour exprimer les diverses nuances de sens associées à straight, un emprunt inutile qu’il convient de remplacer par des mots tels que : conventionnel, conformiste, sérieux, traditionnel, classique ou encore honnête, strict, loyal, juste, franc, droit, correct, normal, ordinaire, etc.

On emploie aussi parfois le mot
straight en parlant d’une personne qui ne se drogue pas, qui ne boit qu’avec modération, qui ne s’adonne pas à des activités criminelles ou encore, dans un autre contexte, en parlant d’une personne hétérosexuelle. Là encore, plusieurs locutions ou termes français de sens équivalents sont préférables à cet emprunt : sobre, qui ne se drogue pas, non-usager de la drogue, rangé, non criminel, réglo (familier), propre (familier), hétérosexuel, hétéro (familier).

LA PRESSE - CYBERPRESSE - PATRICK LAGACÉ

Patrick Lagacé - Kick the ball, Tom

Le meilleur moyen d'apprendre l'anglais ou toute autre langue est certainement l'immersion totale. Mais il faut, surtout quand on gagne sa vie avec le français, être très prudent sinon on utilise des anglicismes sans même le réaliser.

  • « Mais sa mère s'objecte mystérieusement à l'idée, avec une vigueur surprenante. » - « Mais sa mère s'oppose mystérieusement à l'idée, avec une vigueur surprenante. »
Antidote - S’objecter est un anglicisme qui doit être remplacé par s’opposer à… ou se prononcer contre…. Objecter, en français, ne s’emploie pas à la forme pronominale.

OQLF
- Objecter
Le verbe objecter signifie « réfuter une opinion, une affirmation à l'aide d'un argument contraire » ou « donner pour raison afin de repousser un projet, une demande, prétexter » et se construit avec un complément d'objet direct.

Exemples :

- Il refusa mon projet,
objectant que les risques d'échec étaient trop importants.
- Elle
objecta un malaise pour ne pas se présenter à l'examen.

La forme pronominale
s'objecter, courante au Québec, est sans doute attribuable à l'influence du verbe anglais to object, qui rend à la fois l'idée de « objecter quelque chose » et celle de « s'opposer à quelque chose ». Le recours à la forme réfléchie s'objecter pour exprimer ce dernier sens s'explique peut-être par l'attraction formelle avec le verbe s'opposer, avec lequel objecter partage une partie de son sens. Des verbes comme s'opposer à, être contre, se prononcer ou s'élever contre, ou encore protester peuvent être substitués à s'objecter selon le contexte.

Exemples :

- Les manifestants s'opposent à la guerre contre l'Irak. (plutôt que s'objectent)
- Les écologistes se sont élevés contre le projet d'expansion de la multinationale. (plutôt que se sont objectés)
- Le juge
s’est opposé à la remise en liberté du prévenu. (plutôt que s’est objecté)

11 mai 2008

98,5 FM - Corus

Les tables tournantes ? Une émission où l’on traite de spiritisme ?

Non. Une émission musicale dont le titre n’a fait l’objet d’aucune vérification linguistique.


Étonnant de la part de Corus qui, habituellement, autant en ondes que dans son site Internet veille à conserver une qualité certaine de la langue.

C’est vraiment curieux, surtout quand on sait que l’animateur, monsieur Sylvain Ménard, a le souci de bien s’exprimer et d’éviter les anglicismes.

  • « Les tables tournantes » - « Le tourne-disques » ou « Le tourne-disque » ou « La platine » ou « Les platines »
Antidote - En français, table tournante signifie « table animée d’un mouvement attribué aux esprits ». Ce n’est qu’en anglais qu’il signifie « tourne-disque » ou « platine de tourne-disque ».

9 mai 2008

LA PRESSE - CYBERPRESSE - JOËL DENIS BELLAVANCE

Joël-Denis Bellavance - Les conservateurs font bloc derrière Maxime Bernier

Je ne souligne habituellement pas les coquilles. Mais un lecteur m’a fait parvenir celle-ci que j’ai trouvée bien savoureuse.

Dire que le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a affirmé à tous ceux qui voulaient l'entendre que Julie Couillard était son ex-amie.

Alors, dites-moi, à qui a-t-il fait l'honneur d'une tétée ?


En bas de vignette (probablement une autre erreur du chef de pupitre) :

  • « Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a tété au centre d'une période de questions particulièrement houleuse, hier au Parlement. » - « Le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a été au centre d'une période de questions particulièrement houleuse, hier au Parlement. »
Merci à M-A T

8 mai 2008

LA PRESSE - CYBERPRESSE - RICHARD HÉTU

Richard Hétu - Obama s'approche de l'investiture démocrate

Bonjour PP,


Voici une manchette qui m'a fait sursauter :
Obama s'approche de l'investiture
démocrate

Définition de investiture dans Termium : Acte par lequel un parti politique désigne officiellement un candidat à une élection.
Définition de investiture dans le GDT (c'est un peu trop restreint, mais cette définition abonde dans le même sens) : Acte par lequel un parti politique désigne officiellement un candidat ou une candidate qui le représentera dans une circonscription électorale lors d'une élection.

Dans les deux cas,
investiture désigne un acte. Obama est peut-être sur le point de remporter la course à l'investiture, mais il ne s'approche pas de l'investiture (ou alors, au sens temporel, mais le temps s'écoulant pour tout le monde, nous nous approchons tous de cette investiture).

Pour éviter cette utilisation maladroite et abusive du terme
investiture, on aurait pu écrire quelque chose comme : Obama sur le point de remporter l'investiture des Démocrates ou encore Obama remporte une autre étape de la course à l'investiture des Démocrates , ou je ne sais quoi de plus heureux. (J'imagine, peut-être un peu naïvement, qu'un journaliste chevronné pourrait facilement trouver un titre accrocheur qui n'écorche pas le bon français.)

Merci beaucoup Pavel.


Je partage entièrement votre point de vue, mais je m'empresse de souligner que, contrairement à d'autres, monsieur Richard Hétu ne commet pas beaucoup d'erreurs. J'ajoute qu'il arrive fréquemment que le chef de pupitre décide du titre d’un article; il est donc possible que monsieur Hétu ne soit pas responsable de cette erreur; il ne reprend d’ailleurs pas cette expression dans son article.

6 mai 2008

LA FONDATION DE L’ENTREPRENEURSHIP - CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES

La Fondation de l'entrepreneurship - Franchement !

Pourquoi pas LA FONDATION DE L’ENTREPRENEURIAT ?


Et, comme pour en ajouter, la Fondation de l’entrepreneurship est partenaire du Centre de la francophonie des Amériques. Il me semble que ce nouveau Centre devrait au moins exiger de ses partenaires qu'ils aient un nom français.


OQLF - entrepreneuriat
n. m. (terme recommandé par l’Office québécois de la langue française)
- English : entrepreneurship


Définition : Fonction d'une personne qui mobilise et gère des ressources humaines et matérielles pour créer, développer et implanter des entreprises.
Note(s) : Selon Thierry Verstraete (dans l'ouvrage Histoire d'Entreprendre - les réalités de l'entrepreneuriat, éd. EMS), l'entrepreneuriat est un phénomène combinant un individu et une organisation. L'un se définit par rapport à l'autre et vice versa. Ainsi, le terme entrepreneuriat décrit une relation symbiotique entre un entrepreneur et une organisation : l'entrepreneur agit, structure et engage son environnement à des fins socio-économiques. Son action induit du changement et conduit à une modification partielle d'un ordre existant. L'entrepreneur construit son ordre. Celui-ci ne lui est profitable (pas seulement économiquement) que si l'ordre socio-économique dans lequel il s'insère y trouve également un intérêt et en tire de la valeur. Le terme entrepreneuriat est parfois utilisé, dans les revues spécialisées, pour désigner la notion de « création d'entreprises ». De fait, l'entrepreneuriat résulte de plusieurs facteurs plus ou moins complémentaires, l'esprit d'entreprise, la création d'entreprise et l'action d'entreprendre ou de conduire une entreprise en étant entrepreneur. La création d'entreprise est l'acte fondateur de l'entrepreneuriat.

Prendre garde à la graphie du terme qui dérive d'entrepreneur. Les graphies entreprenariat, entrepreunariat ne conviennent pas, contrairement à secrétariat qui dérive de secrétaire.
Pour désigner le champ d'étude, on peut utiliser l'expression étude d'entrepreneuriat. On trouve également plusieurs termes apparentés dont programme d'entrepreneuriat et professeur d'entrepreneuriat.

La
CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN fait preuve de la même insouciance.

LCN

LCN

Bravo LCN ! UN embarcation ! Dans le titre en plus !


Merci à Benoit St-Jean


L'erreur a, depuis, été corrigée.

BENOÎT PELLETIER - JEAN-LOUIS ROY - CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES

Communiqué de presse - LE MINISTRE PELLETIER ET M. JEAN-LOUIS ROY DONNENT LE COUP D'ENVOI AU CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES
5 mai 2008

  • « …ou à un organisme y possédant sa principale place d'affaires de devenir membres de l'organisme. » - « …ou à un organisme y possédant son siège social d'en devenir membres. »
Pourquoi répéter deux fois le mot organisme dans une si courte phrase alors qu'un pronom est assis sur le banc et attend d'être appelé au jeu ?

Plus grave : comment peut-on être négligent au point d'utiliser un anglicisme dans un communiqué annonçant le coup d'envoi d'un Centre de la francophonie ?


OQLF -
Place d'affaires
Le terme place d'affaires est un calque de l'anglais business place, que l'on doit remplacer par bureau, établissement ou maison de commerce; il s'agit d'un établissement d'une société où sont concentrées les activités commerciales, juridiques, administratives et de direction.

De même, au lieu de parler de la « principale place d'affaires » d'une société, on emploiera les termes siège ou siège social.

4 mai 2008

NEWS FRANCE

News France - Céline Dion recevra la légion d'honneur le 22 mai !

Bien sûr ! Le nom du site : News France. Pourquoi ? Une mode, bien sûr. Regrettable.
Pour avoir plus de crédibilité ?
En journalisme, la crédibilité repose sur la véracité, le bien-fondé, la justesse du travail journalistique. Si, pour eux, News donne plus de crédibilité, ils viennent d'entacher la leur en écrivant :

  • « À noter que le Premier Ministre Canadien Jean Charest pourrait être présent lors de la cérémonie, mais cette info reste à confirmer. » - « À noter que le premier ministre du Québec Jean Charest pourrait être présent lors de la cérémonie, mais cette info reste à confirmer. »
D'abord les majuscules injustifiées, puis l'information elle-même.

À moins que Jean Charest nous prépare une autre surprise.

LA PRESSE - CYBERPRESSE - MICHEL BLANCHARD

Michel Blanchard - Aucune excuse

  • « Eux qui ont terminé la saison sixièmes et mérité une place en séries par la peau des dents. » - « Eux qui ont terminé la saison sixièmes et mérité de justesse une place en séries. »
Antidote - L’expression par la peau des dents doit être remplacée par de justesse ou l’avoir échappé belle, car elle constitue un calque (traduction littérale) de l’anglais.

Le français au micro -
Par la peau des dents
L’expression pittoresque « par la peau des dents » est calquée sur l’anglais. En français, on peut généralement remplacer l’anglicisme par la locution de justesse. Aussi, au lieu de dire qu’on a échappé à un malheur « par la peau des dents », on dira simplement qu’on l'a échappé belle.

Plus loin dans le texte, on trouve une expression bien française chère à Patrick Lagacé, son collègue : « Come on. »

Monsieur Blanchard ou son sbire ont d’abord publié puis enlevé le commentaire à son article que je lui adressé à ce sujet.

2 mai 2008

ARGENT - CANÖE - PIERRE KARL PÉLADEAU

Lock out au Journal de Québec - Réponse de Pierre Karl Péladeau
29 AVRIL 2008

  • « Nous ne pouvons plus accepter des dédoublements de tâche pour maintenir le membership syndical et nous ne pouvons plus nous permettre des extravagances… » - « Nous ne pouvons plus accepter des dédoublements de tâche pour maintenir l'effectif syndical et nous ne pouvons plus nous payer des extravagances… »
Antidote - L’expression membership doit être remplacée par effectif, nombre de membres, membres, adhérents, car elle constitue un anglicisme. Ne plus pouvoir est un pléonasme.
  • « …car nous devons centraliser certains services comme celui des annonces classées. » - « …car nous devons centraliser certains services comme celui des petites annonces. »
Antidote - L’expression annonce classée doit être remplacée par petite annonce, car elle constitue un anglicisme.
  • « Sachez Monsieur le ministre que nous souhaitons vivement… » - « Sachez, Monsieur le Ministre, que nous souhaitons vivement… »
Antidote - La casse de Ministre doit correspondre avec celle de Monsieur.

CANOË - JOURNAL DE MONTRÉAL - BENOÎT AUBIN

Un autre lecteur, traducteur de profession, m'informe de ce qui suit. Comme il le dit si bien, les anglicismes sont décidément très sournois.

Suit ensuite, un encouragement qui s'ajoute aux autres que je reçois régulièrement : « Continuez votre travail (contre vents et marées). » (Il préfère garder l'anonymat.)


Benoît Aubin -
La dictature de la vertu

  • « Je ne suis pas confortable avec ça. » - « Je ne suis pas à l'aise avec ça. »
OQLF - Confortable En français, confortable qualifie des choses, que celles-ci soient concrètes ou abstraites, et non des personnes. C'est sous l'influence de l'anglais comfortable que l'adjectif confortable en est venu à se dire de personnes. Cet usage est toutefois à éviter.

Monsieur Aubin semble aimer particulièrement l'expression « ...suggère que... » qu'il utilise régulièrement. Malheureusement, il commet alors un adultère linguistique.

Benoit Aubin - Le cercle vertueux du Bloc
  • « L'expérience indépendantiste, qui dure depuis les années 1970, suggère que les souverainistes ne sont pas capables d'atteindre leur objectif tout seuls. » - « L'expérience indépendantiste, qui dure depuis les années 1970, donne à penser que les souverainistes ne sont pas capables d'atteindre leur objectif tout seuls. »
OQLF - Suggérer
Sous l’influence de l’anglais
to suggest, on emploie parfois en français suggérer à la place de verbes ou de locutions comme indiquer, sembler indiquer, porter à croire, donner à penser, conduire à penser, laisser supposer. Il est vrai que les sens anglais et français de ces deux verbes se rejoignent et se recoupent en partie : tous deux peuvent exprimer l’idée d’insinuer, de faire naître quelque chose dans l’esprit. Mais il y a des contextes, notamment lorsqu’il est question d’études, de recherches ou de statistiques menant à certaines conclusions et non à des insinuations, où l’emploi de suggérer en français n’est pas indiqué.

Benoît Aubin -
Le ciel a perdu le nord
  • « J'ai dû payer cash à bord pour un sandwich médiocre. » - « J'ai dû payer comptant à bord pour un sandwich médiocre. »
Antidote - L’expression cash doit être remplacée par comptant, car elle constitue un anglicisme.

Merci beaucoup.

LA PRESSE - CYBERPRESSE - ALAIN CHARBONNEAU

Alain Charbonneau - Bon débarras!

Pas fort pour quelqu'un qui se présente comme un « consultant en relations publiques [...] a notamment travaillé dans le milieu financier et municipal ainsi qu'en santé. Il est aussi un ancien journaliste. »


Il n'y a peut-être pas que les journalistes de TQS qui sont une « honte pour la profession. »

  • « Malgré le déluge de larmes, dont certaines de crocodiles, la disparition prochaine des nouvelles à TQS est un bon débarras. » - « Malgré le déluge de larmes, dont certaines de crocodile, la disparition prochaine des nouvelles à TQS est un bon débarras. »
Antidote - Crocodile doit être au singulier dans cette expression avec larmes.

POGO - MUSIQUEPLUS - CONAGRA - TQS - AGENCE MARTEL ET COMPAGNIE

« En guise de récompense, au-delà d’être nommé celui qui tiens le mieux son « boutte » » - « En guise de récompense, au-delà d’être nommé celui qui tient le mieux son « boutte » »


Et que dire du niveau de langue utilisé : ça dénote le plus grand mépris pour les jeunes.

« ma saucisse est bien dressée », « j’ai un gros boutte, t’as un p’tit boutte », et « je trippe ben raide » Édifiant ! Bravo à l'AGENCE MARTEL ET COMPAGNIE.


TQS est aussi de la partie !
Quelqu'un a écrit en réaction à l'article de La Presse : « …lorsque je vais sur un site de TQS, mon curseur qui est naturellement une flèche devient un pogo tenu par une main bleue et le pogo est sur une étoile en couche de fond… »

Bravo Pogo, MusiquePlus, TQS, AGENCE MARTEL ET COMPAGNIE et ConAgra ! Continuez de mépriser votre clientèle; j'espère que ça aura au moins le mérite de vous mener à la faillite.


(Je trouve toute cette campagne tellement ridicule que je n'ajouterai pas de liens hypertextes vers leur site.)

1 mai 2008

REMSTAR

Site Internet de Remstar
Contact

  • « Pour rejoindre la personne concernée, svp choisir la bonne division à droite… » - « Pour joindre la personne concernée, prière de choisir la bonne division à droite… »
Antidote
  1. Rejoindre qqn signifie « s’en rapprocher physiquement ». Il s’agit d’un anglicisme si vous l’employez au sens de « joindre par téléphone ».
  2. On peut écrire SVP (Larousse), mais, nous dit l'OQLF, lorsqu'on emploie l'infinitif, on doit dépersonnaliser les pronoms et les adjectifs possessifs ou les utiliser à la troisième personne (éviter l'emploi de vous, votre, vos), et employer des tournures impersonnelles, comme prière de plutôt que s'il vous plaît (ou son abréviation plus familière SVP).

  • (514) 847.1136 - 514 847-1136
OQLF - Écriture des numéros de téléphone

Extraits :
[...] Cependant, comme la composition de l’indicatif régional est maintenant obligatoire dans certaines régions, même pour des appels locaux, et qu'elle est acceptée partout, on écrit dorénavant cet indicatif sans parenthèses. [...] On doit éviter d’écrire les numéros de téléphone en utilisant des points pour séparer les tranches de chiffres ou encore en ne séparant les blocs de chiffres que par une espace.

RDS - SCOTT BURNSIDE

Scott Burnside - Michel Therrien et son lave-vaisselle
29 avril 2008


Un fidèle lecteur m'écrit :


Bonjour,
Autre cas d'utilisation inappropriée du verbe
risquer (sans compter la faute d'accord flagrante) : « Souvent, les joueurs n'aiment pas leur entraîneur mais comme ils savent qu'ils risquent de les conduire aux grands honneurs, les athlètes préfèrent se taire… »


Diantre! Il n'est pas question ici de
risque, la conséquence éventuelle étant heureuse !

Pourquoi ne pas écrire, tout simplement,
qu'il peut les conduire aux grands honneurs ?

Pavel

Vous avez raison; risquer de + un infinitif signifie :
être exposé à (une situation fâcheuse).
De plus, puisqu'on fait ici référence à l'entraîneur, le singulier s'impose.

Merci.

28 avril 2008

CONFÉRENCE RÉGIONALE DES ÉLUS DE MONTRÉAL - CRE

Communiqué de presse - Rétention des étudiantes et étudiants internationaux : la CRE de Montréal salue la décision du gouvernement du Canada

Nos élus ont utilisé un calque de l’anglais dans une phrase où ils mentionnent la possibilité d’entreprendre une démarche de francisation. Ils sont d’un sans gêne !

  • « Cela permettrait à celles et ceux qui sont intéressés à résider dans la région après leurs études de faire des choix qui faciliteront leur intégration sur le marché du travail montréalais (par exemple, entreprendre une démarche de francisation lorsque nécessaire). » - « Cela permettrait à celles et ceux qui souhaitent résider dans la région après leurs études de faire des choix qui faciliteront leur intégration sur le marché du travail montréalais (par exemple, entreprendre une démarche de francisation lorsque nécessaire). »
Antidote - L’expression être intéressé à faire qqch., qui signifie « souhaiter le faire », constitue un calque de l’anglais.

27 avril 2008

LE MONDE

LE MONDE - BOÎTE À BLOGS

Est-ce drôle ou triste ?


Rigueur journalistique quand tu nous lâches.


Saviez-vous que l’excellent journaliste
Richard Hétu, le correspondant de « La Presse » à New York, est connu par les journalistes du journal « Le Monde » comme le
correspondant new-yorkais du quotidien tunisien « La Presse » ?

Je parie que Richard Hétu lui-même ne le savait pas. Le reste du journal
« Le Monde » est-il à l'avenant ?

Qui croire ? La Presse ou Le Monde ?

Note : Il y a effectivement un journal « La Presse » en Tunisie.

28 avril 2008 : j’ai vérifié dans le site du journal « Le Monde ». La correction a été effectuée.

26 avril 2008

FLQ - CELLULE PAPINEAU - TRUDEAU

Cyberpresse - Le tombeau de Pierre Elliott Trudeau profané



Même pas capables d’écrire leurs conneries sans faire de faute.

  • TRAÎTE au lieu de TRAÎTRE.

NICOLAS SARKOZY

Édito du président du 24-04-08

Réforme de la Constitution : la plus grande réforme de la Cinquième République depuis 1958

Même le président Sarkozy donne dans l’énoncé pléonastique.

  • « La possibilité pour le Président de pouvoir s’adresser directement au Parlement… » - « La possibilité pour le Président de s’adresser directement au Parlement… »
Antidote - Le verbe pouvoir et le nom possibilité impliquent tous les deux l’idée de possibilité, ce qui rend cette expression redondante. Il vaudrait mieux reformuler.

FÉDÉRATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUÉBEC (FPJQ)

Communiqué de presse - Coalition pour la diversité des voix en information

La cause est juste, c'est l'invitation qui cloche.

  • « Nous invitons ces groupes à joindre les rangs de cette coalition en s'inscrivant auprès de la FPJQ à l'adresse coalition@fpjq.org. » - « Nous invitons ces groupes à rallier cette coalition en s'inscrivant auprès de la FPJQ à l'adresse coalition@fpjq.org. »
Antidote - L’expression joindre les rangs (d’un groupe) est un calque de l’anglais. En français, on utilisera un des équivalents suivants : adhérer à, devenir membre de, s’inscrire à, s’engager dans, grossir les rangs de ou rallier.

Le français au micro -
Joindre les rangs

Grossir les rangs (de)
signifie se joindre à un groupe ou à un organisme pour en augmenter l’effectif. Par contre, l’expression joindre les rangs (de) est un calque de l’anglais qu’il convient de remplacer par se joindre (à), se rallier (à) ou se ranger du côté (de).

24 avril 2008

VILLE DE MONTRÉAL - GÉRALD TREMBLAY

Communiqué de presse - Le maire de Montréal dresse un bilan positif de sa visite à Port-au-Prince.

  • « À cela s'ajoute d'autres transferts d'expertise au cours de la prochaine année… » - « À cela s'ajoutent d'autres transferts d'expertise au cours de la prochaine année… »
  • « Messieurs Tremblay et Jason ont également rencontré certains ONG haïtiens et montréalais. » - « Messieurs Tremblay et Jason ont également rencontré certaines ONG haïtiennes et montréalaises. »
Eh oui ! ONG (Organisation non gouvernementale) est un mot féminin.

23 avril 2008

BENOIT LABONTÉ

Communiqué de presse - Gouvernance du centre-ville de Montréal - Benoit Labonté propose d'innover en créant le Principe des projets et initiatives d'intérêt collectif

Trois anglicismes différents dont un utilisé deux fois.

  • « L'alternative que je propose est simple, empreinte de réalisme, et a le mérite… » - « La solution de rechange que je propose est simple, empreinte de réalisme, et a le mérite… »
Antidote - En français, alternative signifie « choix entre deux possibilités » ou « alternance ». Ce n’est qu’en anglais qu’il signifie « solution de remplacement, solution de rechange, autre possibilité » ou « solution, possibilité, éventualité, option, choix ».
  • « …ainsi que les initiatives stratégiques - qui sont d'intérêt collectif et qui bénéficient à l'ensemble des Montréalais… » - « …ainsi que les initiatives stratégiques - qui sont d'intérêt collectif et qui profitent à l'ensemble des Montréalais… »
  • « …afin de concrétiser rapidement plusieurs initiatives stratégiques et projets majeurs qui bénéficieront à l'ensemble des citoyennes et citoyens. » - « …afin de concrétiser rapidement plusieurs initiatives stratégiques et projets majeurs qui profiteront à l'ensemble des citoyennes et citoyens. »
Antidote - On dit qqch. profite à qqn, mais qqn bénéficie de qqch. La construction qqch. bénéficie à qqn est un calque de l’anglais.
  • « …à l'issue d'un débat en bonne et due forme au conseil de Ville et d'un vote majoritaire… » - « …à l'issue d'un débat en bonne et due forme au conseil municipal et d'un vote majoritaire… »
Antidote - L’expression conseil de ville doit être remplacée par conseil municipal, car elle constitue un calque (traduction littérale) de l’anglais.

L'OQLF recommande aussi d'utiliser « Conseil municipal ».

CONSEIL PERMANENT DE LA JEUNESSE

Communiqué de presse - Renouvellement du Conseil permanent de la jeunesse : les 15 nouveaux membres sont élus

  • « Le CPJ est formé de 15 jeunes Québécois, tous âgés entre 15 et 30 ans lors de leur nomination. » - « Le CPJ est formé de 15 jeunes Québécois, tous âgés de 15 à 30 ans lors de leur nomination. »
Antidote - Etre âgés entre 15 et 30 ans constitue un calque de l’anglais. En français, on dira plutôt âgés de x à y ans.

LA PRESSE - CYBERPRESSE - VINCENT MARISSAL

Vincent Marissal - Stéphane Dion en sept?

L'utilisation de guillemets pour emballer un anglicisme ne le transformera jamais en cadeau.

Je veux bien qu'on utilise un mot ou une expression anglaise entre guillemets si le français n'offre aucune possibilité d'exprimer son idée, mais à La Presse, la nouvelle directive donnée aux journalistes semble être la suivante : ils peuvent utiliser autant d'anglicismes qu'ils veulent, à condition de les emballer joliment de guillemets et des guillemets français de surcroît.

  • « Depuis le temps que les libéraux cherchent le fameux «agenda caché» des conservateurs… » - « Depuis le temps que les libéraux cherchent les intentions cachées ou les arrières-pensées des conservateurs… »
OQLF - Quant à l’anglicisme agenda caché (hidden agenda), ou plus rarement agenda secret (secret agenda), il est employé au sens de « programme, actions qu’on entend réaliser ». On le remplacera par diverses expressions telles que : programme (ou plan, objectif) secret, projets tenus secrets, stratégie secrète, intentions cachées (ou non déclarées, non avouées) ou encore arrière-pensées.

Antidote - L’expression agenda caché doit être remplacée par intentions non déclarées, intentions cachées, intentions inavouées, motivations secrètes, arrières-pensées, projets tenus secrets ou programme secret, car elle constitue un calque (traduction littérale) de l’anglais.

Ah oui ! Tout le monde sait qu'une espace est requise entre le mot et le guillemet français. Du moins, je croyais que tout le monde le savait.

22 avril 2008

NISSAN

Nissan Maxima 2009

Nissan annonce l'arrivée prochaine de la Maxima 2009.

En bas de page, en plus petits caractères, on peut lire : « LA TOUTE NOUVELLE MAXIMA 2009 DE NISSAN ». Mais quelqu'un a commis une erreur dans ce qui est écrit, en gros, en haut à droite.

  • « La Tout Nouveau Maxima 2009 de Nissan » au lieu de « La toute nouvelle Maxima 2009 de Nissan »
La Tout Nouveau au lieu de La toute nouvelle et sans oublier d'enlever les majuscules à « toute » et à « nouvelle ». Les titres, en français, s'écrivent comme une phrase normale, souvent sans ponctuation finale.

20 avril 2008

COSSETTE COMMUNICATION-MARKETING - FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE LAIT DU QUÉBEC

Vu à 12 h 28, sur les ondes de TVA.

Le message « jongleur »

La scène ressemble aux émissions de télé-réalité où des artistes viennent faire leur numéro devant des juges.
En arrière-plan, sur un grand panneau, on peut lire :

  • « Talents éclairs » au lieu de « Talents éclair »
Antidote - Le nom éclair est invariable quand on l’appose à un autre nom.

19 avril 2008

RDS

Retour de deux guerriers

L'article n'est pas signé.

  • « Le Canadien n'a jamais laissé échappé une série après avoir pris une avance 3-1. » - « Le Canadien n'a jamais laissé échapper une série après avoir pris une avance 3-1. »
Dans le menu, à gauche, en bas .
  • « Annonces classées » au lieu de « Petites annonces ».
Antidote - L’expression annonce classée doit être remplacée par petite annonce, car elle constitue un anglicisme.

Sommes-nous bien en 2008 ? Je croyais que tout le monde savait ça.

Le 27 avril 2008, j’ai envoyé un courriel à monsieur Patrick Roy, rédacteur en chef. Pour RDS, le français n’est vraiment pas une priorité : aucune réponse, et, pire, la correction n’a pas été faite.

LA PRESSE - CYBERPRESSE - PATRICK LAGACÉ - MICHÈLE OUIMET

Hockey: Patrick Lagacé vs Michèle Ouimet

Bravo à la Presse ! Un morceau de robot à
celui ou à celle qui a rédigé ce chapeau.

  • « Voici un extraits de leur courriels. » - « Voici un extrait de leurs courriels. »
Est-il nécessaire d'expliquer davantage ?

18 avril 2008

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC - GÉRALD TREMBLAY - NATHALIE NORMANDEAU

Communiqué - Gérald Tremblay se réjouit du rapport positif du gouvernement du Québec sur les cinq premières années d'existence de la Communauté métropolitaine de Montréal

Quant à le réactiver, profitons-en pour le nommer correctement en français plutôt que d'utiliser un calque de l'anglais.

  • « Le rapport envisage de réactiver le comité conjoint SHQ-CMM… » - « Le rapport envisage de réactiver le comité mixte ou paritaire (selon le cas) SHQ-CMM… »
Antidote - L’expression comité conjoint doit être remplacée par comité mixte ou comité paritaire, car elle constitue un calque (traduction littérale de joint committee) de l’anglais.

17 avril 2008

LE DEVOIR - ROBERT DUTRISAC - FRÉDÉRIC ALBERRO

Robert Dutrisac - Québec bafoue la Charte de la langue


  • « Dans les faits, les entreprises québécoises de langue anglaise peuvent transiger en anglais avec le gouvernement. » - « Dans les faits, les entreprises québécoises de langue anglaise peuvent traiter en anglais avec le gouvernement. »
OQLF - Transiger
Définition : Conclure un arrangement par compromis et concession. Faire des concessions réciproques, de manière à régler, à terminer un différend.
Il ne faut pas employer ce verbe au sens de « traiter », « négocier ».
Exemples : Négocier des valeurs en bourse. Vous traiterez cette affaire avec le directeur.


  • « …on doit obligatoirement passer par la page d'accueil du site en français… » - « …on doit passer par la page d'accueil du site en français… »
« …doit obligatoirement » : pléonasme

Monsieur Dutrisac cite le porte-parole de l'AMF, Frédéric Alberro.


  • « Les entreprises peuvent utiliser la langue de leur choix pour compléter les formulaires » - « Les entreprises peuvent utiliser la langue de leur choix pour remplir les formulaires »
Antidote - L’expression compléter une formule, un formulaire, un questionnaire est un calque de l’anglais. Le verbe doit être remplacé par remplir.

16 avril 2008

MONIQUE GAGNON-TREMBLAY - GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

Communiqué de presse

Entente France-Québec sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles - TOUT EST EN PLACE POUR QUE L'ENTENTE SOIT SIGNEE CET AUTOMNE

Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, quand on touche à la Francophonie, il serait préférable d'éviter les calques de l'anglais.

  • « La ministre des Relations internationales et le Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie ont affirmé leur conviction à l'effet que «toutes les conditions sont réunies pour que nous réussissions ce projet novateur et avant-gardiste qui constitue, faut-il le souligner, une première entre l'Europe et l'Amérique», ont indiqué les ministres. » - « La ministre des Relations internationales et le Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie ont affirmé leur conviction selon laquelle «toutes les conditions sont réunies pour que nous réussissions ce projet novateur et avant-gardiste qui constitue, faut-il le souligner, une première entre l'Europe et l'Amérique», ont indiqué les ministres. »
Antidote - La locution à l’effet que constitue un calque de l’anglais « to the effect that » et devrait être remplacée par voulant que, indiquant que, disant que, selon lequel (laquelle) ou à savoir que.

OQLF - À l'effet que

Plusieurs locutions sont formées avec le mot effet. Par exemple, en effet (qui signifie « car », « effectivement »), sous l’effet de (« sous l’influence de »), prendre effet (« entrer en vigueur »), à cet effet (« en vue de cela »). Toutes ces expressions sont correctes en français. Par contre, à l’effet que est un calque de l’anglais to the effect that et ne signifie rien en français. Il faut le remplacer par l’une ou l’autre des expressions suivantes : selon lequel, selon laquelle, voulant que ou reformuler la phrase, par exemple avec un complément déterminatif.

Quant à la locution prépositive à l’effet de suivie d’un verbe à l’infinitif, elle signifie « en vue de, dans l’intention de », et doit être réservée aux écrits juridiques ou administratifs.

15 avril 2008

BONJOUR QUÉBEC

Site touristique officiel du gouvernement du Québec - Québec : déjà 400 ans!

  • « Un grand feu d'artifices est suivi, le lendemain, d'une grande fête familiale sur les plaines d'Abraham. » - « Un grand feu d'artifice est suivi, le lendemain, d'une grande fête familiale sur les plaines d'Abraham. »
Même au pluriel, on écrira de grands feux d'artifice.
  • « …les 600 mètres des silos à grains qui s'alignent le long des bassins. »
Ici, mon logiciel Antidote me signalait une erreur. Mais il semble qu’il n’en soit rien.
(Voir les commentaires)

À première vue, le site ne semble pas comporter d'anglicismes. Si vous en trouvez, avisez-moi.

13 avril 2008

LOTO-QUÉBEC

Communiqué - Loto-Québec ouvrira un casino à Mont-Tremblant : Un apport important au développement économique et à la diversification de l'offre touristique régionale

  • « …celle-ci occupera plus du double de l'espace qui leur est dédié dans l'un ou l'autre des trois autres casinos du Québec. » - « …celle-ci occupera plus du double de l'espace qui leur est consacré dans l'un ou l'autre des trois autres casinos du Québec. »
Antidote - L’expression être dédié à est un faux ami dans le sens de « être dévoué à », « être consacré à » ou « affecté à ».

OQLF - Dédié

Extrait : En revanche, c’est sous l’influence de l’anglais dedicated que l’on parle d’employés dédiés, de sommes dédiées à un projet, d’une publication dédiée aux adolescents, d’un service dédié à une certaine clientèle, etc.
  • « …pour aérer les espaces dédiés au jeu et les rendre plus fluides. » - « …pour aérer les espaces réservés au jeu et les rendre plus fluides. »
  • « …Loto-Québec vise à obtenir l'accréditation LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)… » - « …Loto-Québec vise à obtenir la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)… »
Antidote - En français, accréditation signifie « autorisation (à un journaliste, un agent diplomatique, une banque) ». Ce n’est qu’en anglais qu’il signifie « agrément, reconnaissance officielle » ou « certificat, attestation officielle ».

LA PRESSE - CYBERPRESSE - MARC ANTOINE GODIN

Marc Antoine Godin - Price: « Les Bruins méritaient la victoire autant que nous »

Je l'ai corrigé ici, mais je me demande pourquoi personne, dans les journaux, ne semble informé du fait que les guillemets français demandent une espace.


OQLF
- Guillemets
Les guillemets français (« »), appelés abusivement chevrons à cause de leur forme, sont ceux que l’on utilise normalement dans un texte français. Une espace insécable sépare les guillemets ouvrants et fermants du texte guillemeté.

  • « Quand tout sera terminé, personne ne se rappellera de la manière, seulement des victoires alignées. » - « Quand tout sera terminé, personne ne se rappellera la manière, seulement des victoires alignées. »
Antidote - Il faut enlever le de, car on ne doit pas écrire se rappeler de qqch., mais plutôt se rappeler qqch. On peut aussi utiliser se souvenir de qqch.

OFFICE DE CONSULTATION PUBLIQUE DE MONTRÉAL

L’avenir du mont Royal : qu’en pensez-vous ?

  • « Pour en savoir d'avantage… » - « Pour en savoir davantage… »
  • « La prise en compte des vues et perspectives depuis et vers le mont Royal sont complexes… » - « La prise en compte des vues et perspectives depuis et vers le mont Royal est complexe… » - C'est la prise en compte qui est complexe.

JOURNAL DE MONTRÉAL - CAROLINE ROY - RENÉ GUIMOND

Caroline Roy - TQS devra couper et Guimond quitte la présidence

  • « …impossible de chiffrer le nombre d'employés qui pourraient être affectés par les coupes. » - « …impossible de chiffrer le nombre d'employés qui pourraient être touchés par les coupes. »
Antidote - La construction affecter qqn est un calque de l’anglais dans le sens de toucher qqn ou concerner qqn.
  • « Après avoir passé à travers les déboires récents de TQS, M. Guimond a décidé de céder sa place… » - « Après être passé à travers les déboires récents de TQS, M. Guimond a décidé de céder sa place… »
Antidote - Quand il n’a pas de COD, le verbe passer se conjugue le plus souvent avec « être ». Citation de René Guimond :
  • « …j'ai indiqué que je quittais le 11 avril. » - « …j'ai indiqué que je quittais l'entreprise le 11 avril. »
Antidote - Le verbe quitter, avec un sujet humain, demande un complément d’objet direct.
Exemple : Donner sa démission. C’est décidé, je quitte. (Anglicisme)

12 avril 2008

98,5 FM - LINE BEAUCHAMP

DUTRIZAC, LE WEEK-END
Entrevue avec Line Beauchamp

Madame Beauchamp s'exprime généralement bien, sans trop faire de fautes. Mais ce matin ...

  • « ...on a pris à peu près 15 millions de l'argent de vos impôts, mais on la met dans... » - « ...on a pris à peu près 15 millions de l'argent de vos impôts, mais on le met dans... »
Elle n’est malheureusement pas la seule. La majorité des politiciens féminise le mot argent. Allez savoir pourquoi.

LE DEVOIR - DENISE BOMBARDIER

Denise Bombardier - Voyage à l'ère planétaire - 7

Avec les gens exigeants, on se doit de l'être davantage.
Madame Bombardier, journaliste, auteure, biographe en devenir, parolière a commis une impropriété.

  • « Les dirigeants actuels sont confrontés à cette réalité. » - « Les dirigeants actuels sont aux prises avec cette réalité. »
Être confronté à est une impropriété.

OQLF -
Être confronté à
Le verbe confronter et l’expression être confronté à employés au sens de « devoir affronter, devoir faire face à un danger, une difficulté ou un problème, être aux prises avec » constituent des impropriétés, que l’on évitera, dans la langue soignée, en employant d’autres verbes ou expressions.

Exemples :
- Chaque hiver, plusieurs sans-abri doivent affronter le froid intense et la faim. (plutôt que : Plusieurs sans-abri confrontent le froid intense et la faim.)
- Ce pays
est aux prises avec un problème de surpopulation. (plutôt que : Ce pays est confronté à un problème de surpopulation.)

98,5 FM - HÉLÈNE DENIS

Émission DUTRIZAC, LE WEEK-END

Chronique sur le spectacle de Robert Charlebois à la salle L'Étoile du quartier 10-30 à Brossard.

Peu après 7 h 30 :

  • (en parlant de ses chaussures) : ...les espadrilles blancs...(blanches, car espadrille est un mot féminin. Je souligne cette faute pour du même coup la féliciter d'avoir utilisé le mot espadrilles.)
  • (en parlant de ses choristes) : J'aurais aimé ça qu'elles aient encore plus de powerpuissance, peut-être ?) dans leur voix. (
  • (en parlant de la salle) : L'acoustique est bon. (Bonne, acoustique est un nom féminin.)

6 avril 2008

HÔTEL LE CRYSTAL - PIERRE PARENT - JAMES ESSARIS

Dans Cyberpresse, on peut lire que « Le Crystal est le fruit de la collaboration entre Pierre Parent, propriétaire de l'hôtel Le Saint-Sulpice, et du financier James Essaris. »

Des millions investis pour acquérir un terrain au centre-ville, pour construire un bel hôtel moderne qui a de la classe, un design d’avant-garde, agréable à l’œil. Je suis convaincu qu’on a pris toutes les dispositions pour que l’édifice ne s’écroule pas, pour que les chambres soient propres, pour que la cuisine soit excellente. Pas de faute de goût, pas de choc de couleurs. Bref, tout a été pensé pour attirer et fidéliser la clientèle. C’est le grand luxe, nous dit-on ! On s’affiche dans Internet. Moderne, sobre, agréable.

Et pourtant !

Les descriptions qu’on trouve dans le site Internet sont pitoyables. Syntaxe déficiente, mauvais choix de mots, fautes d’orthographe. On a eu la bonne idée de nous donner accès au menu du restaurant
« La Coupole » et la mauvaise idée d’y oublier des fautes d’orthographe et de le surcharger de virgules la plupart du temps inutiles.

Commençons par le nom de l'hôtel : HÔTEL LE CRYSTAL

Pourquoi le Crystal ?
En français, on écrit cristal, donc : HÔTEL LE CRISTAL

Les anglophones comprendront certainement. Où est l'OQLF ?


Le site Internet

  • « …une douche de plein-pied à jets de pluie. » - « …une douche de plain-pied à jets de pluie. »
Vous êtes prévenu, vous ne pourrez vous doucher si vous avez les pieds vides.
  • « …un centre de conditionnement physique avec piscine intérieur eau salée… » - « …un centre de conditionnement physique avec piscine intérieure d'eau salée… »
  • « …prélassez-vous au Musée des Beaux-arts et, pourquoi pas, au Casino de Montréal. »
Se prélasser au Musée des Beaux-Arts et au Casino ? Quand on sait que « se prélasser » signifie se reposer paresseusement, d’un air satisfait (se prélasser dans l’herbe, dans l’eau, dans un fauteuil), il y a de quoi être étonné.

Etc.

La feuille descriptive
  • « Le Hall principal (est) baignée d’une lumière naturelle abondante… » - « Le Hall principal (est) baigné d’une lumière naturelle abondante… »
  • Dans les « salles d’eau », on retrouve 2 « éviers » au lieu de 2 lavabos.
    Un évier n’a pas sa place dans la salle d’eau d’un grand hôtel de luxe. Un évier est une cuvette alimentée en eau et pourvue d’une vidange, que l’on retrouve dans une cuisine.
  • Il serait préférable que l’appareil téléphonique permette de faire une « conférence téléphonique » plutôt qu’un « appel conférence ».
OQLF – Appel conférence
  • Une simple « chaîne » remplacerait avantageusement le « système de son ».
  • On a donné accès aux « chaises roulantes » plutôt que d’accommoder les « fauteuils roulants ».
Le reste est à l’avenant.

Au menu du restaurant « La Coupole »
, vous trouverez :
  • Purée de petit pois – Purée de petits pois
  • Graines de sésames – Graines de sésame
  • Entrées Spécialtées – Entrées Spécialités
  • Moules marinière – Moules marinières
La description des plats vaut aussi la peine d'être lue.

4 avril 2008

PIERRE KARL PÉLADEAU - QUEBECOR

La lettre de Pierre Karl Péladeau au maire de Magog publiée dans Cyberpresse

  • « Un des éléments central était de diminuer le nombre d’employés… » - « Un des éléments centraux était de diminuer le nombre d’employés… »
  • « La réponse du syndicat a été une grève qu’ils ont débutée par un vandalisme en règle des équipements… » - « La réponse du syndicat a été une grève qu’ils ont commencée par un vandalisme en règle des équipements… »
Antidote - La construction débuter qqch. est une impropriété. Le verbe débuter étant intransitif, on doit plutôt dire qqch. débute. Avec un complément d’objet direct, on peut utiliser les verbes commencer, entreprendre ou amorcer.

31 mars 2008

BENOÎT LABONTÉ

Monsieur Benoît Labonté est candidat à la direction du parti politique municipal Vision Montréal.

BENOÎT LABONTÉ -
Libre-Opinion: Audace, action, affirmation!

  • « La Ville aux cents clochers doit mettre un terme à ses guerres... de clochers. » - « La Ville aux cent clochers doit mettre un terme à ses guerres... de clochers. »
  • « …sur simple décision démocratique de la part du Conseil de ville. » - « …sur simple décision démocratique de la part du Conseil municipal. »
Antidote - L’expression conseil de ville doit être remplacée par conseil municipal, car elle constitue un calque (traduction littérale) de l’anglais.
  • « Montréal n'est pas un aéroport où des individus isolés se retrouvent temporairement, dans l'attente d'envolées vers des destinations différentes. » - « Montréal n'est pas une aérogare où des individus isolés se retrouvent temporairement dans l'attente d'un vol vers des destinations différentes. »
Aéroport : Ensemble des installations terrestres (aérodrome, aérogare, etc.) nécessaires à la circulation aérienne et desservant une ville ou une région.

Aérogare : Ensemble des bâtiments d’un aéroport destinés aux voyageurs et aux marchandises. - Gare routière ou ferroviaire desservant l’aéroport d’une ville.

Antidote - Envolée signifie « élan oratoire », « hausse brutale » ou « envol ». S’il est employé au sens de « décollage » ou « envol (d’un avion) », il constitue une impropriété.

OQLF - Le terme conseil de ville, un emploi ancien et populaire, est à éviter au sens de « conseil municipal ».

29 mars 2008

LA PRESSE - CYBERPRESSE - RAFAËLLE GERMAIN

Rafaële Germain - Souvenirs de jeunesse

  • « …le vieux système de son avec sa table tournante et ses deux lecteurs de cassettes… » - « …la vieille chaîne stéréo avec sa platine (ou tourne-disque) et ses deux lecteurs de cassettes… »
Antidote - L’expression système de son doit être remplacée par chaîne stéréo ou chaîne stéréophonique, car elle constitue un calque (traduction littérale) de l’anglais. (Sound system)
Antidote - En français, table tournante signifie « table animée d’un mouvement attribué aux esprits ». Ce n’est qu’en anglais qu’il signifie « tourne-disque » ou « platine de tourne-disque ».

Pour l'OQLF, il s'agit aussi de termes à éviter.
  • « …des yeux noisettes et un sourire… » - « …des yeux noisette et un sourire… »
Antidote - Cet adjectif de couleur est invariable.

FONDATION BRIGITTE BARDOT

Voici les fautes que j'ai trouvées sur la page d'accueil du site de la FBD.

  • « Visites le tout nouveau site Junior dédié au 6-12 ans ! » - « Visite le tout nouveau site junior dédié au 6-12 ans ! »
Antidote - Visite ne prend un « s » à l’impératif que devant « -en » ou « -y ». Il est aussi intéressant de constater l'utilisation du mot « goodies ». C'est Anglicibus qui serait content de savoir ça.
  • « La Fondation Brigitte Bardot a de nouveau saisit le Gouvernement… » - « La Fondation Brigitte Bardot a de nouveau saisi le Gouvernement… »
  • « Toute les infos ici… » - « Toutes les infos ici… »
  • « Hélas, pour beaucoup d'espagnols le galgo n'est qu'un " outil " traditionnel pour chasser le lièvre. » - « Hélas, pour beaucoup d'Espagnols le galgo n'est qu'un " outil " traditionnel pour chasser le lièvre. »
Madame Bardot, ce n'est pas une raison pour priver les Espagnols de la majuscule à laquelle ils ont droit.
  • « Peaux de chats » - « Peaux de chat »
Antidote - Chat doit être au singulier dans cette expression avec Peaux.
  • « …vérifier que vos œufs ne sont pas issues de poules élevées en cage. » - « …vérifier que vos œufs ne sont pas issus de poules élevées en cage. »

27 mars 2008

CYBERPRESSE - LE NOUVELLISTE - JEAN ISABELLE

Le Nouvelliste - Caricature du 26 mars 2008
Jean Isabelle

  • « Euh… la résurrection, c’est garantie ? » - « Euh… la résurrection, c’est garanti ? » ou « Euh… la résurrection est garantie ? »
Merci au correspondant qui m'a signalé la chose.

26 mars 2008

LA PRESSE - CYBERPRESSE - PATRICK LAGACÉ

Patrick Lagacé - Une petite omertà

Bon, Anglicibus a encore frappé :
goaler - winner - coach - bully - boss - newsman - businessman - game.

Autres remarques :

  • « …à propos du dernier gardien à avoir ramené la Coupe à Montréal. » - « …à propos du dernier gardien à avoir rapporté la Coupe à Montréal. »
Antidote - Ramener qqch. constitue une impropriété si vous l’utilisez au sens de « le rapporter ». On amène quelqu'un et on apporte quelque chose.
  • « Mémo #2: coudonc, M. Frappier... » ? » - « Mémo #2: coudon, M. Frappier... » ? »
Coudon s'écrit c-o-u-d-o-n.
  • « Le genre de geste qui catapulte un gars dans une chaise roulante... » - « Le genre de geste qui catapulte un gars dans un fauteuil roulant... »
Antidote - L’expression chaise roulante doit être remplacée par fauteuil roulant, car elle constitue une impropriété.

OQLF - Le terme
chaise roulante est un anglicisme. En anglais, chair peut désigner un siège avec ou sans bras. Cependant, en français, un siège muni de bras est un fauteuil, et non une chaise.

Pour lire le commentaire de Patrick Lagacé et ma réponse, cliquez sur commentaires, juste en bas ou allez dans la colonne de droite et cherchez la date du 28 mars 2008 sous « NI MAÎTRESSE D'ÉCOLE NI AUBERGINE ».

24 mars 2008

LE JOURNAL DE MONTRÉAL - FRANÇOIS FERLAND - CANOE.CA

François Ferland - Les Roy dans la tourmente

  • « …en rapport avec les incidents qui se sont produits samedi au centre Georges-Vézina de Chicoutimi… » - « …au sujet des incidents qui se sont produits samedi au centre Georges-Vézina de Chicoutimi… »
Antidote - En français, en rapport avec signifie « en proportion avec » ou « en communication avec ». Ce n’est qu’en anglais qu’il signifie « à propos de », « au sujet de », « concernant », « quant à », « relativement à » ou « à la suite de ».

OQLF
- En rapport avec

On doit toutefois éviter d’employer la locution en rapport avec, de même que en relation avec, au sens de « au sujet de », des emplois qui s’expliquent par l’influence des expressions anglaises « in connection with » et « in relation to ». On les remplacera alors par des formulations plus appropriées selon le contexte, comme par rapport à, relatif à, relativement à, quant à, à propos de, portant sur, pour ce qui est de, concernant, etc.

22 mars 2008

LE DEVOIR - DENISE BOMBARDIER

Denise Bombardier - Voyage à l'ère planétaire - 4

Qu’un journaliste de La Presse se contente d’un anglicisme ne nous surprendra pas tellement.


Mais que MADAME Bombardier, « n’est-ce pas ? », qui a inauguré une chronique sur les fautes de français à l’émission de Paul Arcand le matin, qui publie en France et qui entretient une autre chronique dans LE DEVOIR, cède au même travers me renverse.

  • « Séoul n'est pas qu'une ville de workaholics et de capitalistes sans âme, comme on aime à la caricaturer. » - « Séoul n'est pas qu'une ville d'ergomanes (ou toute autre expression citée plus bas) et de capitalistes sans âme, comme on aime à la caricaturer. »
Antidote - L’expression workaholic doit être remplacée par ergomane ou travailleur compulsif, car elle constitue un anglicisme.

Ergomane
: Personne qui accorde une importance excessive ou pathologique à son travail, à sa productivité, à ses activités professionnelles, au détriment de ses activités familiales et sociales, de ses loisirs, etc. C’est un véritable ergomane qui ne s’accorde jamais de vacances.

L'OQLF propose
bourreau de travail et comme synonymes : travailleur opiniâtre n. m. - travailleur acharné n. m. - ergomane n. - accro du travail n. - obsédé du travail n. m. - enragé du travail n. m. - intoxiqué de travail n. m. - mordu du travail n. m. - drogué du travail n. m. - boulomane n.

Le Devoir n’a pas publié mon commentaire sur cet anglicisme utilisé par madame Bombardier.

21 mars 2008

LA PRESSE - CYBERPRESSE - MARIE-CLAUDE LORTIE

Marie-Claude Lortie - Des ados aux fourneaux

Marie-Claude Lortie répond à une jeune fille qui ambitionne de devenir journaliste et qui l'invite à un repas discussion avec d’autres jeunes : «
J'ai répondu à la jeune fille, qui me disait vouloir devenir journaliste, que pour que j'accepte, il fallait au moins que l'invitation soit sans faute d'orthographe. »

Bon. D'accord. Il n'y a ni faute ni anglicisme dans cet article de Marie-Claude Lortie et la remarque était juste.

Elle aurait pu ajouter : sauf si vous voulez travailler à LA PRESSE.

Ce blogue existe depuis 9 mois seulement. J'y ai déjà affiché 113 billets portant sur des erreurs et des fautes commises par des journalistes de LA PRESSE et dénonçant leur propension maladive à utiliser des anglicismes, particulièrement Anglicibus (5, dans son dernier article : booker une chambre, come on, scoop, boss, flushait).

Sans oublier madame Lortie, elle-même :

Je suis supposée - Prendre personnel - Scrapbook - La taille se mesurent - Boss - Thrillante - Cours d'école - Paver la voie - etc.

La jeune correspondante de Marie-Claude Lortie a su corriger son erreur rapidement. Les journalistes de LA PRESSE ne semblent pas pouvoir en faire autant.

98,5 FM - RENÉ VÉZINA - PAUL ARCAND

À l’émission de Paul Arcand ce matin, René Vézina, le chroniqueur économique, reproche, avec raison, à l’OQLF d'avoir accepté comme française la raison sociale Feeling Software : c’est bien. Mais, Monsieur Vézina, serait-ce bien difficile de commencer votre chronique en disant autre chose que « Bon matin, Paul ! » ?

«
Bonjour » serait parfait et pas trop compliqué.

Voir aussi

Denise Bombardier consacre maintenant une chronique hebdomadaire à la qualité de la langue; madame Bazzo a brillamment pris le relais ce matin. Denise Bombardier a déjà souligné que « Bon matin » est un anglicisme. Monsieur Arcand, pourquoi ne reprenez-vous pas monsieur Vézina ?

En plus, il faut être un peu mesquin pour ne souhaiter qu’un « bon matin ». Pourquoi ne pas souhaiter une bonne journée ? Pourquoi l'interlocuteur ne mériterait-il de passer qu’une bonne matinée dans toute sa journée ?

16 mars 2008

LINE BEAUCHAMP

Line Beauchamp - La gestion de l'eau: au coeur des priorités gouvernementales - 15 M$ ADDITIONNELS A LA GESTION PAR BASSIN VERSANT

Un simple problème d'accord, mais dans une citation de madame Beauchamp. Sûrement pas une faute de frappe.

  • « Ces sommes permettront d'étendre l'approche de gestion par bassin versant à l'ensemble du Québec méridional et consolidera l'aide accordée aux organismes de gestion » - « Ces sommes permettront d'étendre l'approche de gestion par bassin versant à l'ensemble du Québec méridional et consolideront l'aide accordée aux organismes de gestion »
Causes possibles : méconnaissance des règles d'accord du verbe avec le sujet ou signe précurseur de pertes de mémoire suspectes; rendue là, elle avait oublié le sujet qui apparait au début de la phrase. La première cause se soigne; la deuxième, pas. La solution, faire des phrases plus courtes.

SPQ LIBRE - L'UNION PAYSANNE

SPQ Libre

Congrès du Parti québécois oblige. On nous parle du SPQ Libre. Certains aiment, d’autres n’aiment pas.
Chose certaine, quand une organisation a la bonne idée d’écrire dans sa
Déclaration de principes que « Le français, langue officielle du Québec, doit devenir la langue commune dans toutes les sphères de la vie sociale, plus particulièrement dans les milieux de travail. », elle doit être très attentive à la qualité linguistique de ses textes.

Or, voici que j’y ai trouvé ce qui suit. Ça commence par le titre.

  • Déclaration de principe Déclaration de principes
Antidote - Principes doit être au pluriel dans cette expression avec Déclaration.
OQLF - Déclaration de principes n. f. - Définition : document énonçant les motifs fondamentaux qui orientent et guident l'action d'une organisation sociale, politique, etc.


L’Union paysanne a commis la même faute.
  • « Aucun membre de la députation péquiste peut légitimement prétendre au rôle de représentant du mouvement syndical et progressiste. » - « Aucun membre de la députation péquiste ne peut légitimement prétendre au rôle de représentant du mouvement syndical et progressiste. »
  • « …le Parti libéral avec sa réingénérie de l'État… » - « …le Parti libéral avec sa réingénierie de l'État… »
Antidote nous propose d’utiliser réingénierie. Encore que l’utilisation du terme réingénierie est critiquée par plusieurs.

OQLF - Le terme anglais reengineering a été popularisé par deux auteurs américains qui proposaient de mettre à profit la potentialité des ordinateurs dans la gestion de l'entreprise en repensant l'organisation du travail. En français, on traduit souvent ce terme par réingénierie qui a été créé sous l'influence de l'anglais. En plus d'être un calque morphologique, le terme réingénierie est inapproprié puisqu'il n'y a pas eu d'ingénierie au départ. Il faut se rappeler que l'ingénierie est, dans son sens premier, la conception ou l'étude globale d'un projet industriel sous toutes ses formes et, par analogie, le savoir-faire dans différents domaines. Par ailleurs, l'emprunt intégral à l'anglais reengineering est à éviter en français, car il ne vient combler aucune lacune lexicale.


L'OQLF nous propose reconfiguration des processus ou refonte des processus : le terme refonte des processus semble en voie de supplanter le terme reconfiguration des processus.
Bien que les termes restructuration et réorganisation soient souvent employés comme synonymes du présent concept, sur le plan technique, la restructuration et la réorganisation peuvent être aussi considérées comme des conséquences de la reconfiguration des processus.

Réingénérie n'existe pas. (Personne n'osera plaider la faute de frappe; un é à la place de ie, une faute de frappe ?)
  • « Toute forme de discrimination ou d'exclusion fondée sur la couleur… » - « Toute forme de discrimination ou d'exclusion fondées sur la couleur… »

LA PRESSE - CYBERPRESSE - STÉPHANE LAPORTE

Stéphane Laporte - Celui qui n’a jamais péché

Décevant. Très décevant. Quatre anglicismes dans un si court texte.

Et pourtant, Monsieur Laporte, vous avez du talent, vous; vous avez de l’humour, vous. Vous n’avez vraiment pas besoin de céder à cette mode ridicule de l’adultère linguistique.

Laissez ce péché aux autres, à ceux qui n'ont que cela pour créer l'illusion qu'il y a de la chair autour de leur os journalistique.

  • « Mais il y a un prêtre, doorman de confessionnal… » - « Mais il y a un prêtre, portier de confessionnal… »
  • « On dirait un quiz. Essayez de deviner à qui appartient le reste du visage. » - « On dirait un jeu-questionnaire. Essayez de deviner à qui appartient le reste du visage. »
  • « …Dieu prendrait ça pour du cash et qu’il me punirait. » - « …Dieu me croirait et qu’il me punirait. »
  • « …on ne deale pas avec les Colombiens. » - « …on ne traite pas avec les Colombiens. »

OQLF - Dealer


Le verbe
dealer, formé à partir de l’anglais