1 décembre 2014

Discours de Pierre Karl Péladeau - dimanche 30 novembre 2014

Mes chers amis

C’est un grand jour pour moi.

C’est un immense plaisir de vous voir aujourd’hui, dans ce comté où nous nous sommes d’abord rencontrés.

Il y a près de huit mois, je franchissais une étape importante dans ma vie : je quittais le monde des affaires pour faire le saut en politique.

Le 9 mars, je me présentais comme candidat pour le Parti Québécois dans le comté de Saint-Jérôme. J’en fus élu député et je le représente fièrement.

Aujourd’hui, c’est un saut aussi important.

Vous le savez, et ce n’est plus un secret, mais je vous annonce officiellement aujourd’hui que je serai candidat à la direction du Parti Québécois.

Vous l’aurez remarqué, je ne me suis pas précipité dans cette course.

Ces derniers temps, on m’a souvent demandé si je me présenterais. Et chaque fois, je répondais que j’étais en réflexion en toute sincérité.

Si j’ai longuement réfléchi, c’est que je voulais prendre toute la mesure de ce rôle.

Je voulais réfléchir à l’histoire de notre parti, et aussi, et surtout au projet de pays.

Je voulais me promener partout au Québec. Je l’ai d’ailleurs fait au cours d’une dizaine de réunion avec les militants, de Charlesbourg à Terrebonne, de St-Jean Chrysostome à Trois-Rivières et bien évidemment à Saint-Jérôme.

Vous le savez, j’ai passé l’essentiel de mon existence à créer de la richesse, des emplois et aussi à poursuivre l’œuvre de mon père qui voulait démontrer que les Québécois pouvaient et devaient réussir aussi dans le monde des affaires comme bien d’autres Québécois l’avaient fait dans d’autres champs d’activités.

Cela m’a appris une chose : il est absolument fondamental qu’un peuple contrôle son économie.

Maîtriser son économie, c’est être maître chez soi, c’est avoir le contrôle de son destin, ne pas être soumis à une volonté qui n’est pas prioritairement consacrée à nos concitoyens.

Être maître chez soi, c’est la grande leçon que nous ne devons jamais oublier de la Révolution tranquille, prélude à l’émergence des Québécois dans le monde économique.

J’ai travaillé, vous le savez, dans une entreprise qui joue un rôle majeur dans la culture québécoise.

Une culture que j’aime du fond du cœur, qui est l’expression de la personnalité profonde de notre Québec.

Une culture qui nous donne des raisons de vivre et dans laquelle Julie et moi éduquons nos enfants fièrement.

Une culture qui doit vivre, qui doit fleurir, qui doit rayonner.

Mon entreprise, je l’ai reçue en héritage de mon père, et je l’ai fait croître. Je ne suis pas parti de rien, mais de ce que m’a laissé un grand bâtisseur de notre Québec moderne. Je crois bien qu’il serait très fier de mon choix.

C’était un grand Québécois. Il a voulu faire la preuve que les Québécois étaient capables de grandes choses, qu’ils n’étaient pas nés pour un petit pain pour employer cette expression que tous connaissent.

J’ai travaillé à faire grandir ce que j’avais reçu. Et je ne suis pas le seul à avoir fait de même.

Chaque génération devrait se dire la chose suivante : lorsque vous avez autant reçu, il faut savoir donner davantage.


Nous devons énormément à ceux qui nous ont précédés.

Nous devrons en remettre encore plus à nos enfants. Et c’est pour cela que nous devons croire en la politique : pour bâtir ensemble un avenir encore meilleur.

Si je me lance en politique, c’est parce que j’ai envie de rendre au Québec ce qu’il m’a donné.

Je crois en la politique. On ne s’y lance pas à la légère. On s’y engage parce qu’on croit dans le plus profond de son être que c’est la manière la plus noble de servir son pays.

Et si je m’y suis engagé en ralliant le Parti Québécois dont je suis un fier membre aujourd’hui, c’est parce qu’il est celui qui a le mieux servi les Québécois et celui qui continuera à mieux les servir.

Le chef du PQ n’est pas le chef d’un parti parmi d’autres. Les Québécois sont plus exigeants envers lui qu’envers les autres chefs politiques. C’est normal. Le chef du PQ est celui ou celle qui désire accomplir ce qu’il y a de plus légitime dans la vie d’un peuple, faire de sa nation un pays.


Le chef du Parti Québécois doit rassembler. Il doit rassembler les souverainistes. Plus encore, il doit rassembler les Québécois, au-delà des étiquettes qui les divisent.

Car les Québécois ont beaucoup plus en commun qu’on ne le croit.

Nous partageons une langue, une culture, des institutions, un territoire.

Nous avons un même désir de pour suivre ensemble leur histoire. Nous avons traversé des épreuves, nous en traverserons d’autres.

Mais nous avons toujours décidé de le faire ensemble en sachant qu’ensemble, nous pourrions bâtir un Québec toujours plus beau, toujours plus riche, toujours plus juste.

La tâche du prochain chef du Parti Québécois n’est pas une mince affaire

Il devra d’abord reconquérir ceux et celles qui doutent maintenant des bienfaits d’être maître chez nous.

  
Notre parti est une institution robuste et fragile.

Il est robuste, car il a traversé de dures épreuves, au fil de l’histoire. Il a survécu à toutes les prévisions qui annonçaient sa disparition.

Il ne faut pas s’en étonner. Le Parti Québécois est le véhicule d’une aspiration indémodable, celle de la liberté de notre nation.

Mais notre parti est fragile. La défaite n’est jamais agréable et celle du 7 avril l’était encore moins. Elle nous a ébranlés. Elle m’a ébranlé aussi.

Certains sont tentés de baisser les bras. Ils ne devraient pas.

Car la défaite peut toutefois donner l’occasion de changer ce qui n’allait pas, de se donner une nouvelle direction.

On cherche à nous faire croire que la souveraineté est déphasée.

Cette idée s’est lentement installée.

C’est faux. C’est terriblement faux.

Dans de nombreux peuples, elle fleurit et elle pourra fleurir au Québec, mais nous devons en faire la preuve en partant à la rencontre des Québécois et des Québécoises.

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Le Québec traverse actuellement une crise majeure.

Jamais le gouvernement québécois n’a été aussi éloigné des intérêts des Québécois.

Il agit comme fossoyeur d’une multitude d’institutions, la dernière en date étant les CPE, qui ont fait du Québec une société distincte caractérisée particulièrement par un esprit de solidarité hérité de nos ancêtres qui ne l’ont pas eu facile.

Philippe Couillard travaille fort à obtenir le titre de pire premier ministre de notre histoire. Et tous, nous pouvons craindre qu’il y arrivera à brève échéance.

Il regarde notre peuple de haut, persuadé de tout comprendre ce qui lui échappe. Il pense et il agit comme quelqu’un qui veut avoir raison contre tout le monde.

Dans quatre ans, il nous faudra bâtir une grande coalition québécoise pour entreprendre la reconstruction du pays. C’est ce à quoi je m’efforcerai d’accomplir.

Cette coalition, il faut commencer à la bâtir maintenant. Il nous faut bâtir l’alternative crédible au gouvernement Couillard, qui inspirera chez notre peuple le goût du dépassement qui rend les grandes choses possibles.

Le choix sera clair : entre un parti qui se contente d’un espace réduit pour le Québec et un autre qui croit que les Québécois sont capables de prendre en main leurs destinées.

Entre un parti qui s’imagine que la solidarité coûte trop cher, que la culture coûte trop cher, que notre identité coûte trop cher, et un autre qui croit que la solidarité nous rend forts, que la culture nous rend fiers et que notre identité est notre héritage le plus précieux.

C’est une conviction que j’avais lorsque j’évoluais dans le monde des affaires. Elle est renforcée en politique : on ne fait rien de durable sans une vision claire.

Ce qui veut dire que cette coalition,elle avancera sous un étendard qu’elle ne cachera plus jamais : celui du pays québécois.

Je me souviens de mes jeunes années : la souveraineté avait quelque chose de romantique.

La souveraineté, c’est évidemment une question de cœur. Être chez soi, dans notre vrai pays comme tous les peuples qui ont eu le courage de s’affirmer.

La souveraineté, c’est aussi une question de culture. Vivre dans sa langue et ne pas voir l’État canadien saper nos efforts pour permettre notre épanouissement et notre rayonnement.

Toutefois, on le sait, notre cause a connu de meilleurs jours.

S’il faut en croire les prophètes de misère, le 7 avril les Québécois se sont massivement convertis au fédéralisme.

Ce n’est pas ainsi que j’ai compris leur message.

Pour plusieurs, la souveraineté est devenue bien lointaine et bien abstraite. Les tenants du fédéralisme l’ont réduit à la tenue d’un referendum divisant les familles. Je dirais plutôt qu’ils sont moins hostiles à la souveraineté qu’ils l’ont plutôt perdu de vue.

Comme s’ils ne voyaient pas à quoi elle pouvait servir et ce qu’elle pouvait nous apporter.

Ils nous ont dit : faites votre travail. Vous voulez faire la souveraineté ? Expliquez-nous pourquoi.

Je suis d’accord. Comment ne pas l’être ?

À ce grand élan du cœur dont je parlais doit s’ajouter une minutieuse et concrète démonstration des avantages du pays.

  

Nous devrons faire la preuve que du Québec-province au Québec-pays, les Québécois seront gagnants et que nous continuerons à réussir délivré des obstacles que l’État canadien aura mis sur notre chemin, pour ralentir notre légitime quête de liberté

Ce pays nous appartiendra, nous pourrons le faire fructifier pour nous avant tout, le faire pour nos enfants,le faire pour que nous soyons fiers des emplois et de la richesse que nous continuerons à créer au bénéfice de tous.

Nous n’aurons plus à quémander au gouvernement canadien l’aumône de cette fausse péréquation que l’on nous sert pour mieux nous endormir et nous assujettir à cette funeste conception que nous ne valons pas la peine d’être libre.

Pour parler du pays, il faudra sortir des sentiers battus.

Par exemple, on parle beaucoup d’environnement depuis quelques années. C’est une grande révolution des mentalités que nous avons connue : nous avons découvert que la planète est fragile, qu’il faut en prendre soin.

Nous avons compris qu’on ne saurait développer en saccageant. Le souci de l’environnement, c’est celui du monde dans lequel nous vivrons.

La question de l’environnement est bien plus concrète que certains veulent nous faire croire.

Entre le Québec et le Canada, un désaccord de plus en majeur se fait voir. Alors que le Québec opère un passage réussi vers l’économie verte, le Canada se contente de devenir un État pétrolier.

On le voit en ce moment avec le débat sur l’oléoduc. Philippe Couillard semble croire que le Québec doit consentir à l’oléoduc sans rien dire en guise de remerciements pour la péréquation canadienne. Je m’oppose à cette mentalité de porteur d’eau, fier de l’être et incapable de s’affirmer par lui même.

Il ne s’agit pas de s’opposer au développement. Mais le vrai développement est durable et intelligent. Le Québec a un privilège d’ailleurs. 

Ses intérêts économiques croisent ses intérêts écologiques. Nous ne devons sacrifier ni les uns, ni les autres.



Parce que de grands citoyens nous ont laissé des réalisations remarquables comme Hydro-Québec, cette richesse nationale qui produit de l’énergie hydroélectrique, verte et durable, nous pouvons et nous devons nous investir sur le chantier planétaire de l’écologie et offrir à notre jeunesse des opportunités de création de richesse bénéfique pour toute l’humanité aux prises avec le fléau de la pollution.

Plus prosaïquement aussi, nous le voyons avec le pont Champlain. Comment tolérer que ce soit le gouvernement fédéral qui décide pour le Québec dans une question aussi vitale que celle du transport ?

Mon expérience comme chef d’entreprise me vient à l’esprit. Il nous faut une vision d’ensemble de notre situation dans la fédération canadienne. Ce n’est qu’ainsi qu’on comprendra à quel point y appartenir nous limite notre potentiel d’enrichissement.

Les intérêts du Québec se déclinent sur plusieurs facettes. De la politique énergétique à la politique économique, de la question des transports à celle de l’accueil des immigrants, il faut toujours faire ressortir l’intérêt québécois.

Et c’est ainsi que les Québécois découvriront les avantages concrets de faire du Québec un pays.

Notre plus bel actif d’avenir, c’est notre jeunesse. Ils vivent pleinement la mondialisation, ils se sentent pleinement Québécois, ils ne ressentent aucune contradiction entre les deux.

Ils ne doutent pas de leur identité, et pourtant, ils ne voient plus comment la souveraineté pourrait leur servir.

Aux dernières élections, ils n’ont pas suffisamment rejoint le Parti Québécois.

L’immense opportunité qui s’ouvre à nous est de les intéresser aux défis de notre nation. Nous devons les convaincre de voir la souveraineté non pas comme un repli sur un Québec forteresse, mais comme la plus belle manière de se lancer à la conquête du monde.

Je vois des milliers de Québécois réussir sur tous les continents, et conserver un lien vivant avec leur pays. Tout comme ceux et celles qui, venant de l’extérieur, reconnaissent l’ouverture d’esprit et la générosité légendaire des Québécois.

C’est ainsi aussi que nous convaincrons nos compatriotes issus de l’immigration de rejoindre notre cause.

Une chose est certaine : le Québec est assez riche pour devenir un pays. Il le serait encore plus s’il était indépendant.

Je crois qu’il est possible de faire du Québec un pays français, prospère, et juste où chacun aurait la chance de réussir. Un pays qui réussira collectivement et qui rendra possibles des millions de réussites individuelles.

Je crois à une société prospère, vous le savez. Et je crois que la prospérité est la meilleure garante de la solidarité.

Celle que nous devons à ceux qui n’ont pas été privilégiés par leur naissance, nous ne devons jamais les abandonner.

Celle que nous devons aussi aux jeunes familles qui ressentent les contraintes épuisantes de la vie d’aujourd’hui et qui ont besoin d’un coup de pouce, de savoir que l’État est présent pour leur permettre de réussir.

La solidarité ne doit pas être qu’un slogan. Elle est concrète, ressentie et vécue.
  

Elle est inscrite dans le cœur de notre histoire. Elle a d’abord été une question de survie.

C’est cette solidarité dans nos villages et nos paroisses, dans nos villes et dans nos quartiers, qui a façonné cette sensibilité constituant aussi un des fondements de notre être et de notre culture.

Une petite nation francophone en Amérique ne pouvait pas faire autrement.

Nous nous sommes toujours entraidés. Nous n’avions pas le choix. Cela ne veut pas dire, pour autant, que nous ne croyons pas au succès individuel, à l’effort individuel, à la réussite individuelle. Peut-être aussi devrions-nous la célébrer encore davantage pour que nous puissions en être encore plus fiers collectivement.

Avec la Révolution tranquille, nous avons commencé à nous affirmer. Nous avons demandé à l’État de jouer son rôle et de tisser un filet social pour nous assurer que personne ne soit laissé pour compte. L’État doit être le gardien de notre solidarité. Car l’État n’est pas l’entreprise privée.

  
Évidemment, il faut moderniser l’État. Il faut le gérer avec rigueur. Gérer de manière rigoureuse nos finances, c’est une manière de tendre la main à ceux qui nous suivront.

Mais ce n’est certes pas en utilisant la vision unidimensionnelle du parti libéral, celle d’uniquement couper dans les dépenses dans la plus grande improvisation que nous nous engageons dans la voie de l’avenir. La création de richesse et l’investissement dans nos chantiers d’avenir ne font partie de leur réflexion ni de leur espérance.

Surtout, une gestion rigoureuse n’est pas une gestion sans ambition.

Par exemple, mon récent passage à Hydro-Québec m’a convaincu d’une chose : de grands projets susceptibles de conjuguer l’économie et l’environnement sont possibles.

Je pense ici à l’électrification des transports, qui n’est pas une utopie, mais un vrai projet de société.

Il faudra aussi identifier les filières, comme celle de l’aluminium, par exemple,qui sont les plus susceptibles de permettre le développement de l’économie québécoise dans le contexte de la mondialisation.

Je pourrais énumérer des tas d’exemples pour illustrer ce rôle de l’État qu’il nous faut réhabiliter.

C’est pour cela que j’ai soulevé à plusieurs reprises la question d’une politique industrielle québécoise. Il est insensé qu’il n’en existe aucune digne de ce nom en ce moment.

Mais qu’on me comprenne bien : dire que l’État peut jouer un rôle, cela ne consiste pas à nier cela des individus.

Il faut renouer avec l’esprit d’initiative au Québec. On le sait, les Québécois, en Amérique du Nord,trainent de la patte en matière de création d’entreprises.

Nous devons nous redonner confiance et nous inspirer des succès de nos grands Québécois comme mon père et bien d’autres Jean Coutu, Alain Bouchard, Serge Godin qui nous servent tous de mentors à la réussite.

Le Québec sera prospère et il sera juste.

Et ce qui rendra possible notre excellence dans le monde qui vient, ce sera encore l’éducation. L’éducation,l’enseignement et la connaissance nous ont extirpé de l’ignorance, le malheureux trait commun de ces peuples qui ont subi les affres de la colonisation.

Les Québécois n’ont pas toujours suffisamment valorisé l’éducation parce notre histoire nous a enseigné qu’il était préférable de nous maintenir dans l’état de dépendance aux élites.

Et nous traînons encore aujourd’hui ce boulet, comme en témoigne un taux d’analphabétisme alarmant ainsi qu’un niveau de décrochage scolaire inacceptable. Il est inconcevable dans une société moderne et développée. Nous devons continuer ce combat et en faire une priorité nationale.

Les Québécois, avec la Révolution tranquille, ont investi considérablement en éducation. Nous devions démocratiser l’accès à l’école. 

C’était la meilleure manière d’assurer une promotion sociale et de sortir de notre infériorité économique. Nous avons relevé ce défi brillamment.

Aujourd’hui,les Québécois sont appelés à réaliser un effort semblable. À notre époque, ce sont les peuples les mieux formés qui auront le plus de succès. L’école doit équiper nos jeunes pour un monde nouveau tout en leur donnant un ancrage solide dans leur société.

L’école doit former des citoyens. Elle doit transmettre une culture et elle doit le faire fièrement. C’est une mission essentielle qu’elle doit pleinement assumer. Voilà le véritable humanisme.
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Maintenant,vous me permettrez de vous parler d’une question qui me tient particulièrement à cœur. Notre monde change. Mais une chose ne change pas, toutefois c’est notre attachement à la culture québécoise. C’est notre volonté de la voir rayonner.

La diversité culturelle est une grande cause aujourd’hui. Il ne faudrait pas que la mondialisation pousse à la disparition des cultures. 

Notre culture, celle qui nous a permis de survivre,elle est le ciment qui nous unit.

Il serait funeste que la culture québécoise ne devienne qu’une culture de traduction, et qu’elle ne soit plus capable de réaliser de ses productions originales, qui permettent aux gens d’ici de se retrouver dans des œuvres qui touchent à leur réalité.

De Nelligan à Gaston Miron, de Félix Leclerc à Gilles Vigneault, d’Ariane Moffat à Louis Jean Cormier, de Marie Laberge à Dany Laferrière, le génie québécois a explosé et explose encore de partout.

J’ai eu l’occasion, dans ma carrière, d’œuvrer à la construction et à la diffusion de la culture québécoise. J’en suis profondément fier. Je crois que nous devons soutenir nos créateurs comme jamais.

Alors voilà ce à quoi je crois, chers amis. Je crois au Québec, j’ai foi en lui, j’ai foi en notre peuple.

Avec des demi-pouvoirs, avec des demi-moyens, nous avons survécu, puis nous avons réalisé de grandes choses.

Nous avons réussi à protéger notre langue et notre culture, puis nous leur avons donné l’occasion, depuis cinquante ans de s’épanouir.

Imaginez ce que nous ferions si nous savions tous nos moyens.

Imaginez si ces efforts étaient investis dans le développement de nos ressources, dans la création de richesses, dans la recherche d’une société plus juste et plus verte.

Imaginez si nous nous assumions, tout simplement, et nous mettions nos énergies à bâtir une société meilleure.

Mes amis, je me présente à la direction du Parti Québécois parce que je crois, sincèrement, qu’avec vous, il nous sera possible de faire un pas décisif dans la grande quête qui nous anime.

Notre peuple est capable de grandes choses. Il est capable de se donner un pays français, prospère, juste et qui donnera sa chance à chacun.

Ce n’est pas un homme qui fera du Québec un pays. Ce n’est pas un parti non plus. C’est le peuple québécois qui se dira oui, oui à lui-même. Mon rôle, notre rôle, c’est de l’amener à reprendre confiance en lui, à réussir un pays.


Merci !

11 novembre 2014

Réplique de Pierre-Karl Péladeau au président de la Fédération des Travailleurs du Québec, M. Daniel Boyer

Ni à gauche, ni à droite.

Pour employer la formule de Bernard Landry, l'indépendance est en avant.

C'est d'ailleurs ce que l'on doit retenir de la consultation et du mouvement indépendantiste de Catalogne qui regroupe un large éventail du spectre politique : du parti de gauche, Esquerra Republicana de Catalunya et du centre, Convergencia i Unio, ainsi qu’une mobilisation importante de la société civile. 

J’invite les dirigeants de la FTQ à y réfléchir pour l'avenir du Québec.

Par ailleurs, sur le fond des choses, le président de la FTQ, Daniel Boyer, reprend les demi-vérités chargées d’une propagande sans nuance.

La vérité c'est qu'il y a eu 3 conflits durant les 14 années où j’ai eu le privilège de diriger Québecor. Il n’est pas inutile également de dire que durant cette période, des dizaines de conventions collectives ont été renouvelées.

D’abord en 2002, Vidéotron requérait un changement de culture historiquement empreinte d’un monopole, alors qu’elle devait dorénavant évoluer dans un nouvel environnement concurrentiel représenté notamment par Bell qui générait déjà à l’époque, plus de 7 milliards de bénéfice d’exploitation.

Tous les clients - ce qu'ils étaient convenus d'appeler les abonnés - se plaignaient du service que leur procurait l'entreprise : pas de réponse au téléphone, retards pour les installations et j'en passe. Il est utile et nécessaire de mentionner que le conflit a démarré par une grève que l’entreprise ne pouvait laisser déraper en raison des dispositions du Code canadien du travail qui s’applique aux entreprises de télécom.

Le conflit a d'ailleurs été perturbé par de nombreux actes de vandalisme sanctionnés par les tribunaux et s’est soldé par la condamnation de 8 employés membres de la FTQ.

Entre-temps, Vidéotron s’est hissée au rang d’entreprise préférée des Québécois depuis les 9 dernières années et a surtout créé près de 5 000 nouveaux emplois. C'est un succès sur toute la ligne et j'en suis très fier.

Alors que les télécoms devenaient le potentiel de développement et de création d'emplois, ce que le président de la FTQ Daniel Boyer semble avoir volontairement omis de mentionner, la situation était bien différente dans la presse écrite.

Le rôle d'un leader est d'anticiper. C'est ce qui m'apparaissait incontournable pour les quotidiens que mon père avait fondés. 

Maintenant, quelques années plus tard, nous assistons à un raz-de-marée de diminution d'effectifs et de précarité financière dans des entreprises qui, il y a 20 ans, régnaient en roi et maître dans le domaine des médias : le New York Times, le Washington Post, Libération, Le Monde, et au Canada, la faillite de Canwest Média sans parler des récentes coupures au Soleil. Daniel Boyer est d'ailleurs étrangement silencieux là-dessus. 
Imaginez-vous, l'Unita, le journal du Parti communiste Italien, fondé et animé par Antonio Gramsci, le secrétaire général qui fut emprisonné par Mussolini, a fermé ses portes en juillet 2014. 
Et la liste est malheureusement encore très longue.

Alors, selon M. Boyer, j'aurais commis une erreur d'anticiper le renversement de situation et demandé des aménagements à une convention collective d'une autre époque ponctuée de dispositions comme la semaine de 4 jours, 6 semaines de vacances payées à temps double, le remplacement d'employés en congé de maladie par un équivalent de postes payés à temps double et, une litanie de dispositions qui amenaient le Journal dans l’impasse et les pertes d’exploitation.

Mon rôle M. Boyer n’était pas de fermer le journal que mon père a fondé et qui constitue la base de Québecor. Mon rôle c'était de continuer à offrir des emplois à toutes les familles, dont les employés, dans les nombreux domaines où ils évoluaient (publicité, imprimerie, distribution, etc …) et qui continuent de bénéficier des meilleures conditions de travail dans l'industrie.

Au Journal de Montréal, vous devriez savoir que l'exécutif syndical a signé une entente le 27 décembre 2008 à la suite de ma rencontre personnelle avec le président du syndicat, Rénald Leblanc, tenue à ma demande dans un café de la rue Bernard le 24 décembre 2008. Cette entente reprenait les termes de l’entente du Journal de Québec avec l’obligation de négocier sur cette base au retour des vacances. Ce qui fut fait pour ensuite voir très rapidement la direction syndicale renier leur signature et déchirer l'entente.

Vous croyez M. Boyer que c'est équitable cette façon de faire ? Tout comme l'entreprise se doit de respecter sa signature, je crois que les obligations syndicales sont similaires. Sinon, ce sera toujours deux poids, deux mesures.

Le syndicat a préféré siphonner le fonds de grève recueilli durant les 30 années précédentes plutôt que pourvoir à cette fameuse solidarité que l'on entendait sur les lignes de piquetage.

Une fois le fonds épuisé, le conflit s'est terminé et les employés qui ont refusé pour un grand nombre d’entre eux, de façon volontaire, de revenir au Journal, ont reçu des indemnités de départ les plus généreuses dans l'industrie : + de 20 Millions $.

Voilà la vraie histoire des fameux 14 lock-out M. Boyer.

Espérons que la FTQ et sa direction vont évoluer et emprunter une nouvelle orientation pour que tous les Québécois s'enrichissent et que nous puissions faire du Québec un pays. L'action historique du mouvement syndical au Québec est trop importante pour que nous la laissions à ceux qui veulent continuer à la déployer dans l'adversité plutôt que vers la réussite de nos citoyens et de notre pays, le Québec.

Pour ceux que ça intéresse, en 2010, mon collègue Jean François Lisée avait offert une tribune de négociation à Claudette Carbonneau et moi à l’époque sur son blogue :


1 novembre 2014

Oléoduc


Puisqu'il s'agit du Canada, ce sont les intérêts canadiens qui prévaudront dans l'analyse et la décision de l'office national de l'énergie. 

Peu importe les intérêts du Québec, nous subirons les conséquences de cet ouvrage sans aucune compensation sinon quelques taxes foncières payées aux municipalités qui seront traversées.

Ce n'est pas le gouvernement du premier ministre le Dr. Philippe Couillard qui saura faire le travail pour défendre nos intérêts. Sa théorie est que c'est le tribut que nous avons à payer pour faire partie de la fédération canadienne.

Pipeline Énergie Est

OTTAWA PREND LE CONTRÔLE DU PROJET TRANS CANADA

31 octobre 2014 |Alexandre Shields |
Actualités sur l'environnement

Même si les travaux préliminaires en milieu marin de TransCanada n’ont pas pu être complétés, les documents officiels déposés jeudi précisent les détails du projet. Photo: Clement Sabourin Agence France-Presse Même si les travaux préliminaires en milieu marin de TransCanada n’ont pas pu être complétés, les documents officiels déposés jeudi précisent les détails du projet.

Avec le dépôt officiel jeudi du projet Énergie Est à l’Office national de l’énergie, le gouvernement fédéral prend désormais le contrôle de l’évaluation de ce pipeline qui fera du Québec le point le plus névralgique au Canada pour l’exportation de pétrole albertain. Un pipeline qui doit parcourir plus de 700 kilomètres du sud de la province, traverser plusieurs rivières majeures et poser de multiples risques environnementaux.

Les documents déposés par TransCanada à l’Office national de l’énergie (ONE) sont à la mesure de ce projet industriel de 12 milliards de dollars. Pas moins de 30 000 pages détaillent les moindres aspects du plus important projet de pipeline en Amérique du Nord. Une infrastructure conçue pour permettre l’exportation de pétrole des sables bitumineux, mais aussi de pétrole de schiste. La pétrolière n’a toutefois pas précisé jeudi les proportions de l’un et de l’autre.

Quoi qu’il en soit, le volume d’énergie fossile demeure le même : 1,1 million de barils de brut circuleront dans le sol du sud du Québec chaque jour — l’équivalent de 1335 wagons-citernes — dans un pipeline d’un mètre de diamètre. L’imposant tuyau qui devra être construit au Québec aura une longueur de plus de 700 kilomètres, soit près de la moitié de toute la longueur de pipeline à bâtir pour réaliser le projet de la multinationale albertaine.

Villes et rivières

Le tracé est d’ailleurs désormais très détaillé, même si le projet n’a pas encore fait l’objet de consultations publiques autres que celles menées directement par TransCanada.

Les cartes fournies par la pétrolière indiquent que le pipeline traversera non seulement de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de plusieurs dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent. Parmi celles-ci, on retrouve Lachute, Louiseville, Mirabel, Repentigny, Berthierville, Louiseville, Trois-Rivières, Portneuf, Donnacona, Lévis et la région du Témiscouata. Des tuyaux secondaires permettront de transporter du brut vers Montréal, Lévis et Cacouna.

Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d’eau potable par les municipalités. Le tuyau transportant du pétrole de schiste et des sables bitumineux traversera notamment la rivière des Outaouais, la rivière des Prairies, celle des Mille-Îles, la Saint-Maurice, la Sainte-Anne, la Batiscan, la Chaudière et la rivière Etchemin.

Qui plus est, le tuyau chargé d’or noir traversera le fleuve Saint-Laurent à Saint-Augustin-de-Desmaures, un peu en amont de Québec. Se faisant, il passera au travers d’une réserve naturelle abritant une biodiversité unique au monde. Le ministère de l’Environnement du Québec a d’ailleurs autorisé la pétrolière à effectuer des forages près de celle-ci. Enfin, le pipeline longera parfois l’autoroute 40, en plus de passer sous l’autoroute 20 dans le secteur de Lévis.

Sans oublier le port pétrolier qui sera construit à Cacouna. Dans les documents remis à l’ONE — dont plusieurs sont uniquement disponibles en anglais —, TransCanada reconnaît clairement que le terminal où seront chargés les pétroliers sera construit directement dans l’« habitat critique » du béluga du Saint-Laurent. L’entreprise souligne aussi le risque que représente la pollution sonore sous-marine. Mais elle estime que la présence de la jetée de 500 mètres où viendront s’amarrer des pétroliers de 250 mètres de longueur n’aura pas d’impact sur les bélugas.

L’ONE a donc désormais le contrôle sur l’étude du dossier. L’organisme, qui relève directement du bureau du premier ministre, a 15 mois pour étudier le projet et formuler des recommandations.

C’est dans le contexte des audiences publiques à venir au fédéral que le gouvernement Couillard pourra présenter sa position. S’il ne cache pas son préjugé favorable envers le projet pétrolier, le gouvernement a réaffirmé jeudi sa volonté de mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour étudier le projet de pipeline et celui de port. Mais aucun détail n’a jusqu’ici été précisé, notamment sur les échéanciers. Le Québec sera prêt « à temps » pour les audiences de l’ONE, a dit jeudi le ministre de l’Environnement David Heurtel.

Processus restrictif

Le hic, a déploré le directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault, c’est que le processus de l’ONE est très restrictif. Ainsi, les intervenants qui veulent prendre part aux audiences doivent démontrer la pertinence de leur intervention. Et ils n’ont pas le droit d’aborder les impacts de ce projet sur les émissions de gaz à effet de serre du Canada. Pas question non plus de discuter de l’épineux dossier de la production du pétrole des sables bitumineux.

M. Guilbeault s’inquiète aussi du « retard » pris par le Québec dans le dossier. « Nous n’avons aucune indication quant au processus qui guidera le BAPE. On nage en plein brouillard. Ça m’inquiète, quand on se rappelle le cafouillage autour des travaux préliminaires à Cacouna. » Dans le cas des travaux autorisés par le gouvernement Couillard dans la pouponnière de bélugas du Saint-Laurent, le feu vert a été donné sans avis scientifique ou évaluation des risques environnementaux.

Robert Michaud, spécialiste qui étudie l’espèce depuis plus de 30 ans, a d’ailleurs déploré la décision de TransCanada de maintenir son projet de port à Cacouna. « J’espérais que TransCanada écoute les multiples préoccupations soulevées au cours des derniers mois et présente une alternative pour cette composante du projet. J’ai la conviction que ce projet est incompatible avec la conservation des bélugas du Saint-Laurent. »

Avec le projet de TransCanada et l’inversion de l’oléoduc 9B d’Enbridge, ce sont 1,4 million de barils de pétrole brut de l’Ouest qui couleront chaque jour vers le Québec d’ici 2018. C’est l’équivalent de la moitié de toute la production des sables bitumineux attendue en 2020.

À la clé, les retombées économiques présentées par TransCanada devraient être majeures au Canada. Selon une fiche d’information produite par l’entreprise, le projet doit générer au Québec 2400 emplois directs durant la construction, soit sept ans. Ensuite, le pipeline et le port de Cacouna doivent générer un total de 133 emplois directs.

Le projet Énergie Est de Trans Canada



Publié par Pierre Karl Péladeau
sur sa page Facebook, le 31 octobre 2014

Sachant que la famille Desmarais est le plus important actionnaire de Total, tel qu'en témoigne cet extrait de leur site web, considérant que Total est l'un des plus importants exploitants albertains du pétrole extrait des sables bitumineux, devant la volonté du premier ministre le Dr Couillard de proposer une sortie du pétrole par notre fleuve St-Laurent par port d'exportation (Cacouna) via le pipeline de Trans Canada Énergie Est et compte tenu du peu d'empressement que le gouvernement engage pour le développement de l'électrification des transports qui va à l'encontre des intérêts économiques des pétrolières, posons nous la question: qui seront les grands bénéficiaires de cette politique ?

Alors que les américains refusent l'accès vers le sud avec le projet Keystone actuellement suspendu notamment en raison des pressions faites par les environnementalistes et que l'ouest canadien est également bloqué en Colombie-Britanique avec celui du Northern Gateway, le résultat est le suivant : il n'y a que l'ouverture vers l'est par pipeline ou le transport ferroviaire que les experts disent coûter $20 le baril qui serait ainsi épargnés pour le bénéfice des actionnaires de Total par l'oléoduc.

Rien pour le Québec là-dedans sinon les risques environnementaux et les possibles tragédies comme celle du Lac Mégantic.

Doit-on aussi se remémorer que le programme du Parti Québécois durant la dernière campagne électorale menée par Madame Marois tablait sur un vaste chantier de l'électrification alors que le budget Leitao relègue cette initiative en sous-traitance à Hydro-Québec ? 

Par manque de vision ou d'assujettissement aux intérêts économiques contraires à ceux du Québec, nous voici orientés vers une économie pétrolière alors que nous disposons, dans notre pays, de la plus écologique, la plus durable et la plus amicale envers la planète des énergies : l'hydro-électricité. 

Funeste sort que nous propose le gouvernement du premier ministre.

n.b. La capitalisation boursière de Total dépasse les 100 milliards d'Euros.


30 octobre 2014

Entente (secrète) entre Gesca et la Société Radio-Canada!

Voici ce que Patrick Bourgeois a obtenu le 4 avril 2008 en vertu de la « Loi sur l'accès à l'information ».

Il s'agit de l'entente entre Guy Crevier, alors président et éditeur de La Presse, et Sylvain Lafrance, alors vice-président de la Radio française et des nouveaux médias de la Société Radio-Canada; entente signée le 18 janvier 2001.

Pour voir le document, veuillez CLIQUER ICI.

22 mars 2014

Lettre de Pierre Falardeau à son fils (1995)

Lettre à mon ti-cul 

Montréal, le 30 mai 1995 

Salut, Jérémie, 

On se voit pas très souvent. Je suis toujours à courir à gauche et à droite. J'essaie de faire ma petite part pour l'indépendance. J'écris des articles, je prépare un film, je fais des discours un peu partout. Hull, Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec. Je mets l'épaule à la roue, comme on dit. Un simple militant parmi tant d'autres dans la lutte commune. 

J'arrive à la maison, le soir, mort de fatigue. Des fois déprimé à mort, d'autres fois chargé à bloc. Quand je te change de couche, tes sourires et tes guili-guili me remontent le moral. Je t'écoute rire et ma fatigue disparaît. Je te regarde me regarder, l'air heureux, et je suis heureux à mon tour. Je renais à la vie. Tu me redonnes le goût de continuer à me battre. Un bon départ pour un ti-cul de trois mois! 

Dans quinze ou vingt ans, tu liras peut-être cette lettre. À ce moment-là, ton père sera devenu un vieil homme. Vainqueur ou vaincu, peu importe. Au moins, tu sauras qu'il n'a pas reculé, qu'il n'a pas courbé la tête, qu'il ne s'est pas écrasé bêtement par paresse ou par lâcheté. Tu sauras qu'il s'est battu pour la cause de la liberté comme tu devras te battre à ton tour. C'est la loi des hommes, la loi de la vie. 

Cette lutte pour la libération de notre pays dure depuis deux cent trente-cinq ans. Avec des hauts et des bas. Des défaites graves, parfois des victoires. Des moments d'enthousiasme. De longues périodes de repli et d'écrasement. Bien des combats, mais aussi des reculs déshonorants. Et pourtant! 

Nous résistons toujours. Depuis 1760, nous continuons à résister. 

Nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l'argent, la force. Nous n'avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la télévision, la radio, les journaux. Nous n'avons que nos bras, nos jambes et nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n'avons que l'imaginaion, le courage, l'espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être, la force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d'un mur de béton. Le mur finira par s'écrouler. 

Nous pouvons vaincre. Nous devons vaincre. Pas le choix. Le temps nous est compté. Nous sommes au pied du mur. L'indépendance n'est pas une lutte constitutionnelle, comme aime à le répéter le bouffon à la gueule croche, mais une lutte pour la vie ou la mort. Et la mort des peuples, c'est aussi la mort de quelqu'un. 

Nous pouvons vaincre. Si nous le voulons. Seulement si nous le voulons. Notre pire ennemi, c'est nous-mêmes. Notre paresse. Notre stupidité. Notre manque de constance. Notre sens congénital de la culpabilité. Notre manque de confiance. 

Y a des jours, Jérémie, j'ai l'impression qu'on n'y arrivera jamais. Je regarde aller nos élites, comme certains se nomment eux-mêmes, et ça me donne envie de vomir. La petitesse de ceux qui nous trahissent et nous vendent, depuis plus de deux cents ans, pour quelques médailles et une poignée de dollars me lève le coeur. La mollesse de ceux qui tentent de résister et de défendre le peu qu'il reste à défendre me désole. C'est vrai que souvent notre seul accès au réel passe par les journalistes à gages ou les autres, cyniques et désabusés, qui à force de vouloir avoir l'air objectifs penchent toujours du côté du plus fort. Entre le fort et le faible, entre l'exploiteur et l'exploité, entre le colonisateur et le colonisé, il n'y a pas de place pour ce qu'ils appellent doctement l'objectivité. Cette pseudo-objectivité est en soi un choix politique. C'est une trahison. On est d'un bord. Ou de l'autre. 

Mais il y a plus grave encore que la mollesse des chefs. Il y a la mollesse du peuple. La mollesse de ceux qu'on appelle les mous, qu'on traîne comme un boulet et qui nous entraînent vers le fond comme des bottines de ciment. Notre propre mollesse. À chacun d'entre nous. Nos querelles intestines. Nos divisions incessantes. Ce ton pleurnichard et enfantin dans la défense corporatiste des petits intérêts de chacun, jeune ou vieux. Moi. Moi. Moi. Toujours moi. Toujours des consommateurs. Jamais des citoyens responsables. Responsables d'eux-mêmes, des autres, de la société, du pays. Mes privilèges, mes droits. Toujours. Jamais mes devoirs. 

Où sont-ils les intellectuels, les artistes, les savants? Où sont-ils les artisans, les ouvriers, les syndicalistes? Où sont-ils les cultivateurs, les étudiants, les jeunes travailleurs? Et les autres? « Où êtes-vous donc, bande de câlices? » comme disait le cinéaste Gilles Groulx. 

Au baseball? Au centre commercial? À Paris? À New York? Chez Citadelle, en train d'acheter une piscine hors-terre? Dans le garage en train de faire reluire un tas de tôle? Dans la cour en train d'éliminer les pissenlits à grands coups d'insecticide? 

Chacun est responsable. Personnellement. Responsable de tous. Responsable de tout. Quelles que soient sa langue, son origine ethnique et la couleur de sa peau. Il y a un prix pour la victoire. Il y a un prix pour la défaite. Le moment venu, chacun devra rendre des comptes. 

Dans quinze ou vingt ans, Jérémie, je ne sais pas trop où tu en seras. Mais je sais une chose : aujourd'hui, moi, je vais me battre. Avec passion. Avec rage. Avec méchanceté. Comme un chien. Avec les dents et les griffes. Je vais me battre avec d'autres, plein d'autres qui eux aussi veulent se battre, écoeurés de perdre. 

J'en ai assez. Cette fois-ci, il n'est pas question de reculer. Nous pouvons vaincre. Il s'agit de le vouloir. 

Salut, Jérémie! Je te laisse sur ces deux citations : 

« Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver. » (Gaston Miron) 
"By any means necessary" (Malcolm X) 


Ton père, Pierre Falardeau

13 juillet 2013

Message à Daniel Breton

En réaction à l'article du « Le Devoir » de ce matin.

Monsieur Daniel Breton,

Un premier pas essentiel: l’électrification des transports publics (trains, monorails, autobus, etc.)

En parallèle, planifions la production, au Québec, de différents modèles de voitures électriques. Nous avons le moteur-roue, de l’aluminium (ne rouille pas), des piles très performantes développées par Hydro-Québec. 

Je suis convaincu que ça ferait un malheur: développement durable, savoir-faire exportable, etc. Tout cela nous permettra de ne pas procéder à la fracturation de notre sous-sol que ce soit pour du gaz ou du pétrole; restera l’extraction traditionnelle de l’un ou l’autre, le cas échéant.

15 mai 2013

Le Parti québécois, QS, Option nationale, le PLQ et la CAQ


Pourquoi le Parti québécois a-t-il raté la fusion municipale de Montréal? Parce qu’il a voulu faire plaisir à tous les roitelets: 103 élus pour gérer UNE ville, plus qu’à New York ou Toronto. Imaginez le désastre à l’échelle d’un pays. 

Pourquoi le PQ a-t-il raté sa mission de faire du Québec un pays? Parce qu’il veut faire plaisir à tout le monde pour prendre et garder le pouvoir afin de gérer une province.

Jamais l’indépendance du Québec ne se fera à moins d’un immense ménage dans les partis politiques et, au premier chef, au Parti québécois qui, depuis sa création, n’a jamais proposé l’indépendance par manque de confiance au peuple du Québec. 

Faut-il se débarrasser du PQ? Pas nécessairement. Le premier geste que ce parti devra poser c’est de mettre Pauline Marois et toute sa garde rapprochée à la porte (et sans récompense politique) pour enfin faire de ce parti ce qu’il n’a jamais été, un parti indépendantiste.

Ensuite, si la CEIC réussit à démasquer l’ampleur incroyable qu’ont prise la corruption et la collusion au Québec, le PLQ implosera. Bon débarras!

Québec solidaire est peut-être un parti de gauche (caviar), mais il n’est certes pas indépendantiste. 

La Coalition Avenir Québec, un clone avorté du PLQ, est promise à un brillant avenir dans les bas-fonds immondes de la politique au Québec. 

Reste Option nationale qui, lors de son Congrès, a rejeté à trois reprises le projet républicain.

Vraiment, on est mal barrés.

Alors quand j’écris qu’il faudra procéder à un immense ménage politique ce n’est pas pour rien.

17 avril 2013

Pierre-Karl Péladeau, président du CA d’Hydro-Québec: un soufflet appliqué avec fermeté à Paul Desmarais


Ce n’est un secret pour personne que Paul Desmarais a depuis quelques années utilisé ses valets et ses sbires du PLQ, et particulièrement Jean Charest, pour se positionner en prévision d’une privatisation par étapes d’Hydro-Québec et de l’eau, notre possession collective, notre « or bleu ».

La nomination de PKP vient mettre un terme à ce détournement de notre richesse collective vers le privé « desmaraisque ».

Je ne crois pas que Péladeau aurait abandonné le moteur roue de Marcel Couture.

Je ne crois pas que Péladeau aurait bradé les richesses de l’île d’Anticosti à Pétrolia comme l’a fait le PLQ.

Je crois qu’avec Péladeau, le monorail Montréal-Québec aura plus de chances d’être mis en chantier.

La nomination de Pierre-Karl Péladeau réhabilite l’expression « servir ».

Je n’ai jamais supporté qu’on me dise que les politiciens ou les dirigeants des organismes publics ont accepté ou ont consacré leur vie à « servir » le Québec. Je ne l’ai jamais accepté tout simplement parce que ce n’était pas vrai. Charest a « servi » le Québec? Mon oeil.

Péladeau, lui, a demandé à servir, et ce, gratuitement contrairement à tous ceux qui se sont targués d’avoir ou de vouloir servir les Québécois.

Connaissez-vous un seul autre politicien ou dirigeant d’organisme public, indépendant de fortune, qui a accepté une charge publique sans rémunération? Moi pas.

Autre bonne nouvelle, Thierry Vandal aura intérêt à marcher droit.

20 mai 2012

La France doit retirer la Légion d'honneur à Jean Charest !

Voici le texte de la lettre. Vous n'avez qu'à le recopier, à le signer de votre nom et puis à l'envoyer à l'adresse suivante : 



Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
ou par Internet au :
http://www.elysee.fr/ecrire/

À François Hollande
Président de la République française

Monsieur le Président,

Les Québécois vous prient de retirer la Légion d’honneur que votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy, a remise à Jean Charest pour plaire à leur ami commun Paul Desmarais.

Jean Charest vient d'attaquer les libertés fondamentales des Québécois. Sa Loi 78 instaure l'arbitraire, criminalise le droit de manifester et bafoue le droit fondamental à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association.

Il s’est donc, de ce seul fait, rendu indigne non seulement de gouverner le Québec, mais il a aussi déshonoré la Légion d’honneur que la France lui a remise.

Je le sais, vous étiez le candidat favori des ressortissants français vivants au Québec et aussi le mien.

Je sais aussi que vous ne sauriez tolérer un tel affront, vous qui protégez par-dessus tout les valeurs de la France « Liberté, Égalité, Fraternité » que Jean Charest vient de bafouer.

Je vous remercie de m’avoir lu et espère, au nom du peuple québécois, obtenir votre assentiment à ce retrait et dans le plus grand déshonneur.

(Inscrire ici votre nom)
Citoyen du Québec

14 mars 2012

Charest et le PLQ endettent volontairement le Québec




De 108 milliards $ en 2008, la dette du Québec atteint aujourd’hui plus de 245 milliards $.

Voilà le résultat de huit ans au pouvoir de Charest et du PLQ.

Il faut savoir que cet endettement extraordinaire du Québec est volontaire, voulu et planifié par le PLQ et Charest. Pourquoi ?

Charest et le PLQ prennent tous les moyens pour nous endetter autant dans le but de convaincre les Québécois que leur seule porte de sortie sera de privatiser Hydro-Québec notre trésor collectif.

Et pour qui le PLQ et Charest trahissent-ils tous les Québécois ?

Je vous le donne en mille : pour Desmarais qui cherche à se diversifier pour éviter de trop souffrir de la crise économique imminente.

Vivement des élections qu’on lui montre la porte de sortie et qu’on rétablisse la situation économique du Québec !

24 février 2012

Les journalistes de La Presse ne pourront pas toujours ne pas en parler.

« Desmarais, la dépossession tranquille » de Richard Le Hir À paraître en avril.


Sur la base des conclusions de ce livre et de la cinquantaine de chroniques que Richard Le Hir a  publiées sur ce sujet sur Vigile depuis deux ans, il a demandé et obtenu la tenue d'une enquête du Commissaire au lobbyisme sur les activités de Power Corporation

29 janvier 2012

Ce matin, dans Twitter. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Moi, ça m’enrage.

Le Parti québécois gazouillait à qui mieux ses résolutions.

J’ai alors commencé à les paraphraser et à gazouiller, à mon tour, ce que j’aurais voulu que le PQ décide.

Voici ce que ça a donné. Certains péquistes n’ont pas apprécié, démontrant ainsi leur volonté de ne pas conduire les Québécois à l’indépendance.

EXCLUSIF - Le 15 février (15 février 1839), #Marois déclarera l'indépendance du Québec. Adoptée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le 16 février, #Marois déclenchera la rédaction de la Const de la Répub du QC Adoptée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Dernier sondage Appuis à la souveraineté : La population du QC = 43 % Le Conseil national du PQ = 28 % #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #CNPQ rejette une proposition visant à faire du Québec une république. Rejetée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #PQ constate son incapacité à faire l'indépendance et #Marois propose sa dissol. Adop à l'unani! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #PQ exigera une enquête du vérificateur général sur l'Île Bizard et ses bizarreries. Adopté. #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Stéphane Dion aurait été approché pour joindre le #PQdSac #instancePQ #assnat #polqc

Comble de l'hypocrisie et du détournement de pensée! #Marois cite #Bourgault ! #instancePQ #polqc #assnat

Le PQ est vraiment devenu un cul-de-sac !

PQdSac !

24 janvier 2012

Réponse à Marissal

QUI A TORPILLÉ DUCEPPE - Vincent Marissal

Mon commentaire 

"Encore une fois vous faites preuve d'une grande malhonnêteté. J'espère que le Conseil de presse sévira. Vous tentez maladroitement de faire porter le débat sur la source de la fuite alors que ce qui est en cause c'est le "traitement" que La Presse a réservé à cette affaire.

Voici un extrait du texte de Richard Le Hir vers lequel vous avez mis un lien en espérant sans doute que l'internaute moyen vous croirait sur parole sans aller vérifier. Vieille tactique.

"Dans une opération d’une rare brutalité digne des coups les plus fumants réussis par le grand magnat de la presse William Randolph Hearst aux États-Unis au début du siècle dernier, Duceppe est passé de vie à trépas. En effet, samedi matin, La Presse frappait un grand coup. Le tiers supérieur de sa première page lui était consacré, avec une photo bien léchée mais « vacharde » à souhait, et un texte faisant état d’une « utilisation douteuse des fonds publics ». Fatal à souhait.

La manœuvre est tellement grosse qu’elle mérite qu’on s’y arrête. Sur la photo, Duceppe apparaît renfrogné et buté. Ses yeux sont exorbités et ses lèvres pincées. La tête rentrée dans les épaules, il a l’air furieux. Le message de la photo est clair, c’est un sale type. Quant au texte, il est formulé pour démolir Duceppe dans l’opinion publique sans exposer son auteur ni La Presse au risque d’une poursuite judiciaire."

Voilà tout est maintenant dit et surtout tout est maintenant clair."

3 janvier 2012

Le temps est venu de mettre les points sur les « i » !

Élément nouveau - Gilles Rhéaume a été coopté président du R.I.N. en son absence (voir photo) !


Bonjour à tous les membres du R.I.N. !

Sachez, tous, que :

1 - le 26 décembre 2011, j’ai écrit ce qui suit à M. Gilles Rhéaume : « Je voulais aussi vous mettre en garde et vous aviser qu'il est de plus en plus évident que le R.I.N. a été noyauté. Soyez donc très prudent ! »

2 - le 27 décembre 2011, j’ai écrit ce qui suit aux membres du Bureau du R.I.N. (Jean-Claude Pomerleau, Julien Bonnier, Lise Pelletier, Antoine Bilodeau et je réalise aujourd’hui que dans mon empressement, j’ai oublié Jean-Jacques Nantel, avec copie à Richard Le Hir et Rhéal Mathieu): « J'appuie l'analyse de Richard et particulièrement les 2 derniers paragraphes.
J'ai été le premier à comprendre le "jeu" de Rhéal Mathieu; j'ai démissionné parce que je savais que je n'avais pas ce qu'il fallait pour lutter contre une telle attitude et aussi, parce que, connaissant le professionnalisme de Richard, il accepterait de prendre la relève. Ai-je eu raison, ai-je eu tort ? Peu importe. Ce qui est un fait, c'est que la situation a continué de dégénérer, malgré les "bonnes nouvelles" dont Rhéal Mathieu fait état dans son message à Richard.
J'ai démissionné en janvier 2011, mais j'ai suivi le R.I.N. à la trace depuis. Ah oui ! Je suis redevenu membre du R.I.N. depuis septembre dernier et je n'ai toujours pas reçu ma carte de membre. J'ai en dossier le chèque encaissé par le R.I.N. pour le prouver. Un autre hasard ! »

Voici les 2 derniers paragraphes du courriel de Richard Le Hir à Rhéal Mathieu ainsi qu’aux membres du Bureau : « Quelle que soit la valeur de Gilles Rhéaume - et je ne la mets aucunement en doute - les conditions dans lesquelles il est devenu président du RIN ne passent pas la rampe de la légitimité.
Je maintiens par ailleurs que tu n'as pas ta place au RIN, que tu es un danger pour celui-ci et pour nous tous, et sois assuré que je ferai le nécessaire pour que cela se sache partout où ce sera utile, à moins que tu ne te retires de toi-même. »

4 - Le 1er janvier 2012, le secrétariat du R.I.N. a fait parvenir aux membres un courriel accompagné d’un bilan de ses activités. Un texte et un courriel non-signés. Étonnant pour un organisme comme le R.I.N.

Sachez que ce « Bilan » est truffé de faussetés et de mensonges. Je ne comprends absolument pas pourquoi les membres du Bureau, mentionnés plus haut, ont accepté que ce texte soit envoyé aux membres.

Le Bilan est signé « Secrétariat du R.I.N. » au lieu d’être signé par le secrétaire du R.I.N., Antoine Bilodeau. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il a été rédigé par quelqu’un d’autre.

Les faussetés du Bilan :

1 - « En décembre 2010, Richard Le Hir a décidé d’adhérer au RIN. On a donc, à ce moment-là, avec d’autres militants du RIN, constitué une équipe d’analystes qui n’a pas d’équivalent ailleurs. » FAUX. L’équipe d’analystes a été créée lorsque Richard Le Hir a accepté de devenir président « pro tempore » du R.I.N. après ma démission en janvier 2010.

2 - « Suite aux événements de février dernier, après l’annulation du projet de manifestation devant l‘Assemblée nationale, Michel Laurence a décidé de se retirer du RIN. » FAUX. J’ai démissionné en janvier 2010 en évoquant des problèmes personnels. C’était pour ne pas nuire au R.I.N. que je n’ai pas donné la véritable raison, convaincu que l’équipe en place saurait isoler Rhéal Mathieu. Ma démission n’a rien à voir avec l’annulation de la manifestation évoquée dans le Bilan. J’ai démissionné pare que Rhéal Mathieu avait alors entrepris de miner ma crédibilité auprès des autres membres du Bureau récemment arrivés et principalement Richard Le Hir et Jean-Jacques Nantel.

3 - « La campagne d’affichage de l’automne dernier visant les députés du PLQ. En réalité, ce sont des membres du BP du RIN 2010 qui l’ont mené, sans bannière.
La campagne d’affichage dans Kamouraska-Témiscouata, pour l’élection complémentaire du 29 novembre 2010, toujours sans bannière. Nous avons fait perdre la candidate libérale, cousine de Jean Charest par 195 votes. » FAUX. Ces actions n’ont jamais été décidées par le Bureau. Il s’agit d’initiatives personnelles de trois membres du R.I.N. dont Rhéal Mathieu. En plus, l’intervention dans Kamouraska-Témiscouata a été enregistrée sur vidéo et la vidéo a été mise dans YouTube sans l’accord ni du R.I.N. ni du principal intéressé apparaissant dans cette vidéo, Denis Julien.

Pour le reste, puisque je n’étais plus au R.I.N., je ne peux rien affirmer, mais je soupçonne qu’encore une fois on a travesti et embelli la réalité.

Je le répète, je ne comprends pas que les membres du Bureau aient accepté que ce Bilan soit envoyé aux membres.

Je vous dis aussi que Rhéal Mathieu et Jean-Claude Pomerleau ont un rôle et une influence démesurés au R.I.N. : ils ne font pas partie du Bureau, mais participent à toutes les réunions de ce dernier à titre de présidents de comité. Inacceptable !

Le R.I.N. s’apprête semble-t-il à convoquer une assemblée générale. Soyez-y, posez des questions, confrontez les membres du Bureau et le nouveau président au contenu de mon courriel.

Le mot d’ordre pour les membres du R.I.N. en 2012 devrait être vigilence !

« En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession ! »

Objectif : Indépendance !

Vive le R.I.N. !

Michel Laurence, président fondateur du R.I.N., 21e siècle.

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !