11 novembre 2014

Réplique de Pierre-Karl Péladeau au président de la Fédération des Travailleurs du Québec, M. Daniel Boyer

Ni à gauche, ni à droite.

Pour employer la formule de Bernard Landry, l'indépendance est en avant.

C'est d'ailleurs ce que l'on doit retenir de la consultation et du mouvement indépendantiste de Catalogne qui regroupe un large éventail du spectre politique : du parti de gauche, Esquerra Republicana de Catalunya et du centre, Convergencia i Unio, ainsi qu’une mobilisation importante de la société civile. 

J’invite les dirigeants de la FTQ à y réfléchir pour l'avenir du Québec.

Par ailleurs, sur le fond des choses, le président de la FTQ, Daniel Boyer, reprend les demi-vérités chargées d’une propagande sans nuance.

La vérité c'est qu'il y a eu 3 conflits durant les 14 années où j’ai eu le privilège de diriger Québecor. Il n’est pas inutile également de dire que durant cette période, des dizaines de conventions collectives ont été renouvelées.

D’abord en 2002, Vidéotron requérait un changement de culture historiquement empreinte d’un monopole, alors qu’elle devait dorénavant évoluer dans un nouvel environnement concurrentiel représenté notamment par Bell qui générait déjà à l’époque, plus de 7 milliards de bénéfice d’exploitation.

Tous les clients - ce qu'ils étaient convenus d'appeler les abonnés - se plaignaient du service que leur procurait l'entreprise : pas de réponse au téléphone, retards pour les installations et j'en passe. Il est utile et nécessaire de mentionner que le conflit a démarré par une grève que l’entreprise ne pouvait laisser déraper en raison des dispositions du Code canadien du travail qui s’applique aux entreprises de télécom.

Le conflit a d'ailleurs été perturbé par de nombreux actes de vandalisme sanctionnés par les tribunaux et s’est soldé par la condamnation de 8 employés membres de la FTQ.

Entre-temps, Vidéotron s’est hissée au rang d’entreprise préférée des Québécois depuis les 9 dernières années et a surtout créé près de 5 000 nouveaux emplois. C'est un succès sur toute la ligne et j'en suis très fier.

Alors que les télécoms devenaient le potentiel de développement et de création d'emplois, ce que le président de la FTQ Daniel Boyer semble avoir volontairement omis de mentionner, la situation était bien différente dans la presse écrite.

Le rôle d'un leader est d'anticiper. C'est ce qui m'apparaissait incontournable pour les quotidiens que mon père avait fondés. 

Maintenant, quelques années plus tard, nous assistons à un raz-de-marée de diminution d'effectifs et de précarité financière dans des entreprises qui, il y a 20 ans, régnaient en roi et maître dans le domaine des médias : le New York Times, le Washington Post, Libération, Le Monde, et au Canada, la faillite de Canwest Média sans parler des récentes coupures au Soleil. Daniel Boyer est d'ailleurs étrangement silencieux là-dessus. 
Imaginez-vous, l'Unita, le journal du Parti communiste Italien, fondé et animé par Antonio Gramsci, le secrétaire général qui fut emprisonné par Mussolini, a fermé ses portes en juillet 2014. 
Et la liste est malheureusement encore très longue.

Alors, selon M. Boyer, j'aurais commis une erreur d'anticiper le renversement de situation et demandé des aménagements à une convention collective d'une autre époque ponctuée de dispositions comme la semaine de 4 jours, 6 semaines de vacances payées à temps double, le remplacement d'employés en congé de maladie par un équivalent de postes payés à temps double et, une litanie de dispositions qui amenaient le Journal dans l’impasse et les pertes d’exploitation.

Mon rôle M. Boyer n’était pas de fermer le journal que mon père a fondé et qui constitue la base de Québecor. Mon rôle c'était de continuer à offrir des emplois à toutes les familles, dont les employés, dans les nombreux domaines où ils évoluaient (publicité, imprimerie, distribution, etc …) et qui continuent de bénéficier des meilleures conditions de travail dans l'industrie.

Au Journal de Montréal, vous devriez savoir que l'exécutif syndical a signé une entente le 27 décembre 2008 à la suite de ma rencontre personnelle avec le président du syndicat, Rénald Leblanc, tenue à ma demande dans un café de la rue Bernard le 24 décembre 2008. Cette entente reprenait les termes de l’entente du Journal de Québec avec l’obligation de négocier sur cette base au retour des vacances. Ce qui fut fait pour ensuite voir très rapidement la direction syndicale renier leur signature et déchirer l'entente.

Vous croyez M. Boyer que c'est équitable cette façon de faire ? Tout comme l'entreprise se doit de respecter sa signature, je crois que les obligations syndicales sont similaires. Sinon, ce sera toujours deux poids, deux mesures.

Le syndicat a préféré siphonner le fonds de grève recueilli durant les 30 années précédentes plutôt que pourvoir à cette fameuse solidarité que l'on entendait sur les lignes de piquetage.

Une fois le fonds épuisé, le conflit s'est terminé et les employés qui ont refusé pour un grand nombre d’entre eux, de façon volontaire, de revenir au Journal, ont reçu des indemnités de départ les plus généreuses dans l'industrie : + de 20 Millions $.

Voilà la vraie histoire des fameux 14 lock-out M. Boyer.

Espérons que la FTQ et sa direction vont évoluer et emprunter une nouvelle orientation pour que tous les Québécois s'enrichissent et que nous puissions faire du Québec un pays. L'action historique du mouvement syndical au Québec est trop importante pour que nous la laissions à ceux qui veulent continuer à la déployer dans l'adversité plutôt que vers la réussite de nos citoyens et de notre pays, le Québec.

Pour ceux que ça intéresse, en 2010, mon collègue Jean François Lisée avait offert une tribune de négociation à Claudette Carbonneau et moi à l’époque sur son blogue :


1 novembre 2014

Oléoduc


Puisqu'il s'agit du Canada, ce sont les intérêts canadiens qui prévaudront dans l'analyse et la décision de l'office national de l'énergie. 

Peu importe les intérêts du Québec, nous subirons les conséquences de cet ouvrage sans aucune compensation sinon quelques taxes foncières payées aux municipalités qui seront traversées.

Ce n'est pas le gouvernement du premier ministre le Dr. Philippe Couillard qui saura faire le travail pour défendre nos intérêts. Sa théorie est que c'est le tribut que nous avons à payer pour faire partie de la fédération canadienne.

Pipeline Énergie Est

OTTAWA PREND LE CONTRÔLE DU PROJET TRANS CANADA

31 octobre 2014 |Alexandre Shields |
Actualités sur l'environnement

Même si les travaux préliminaires en milieu marin de TransCanada n’ont pas pu être complétés, les documents officiels déposés jeudi précisent les détails du projet. Photo: Clement Sabourin Agence France-Presse Même si les travaux préliminaires en milieu marin de TransCanada n’ont pas pu être complétés, les documents officiels déposés jeudi précisent les détails du projet.

Avec le dépôt officiel jeudi du projet Énergie Est à l’Office national de l’énergie, le gouvernement fédéral prend désormais le contrôle de l’évaluation de ce pipeline qui fera du Québec le point le plus névralgique au Canada pour l’exportation de pétrole albertain. Un pipeline qui doit parcourir plus de 700 kilomètres du sud de la province, traverser plusieurs rivières majeures et poser de multiples risques environnementaux.

Les documents déposés par TransCanada à l’Office national de l’énergie (ONE) sont à la mesure de ce projet industriel de 12 milliards de dollars. Pas moins de 30 000 pages détaillent les moindres aspects du plus important projet de pipeline en Amérique du Nord. Une infrastructure conçue pour permettre l’exportation de pétrole des sables bitumineux, mais aussi de pétrole de schiste. La pétrolière n’a toutefois pas précisé jeudi les proportions de l’un et de l’autre.

Quoi qu’il en soit, le volume d’énergie fossile demeure le même : 1,1 million de barils de brut circuleront dans le sol du sud du Québec chaque jour — l’équivalent de 1335 wagons-citernes — dans un pipeline d’un mètre de diamètre. L’imposant tuyau qui devra être construit au Québec aura une longueur de plus de 700 kilomètres, soit près de la moitié de toute la longueur de pipeline à bâtir pour réaliser le projet de la multinationale albertaine.

Villes et rivières

Le tracé est d’ailleurs désormais très détaillé, même si le projet n’a pas encore fait l’objet de consultations publiques autres que celles menées directement par TransCanada.

Les cartes fournies par la pétrolière indiquent que le pipeline traversera non seulement de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de plusieurs dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent. Parmi celles-ci, on retrouve Lachute, Louiseville, Mirabel, Repentigny, Berthierville, Louiseville, Trois-Rivières, Portneuf, Donnacona, Lévis et la région du Témiscouata. Des tuyaux secondaires permettront de transporter du brut vers Montréal, Lévis et Cacouna.

Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d’eau potable par les municipalités. Le tuyau transportant du pétrole de schiste et des sables bitumineux traversera notamment la rivière des Outaouais, la rivière des Prairies, celle des Mille-Îles, la Saint-Maurice, la Sainte-Anne, la Batiscan, la Chaudière et la rivière Etchemin.

Qui plus est, le tuyau chargé d’or noir traversera le fleuve Saint-Laurent à Saint-Augustin-de-Desmaures, un peu en amont de Québec. Se faisant, il passera au travers d’une réserve naturelle abritant une biodiversité unique au monde. Le ministère de l’Environnement du Québec a d’ailleurs autorisé la pétrolière à effectuer des forages près de celle-ci. Enfin, le pipeline longera parfois l’autoroute 40, en plus de passer sous l’autoroute 20 dans le secteur de Lévis.

Sans oublier le port pétrolier qui sera construit à Cacouna. Dans les documents remis à l’ONE — dont plusieurs sont uniquement disponibles en anglais —, TransCanada reconnaît clairement que le terminal où seront chargés les pétroliers sera construit directement dans l’« habitat critique » du béluga du Saint-Laurent. L’entreprise souligne aussi le risque que représente la pollution sonore sous-marine. Mais elle estime que la présence de la jetée de 500 mètres où viendront s’amarrer des pétroliers de 250 mètres de longueur n’aura pas d’impact sur les bélugas.

L’ONE a donc désormais le contrôle sur l’étude du dossier. L’organisme, qui relève directement du bureau du premier ministre, a 15 mois pour étudier le projet et formuler des recommandations.

C’est dans le contexte des audiences publiques à venir au fédéral que le gouvernement Couillard pourra présenter sa position. S’il ne cache pas son préjugé favorable envers le projet pétrolier, le gouvernement a réaffirmé jeudi sa volonté de mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour étudier le projet de pipeline et celui de port. Mais aucun détail n’a jusqu’ici été précisé, notamment sur les échéanciers. Le Québec sera prêt « à temps » pour les audiences de l’ONE, a dit jeudi le ministre de l’Environnement David Heurtel.

Processus restrictif

Le hic, a déploré le directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault, c’est que le processus de l’ONE est très restrictif. Ainsi, les intervenants qui veulent prendre part aux audiences doivent démontrer la pertinence de leur intervention. Et ils n’ont pas le droit d’aborder les impacts de ce projet sur les émissions de gaz à effet de serre du Canada. Pas question non plus de discuter de l’épineux dossier de la production du pétrole des sables bitumineux.

M. Guilbeault s’inquiète aussi du « retard » pris par le Québec dans le dossier. « Nous n’avons aucune indication quant au processus qui guidera le BAPE. On nage en plein brouillard. Ça m’inquiète, quand on se rappelle le cafouillage autour des travaux préliminaires à Cacouna. » Dans le cas des travaux autorisés par le gouvernement Couillard dans la pouponnière de bélugas du Saint-Laurent, le feu vert a été donné sans avis scientifique ou évaluation des risques environnementaux.

Robert Michaud, spécialiste qui étudie l’espèce depuis plus de 30 ans, a d’ailleurs déploré la décision de TransCanada de maintenir son projet de port à Cacouna. « J’espérais que TransCanada écoute les multiples préoccupations soulevées au cours des derniers mois et présente une alternative pour cette composante du projet. J’ai la conviction que ce projet est incompatible avec la conservation des bélugas du Saint-Laurent. »

Avec le projet de TransCanada et l’inversion de l’oléoduc 9B d’Enbridge, ce sont 1,4 million de barils de pétrole brut de l’Ouest qui couleront chaque jour vers le Québec d’ici 2018. C’est l’équivalent de la moitié de toute la production des sables bitumineux attendue en 2020.

À la clé, les retombées économiques présentées par TransCanada devraient être majeures au Canada. Selon une fiche d’information produite par l’entreprise, le projet doit générer au Québec 2400 emplois directs durant la construction, soit sept ans. Ensuite, le pipeline et le port de Cacouna doivent générer un total de 133 emplois directs.

Le projet Énergie Est de Trans Canada



Publié par Pierre Karl Péladeau
sur sa page Facebook, le 31 octobre 2014

Sachant que la famille Desmarais est le plus important actionnaire de Total, tel qu'en témoigne cet extrait de leur site web, considérant que Total est l'un des plus importants exploitants albertains du pétrole extrait des sables bitumineux, devant la volonté du premier ministre le Dr Couillard de proposer une sortie du pétrole par notre fleuve St-Laurent par port d'exportation (Cacouna) via le pipeline de Trans Canada Énergie Est et compte tenu du peu d'empressement que le gouvernement engage pour le développement de l'électrification des transports qui va à l'encontre des intérêts économiques des pétrolières, posons nous la question: qui seront les grands bénéficiaires de cette politique ?

Alors que les américains refusent l'accès vers le sud avec le projet Keystone actuellement suspendu notamment en raison des pressions faites par les environnementalistes et que l'ouest canadien est également bloqué en Colombie-Britanique avec celui du Northern Gateway, le résultat est le suivant : il n'y a que l'ouverture vers l'est par pipeline ou le transport ferroviaire que les experts disent coûter $20 le baril qui serait ainsi épargnés pour le bénéfice des actionnaires de Total par l'oléoduc.

Rien pour le Québec là-dedans sinon les risques environnementaux et les possibles tragédies comme celle du Lac Mégantic.

Doit-on aussi se remémorer que le programme du Parti Québécois durant la dernière campagne électorale menée par Madame Marois tablait sur un vaste chantier de l'électrification alors que le budget Leitao relègue cette initiative en sous-traitance à Hydro-Québec ? 

Par manque de vision ou d'assujettissement aux intérêts économiques contraires à ceux du Québec, nous voici orientés vers une économie pétrolière alors que nous disposons, dans notre pays, de la plus écologique, la plus durable et la plus amicale envers la planète des énergies : l'hydro-électricité. 

Funeste sort que nous propose le gouvernement du premier ministre.

n.b. La capitalisation boursière de Total dépasse les 100 milliards d'Euros.


30 octobre 2014

Entente (secrète) entre Gesca et la Société Radio-Canada!

Voici ce que Patrick Bourgeois a obtenu le 4 avril 2008 en vertu de la « Loi sur l'accès à l'information ».

Il s'agit de l'entente entre Guy Crevier, alors président et éditeur de La Presse, et Sylvain Lafrance, alors vice-président de la Radio française et des nouveaux médias de la Société Radio-Canada; entente signée le 18 janvier 2001.

Pour voir le document, veuillez CLIQUER ICI.

22 mars 2014

Lettre de Pierre Falardeau à son fils (1995)

Lettre à mon ti-cul 

Montréal, le 30 mai 1995 

Salut, Jérémie, 

On se voit pas très souvent. Je suis toujours à courir à gauche et à droite. J'essaie de faire ma petite part pour l'indépendance. J'écris des articles, je prépare un film, je fais des discours un peu partout. Hull, Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec. Je mets l'épaule à la roue, comme on dit. Un simple militant parmi tant d'autres dans la lutte commune. 

J'arrive à la maison, le soir, mort de fatigue. Des fois déprimé à mort, d'autres fois chargé à bloc. Quand je te change de couche, tes sourires et tes guili-guili me remontent le moral. Je t'écoute rire et ma fatigue disparaît. Je te regarde me regarder, l'air heureux, et je suis heureux à mon tour. Je renais à la vie. Tu me redonnes le goût de continuer à me battre. Un bon départ pour un ti-cul de trois mois! 

Dans quinze ou vingt ans, tu liras peut-être cette lettre. À ce moment-là, ton père sera devenu un vieil homme. Vainqueur ou vaincu, peu importe. Au moins, tu sauras qu'il n'a pas reculé, qu'il n'a pas courbé la tête, qu'il ne s'est pas écrasé bêtement par paresse ou par lâcheté. Tu sauras qu'il s'est battu pour la cause de la liberté comme tu devras te battre à ton tour. C'est la loi des hommes, la loi de la vie. 

Cette lutte pour la libération de notre pays dure depuis deux cent trente-cinq ans. Avec des hauts et des bas. Des défaites graves, parfois des victoires. Des moments d'enthousiasme. De longues périodes de repli et d'écrasement. Bien des combats, mais aussi des reculs déshonorants. Et pourtant! 

Nous résistons toujours. Depuis 1760, nous continuons à résister. 

Nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l'argent, la force. Nous n'avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la télévision, la radio, les journaux. Nous n'avons que nos bras, nos jambes et nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n'avons que l'imaginaion, le courage, l'espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être, la force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d'un mur de béton. Le mur finira par s'écrouler. 

Nous pouvons vaincre. Nous devons vaincre. Pas le choix. Le temps nous est compté. Nous sommes au pied du mur. L'indépendance n'est pas une lutte constitutionnelle, comme aime à le répéter le bouffon à la gueule croche, mais une lutte pour la vie ou la mort. Et la mort des peuples, c'est aussi la mort de quelqu'un. 

Nous pouvons vaincre. Si nous le voulons. Seulement si nous le voulons. Notre pire ennemi, c'est nous-mêmes. Notre paresse. Notre stupidité. Notre manque de constance. Notre sens congénital de la culpabilité. Notre manque de confiance. 

Y a des jours, Jérémie, j'ai l'impression qu'on n'y arrivera jamais. Je regarde aller nos élites, comme certains se nomment eux-mêmes, et ça me donne envie de vomir. La petitesse de ceux qui nous trahissent et nous vendent, depuis plus de deux cents ans, pour quelques médailles et une poignée de dollars me lève le coeur. La mollesse de ceux qui tentent de résister et de défendre le peu qu'il reste à défendre me désole. C'est vrai que souvent notre seul accès au réel passe par les journalistes à gages ou les autres, cyniques et désabusés, qui à force de vouloir avoir l'air objectifs penchent toujours du côté du plus fort. Entre le fort et le faible, entre l'exploiteur et l'exploité, entre le colonisateur et le colonisé, il n'y a pas de place pour ce qu'ils appellent doctement l'objectivité. Cette pseudo-objectivité est en soi un choix politique. C'est une trahison. On est d'un bord. Ou de l'autre. 

Mais il y a plus grave encore que la mollesse des chefs. Il y a la mollesse du peuple. La mollesse de ceux qu'on appelle les mous, qu'on traîne comme un boulet et qui nous entraînent vers le fond comme des bottines de ciment. Notre propre mollesse. À chacun d'entre nous. Nos querelles intestines. Nos divisions incessantes. Ce ton pleurnichard et enfantin dans la défense corporatiste des petits intérêts de chacun, jeune ou vieux. Moi. Moi. Moi. Toujours moi. Toujours des consommateurs. Jamais des citoyens responsables. Responsables d'eux-mêmes, des autres, de la société, du pays. Mes privilèges, mes droits. Toujours. Jamais mes devoirs. 

Où sont-ils les intellectuels, les artistes, les savants? Où sont-ils les artisans, les ouvriers, les syndicalistes? Où sont-ils les cultivateurs, les étudiants, les jeunes travailleurs? Et les autres? « Où êtes-vous donc, bande de câlices? » comme disait le cinéaste Gilles Groulx. 

Au baseball? Au centre commercial? À Paris? À New York? Chez Citadelle, en train d'acheter une piscine hors-terre? Dans le garage en train de faire reluire un tas de tôle? Dans la cour en train d'éliminer les pissenlits à grands coups d'insecticide? 

Chacun est responsable. Personnellement. Responsable de tous. Responsable de tout. Quelles que soient sa langue, son origine ethnique et la couleur de sa peau. Il y a un prix pour la victoire. Il y a un prix pour la défaite. Le moment venu, chacun devra rendre des comptes. 

Dans quinze ou vingt ans, Jérémie, je ne sais pas trop où tu en seras. Mais je sais une chose : aujourd'hui, moi, je vais me battre. Avec passion. Avec rage. Avec méchanceté. Comme un chien. Avec les dents et les griffes. Je vais me battre avec d'autres, plein d'autres qui eux aussi veulent se battre, écoeurés de perdre. 

J'en ai assez. Cette fois-ci, il n'est pas question de reculer. Nous pouvons vaincre. Il s'agit de le vouloir. 

Salut, Jérémie! Je te laisse sur ces deux citations : 

« Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver. » (Gaston Miron) 
"By any means necessary" (Malcolm X) 


Ton père, Pierre Falardeau

13 juillet 2013

Message à Daniel Breton

En réaction à l'article du « Le Devoir » de ce matin.

Monsieur Daniel Breton,

Un premier pas essentiel: l’électrification des transports publics (trains, monorails, autobus, etc.)

En parallèle, planifions la production, au Québec, de différents modèles de voitures électriques. Nous avons le moteur-roue, de l’aluminium (ne rouille pas), des piles très performantes développées par Hydro-Québec. 

Je suis convaincu que ça ferait un malheur: développement durable, savoir-faire exportable, etc. Tout cela nous permettra de ne pas procéder à la fracturation de notre sous-sol que ce soit pour du gaz ou du pétrole; restera l’extraction traditionnelle de l’un ou l’autre, le cas échéant.

15 mai 2013

Le Parti québécois, QS, Option nationale, le PLQ et la CAQ


Pourquoi le Parti québécois a-t-il raté la fusion municipale de Montréal? Parce qu’il a voulu faire plaisir à tous les roitelets: 103 élus pour gérer UNE ville, plus qu’à New York ou Toronto. Imaginez le désastre à l’échelle d’un pays. 

Pourquoi le PQ a-t-il raté sa mission de faire du Québec un pays? Parce qu’il veut faire plaisir à tout le monde pour prendre et garder le pouvoir afin de gérer une province.

Jamais l’indépendance du Québec ne se fera à moins d’un immense ménage dans les partis politiques et, au premier chef, au Parti québécois qui, depuis sa création, n’a jamais proposé l’indépendance par manque de confiance au peuple du Québec. 

Faut-il se débarrasser du PQ? Pas nécessairement. Le premier geste que ce parti devra poser c’est de mettre Pauline Marois et toute sa garde rapprochée à la porte (et sans récompense politique) pour enfin faire de ce parti ce qu’il n’a jamais été, un parti indépendantiste.

Ensuite, si la CEIC réussit à démasquer l’ampleur incroyable qu’ont prise la corruption et la collusion au Québec, le PLQ implosera. Bon débarras!

Québec solidaire est peut-être un parti de gauche (caviar), mais il n’est certes pas indépendantiste. 

La Coalition Avenir Québec, un clone avorté du PLQ, est promise à un brillant avenir dans les bas-fonds immondes de la politique au Québec. 

Reste Option nationale qui, lors de son Congrès, a rejeté à trois reprises le projet républicain.

Vraiment, on est mal barrés.

Alors quand j’écris qu’il faudra procéder à un immense ménage politique ce n’est pas pour rien.

17 avril 2013

Pierre-Karl Péladeau, président du CA d’Hydro-Québec: un soufflet appliqué avec fermeté à Paul Desmarais


Ce n’est un secret pour personne que Paul Desmarais a depuis quelques années utilisé ses valets et ses sbires du PLQ, et particulièrement Jean Charest, pour se positionner en prévision d’une privatisation par étapes d’Hydro-Québec et de l’eau, notre possession collective, notre « or bleu ».

La nomination de PKP vient mettre un terme à ce détournement de notre richesse collective vers le privé « desmaraisque ».

Je ne crois pas que Péladeau aurait abandonné le moteur roue de Marcel Couture.

Je ne crois pas que Péladeau aurait bradé les richesses de l’île d’Anticosti à Pétrolia comme l’a fait le PLQ.

Je crois qu’avec Péladeau, le monorail Montréal-Québec aura plus de chances d’être mis en chantier.

La nomination de Pierre-Karl Péladeau réhabilite l’expression « servir ».

Je n’ai jamais supporté qu’on me dise que les politiciens ou les dirigeants des organismes publics ont accepté ou ont consacré leur vie à « servir » le Québec. Je ne l’ai jamais accepté tout simplement parce que ce n’était pas vrai. Charest a « servi » le Québec? Mon oeil.

Péladeau, lui, a demandé à servir, et ce, gratuitement contrairement à tous ceux qui se sont targués d’avoir ou de vouloir servir les Québécois.

Connaissez-vous un seul autre politicien ou dirigeant d’organisme public, indépendant de fortune, qui a accepté une charge publique sans rémunération? Moi pas.

Autre bonne nouvelle, Thierry Vandal aura intérêt à marcher droit.

20 mai 2012

La France doit retirer la Légion d'honneur à Jean Charest !

Voici le texte de la lettre. Vous n'avez qu'à le recopier, à le signer de votre nom et puis à l'envoyer à l'adresse suivante : 



Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
ou par Internet au :
http://www.elysee.fr/ecrire/

À François Hollande
Président de la République française

Monsieur le Président,

Les Québécois vous prient de retirer la Légion d’honneur que votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy, a remise à Jean Charest pour plaire à leur ami commun Paul Desmarais.

Jean Charest vient d'attaquer les libertés fondamentales des Québécois. Sa Loi 78 instaure l'arbitraire, criminalise le droit de manifester et bafoue le droit fondamental à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association.

Il s’est donc, de ce seul fait, rendu indigne non seulement de gouverner le Québec, mais il a aussi déshonoré la Légion d’honneur que la France lui a remise.

Je le sais, vous étiez le candidat favori des ressortissants français vivants au Québec et aussi le mien.

Je sais aussi que vous ne sauriez tolérer un tel affront, vous qui protégez par-dessus tout les valeurs de la France « Liberté, Égalité, Fraternité » que Jean Charest vient de bafouer.

Je vous remercie de m’avoir lu et espère, au nom du peuple québécois, obtenir votre assentiment à ce retrait et dans le plus grand déshonneur.

(Inscrire ici votre nom)
Citoyen du Québec

14 mars 2012

Charest et le PLQ endettent volontairement le Québec




De 108 milliards $ en 2008, la dette du Québec atteint aujourd’hui plus de 245 milliards $.

Voilà le résultat de huit ans au pouvoir de Charest et du PLQ.

Il faut savoir que cet endettement extraordinaire du Québec est volontaire, voulu et planifié par le PLQ et Charest. Pourquoi ?

Charest et le PLQ prennent tous les moyens pour nous endetter autant dans le but de convaincre les Québécois que leur seule porte de sortie sera de privatiser Hydro-Québec notre trésor collectif.

Et pour qui le PLQ et Charest trahissent-ils tous les Québécois ?

Je vous le donne en mille : pour Desmarais qui cherche à se diversifier pour éviter de trop souffrir de la crise économique imminente.

Vivement des élections qu’on lui montre la porte de sortie et qu’on rétablisse la situation économique du Québec !

24 février 2012

Les journalistes de La Presse ne pourront pas toujours ne pas en parler.

« Desmarais, la dépossession tranquille » de Richard Le Hir À paraître en avril.


Sur la base des conclusions de ce livre et de la cinquantaine de chroniques que Richard Le Hir a  publiées sur ce sujet sur Vigile depuis deux ans, il a demandé et obtenu la tenue d'une enquête du Commissaire au lobbyisme sur les activités de Power Corporation

29 janvier 2012

Ce matin, dans Twitter. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Moi, ça m’enrage.

Le Parti québécois gazouillait à qui mieux ses résolutions.

J’ai alors commencé à les paraphraser et à gazouiller, à mon tour, ce que j’aurais voulu que le PQ décide.

Voici ce que ça a donné. Certains péquistes n’ont pas apprécié, démontrant ainsi leur volonté de ne pas conduire les Québécois à l’indépendance.

EXCLUSIF - Le 15 février (15 février 1839), #Marois déclarera l'indépendance du Québec. Adoptée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le 16 février, #Marois déclenchera la rédaction de la Const de la Répub du QC Adoptée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Dernier sondage Appuis à la souveraineté : La population du QC = 43 % Le Conseil national du PQ = 28 % #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #CNPQ rejette une proposition visant à faire du Québec une république. Rejetée à l'unanimité ! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #PQ constate son incapacité à faire l'indépendance et #Marois propose sa dissol. Adop à l'unani! #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Le #PQ exigera une enquête du vérificateur général sur l'Île Bizard et ses bizarreries. Adopté. #instancePQ #assnat #polqc

EXCLUSIF - Stéphane Dion aurait été approché pour joindre le #PQdSac #instancePQ #assnat #polqc

Comble de l'hypocrisie et du détournement de pensée! #Marois cite #Bourgault ! #instancePQ #polqc #assnat

Le PQ est vraiment devenu un cul-de-sac !

PQdSac !

24 janvier 2012

Réponse à Marissal

QUI A TORPILLÉ DUCEPPE - Vincent Marissal

Mon commentaire 

"Encore une fois vous faites preuve d'une grande malhonnêteté. J'espère que le Conseil de presse sévira. Vous tentez maladroitement de faire porter le débat sur la source de la fuite alors que ce qui est en cause c'est le "traitement" que La Presse a réservé à cette affaire.

Voici un extrait du texte de Richard Le Hir vers lequel vous avez mis un lien en espérant sans doute que l'internaute moyen vous croirait sur parole sans aller vérifier. Vieille tactique.

"Dans une opération d’une rare brutalité digne des coups les plus fumants réussis par le grand magnat de la presse William Randolph Hearst aux États-Unis au début du siècle dernier, Duceppe est passé de vie à trépas. En effet, samedi matin, La Presse frappait un grand coup. Le tiers supérieur de sa première page lui était consacré, avec une photo bien léchée mais « vacharde » à souhait, et un texte faisant état d’une « utilisation douteuse des fonds publics ». Fatal à souhait.

La manœuvre est tellement grosse qu’elle mérite qu’on s’y arrête. Sur la photo, Duceppe apparaît renfrogné et buté. Ses yeux sont exorbités et ses lèvres pincées. La tête rentrée dans les épaules, il a l’air furieux. Le message de la photo est clair, c’est un sale type. Quant au texte, il est formulé pour démolir Duceppe dans l’opinion publique sans exposer son auteur ni La Presse au risque d’une poursuite judiciaire."

Voilà tout est maintenant dit et surtout tout est maintenant clair."

3 janvier 2012

Le temps est venu de mettre les points sur les « i » !

Élément nouveau - Gilles Rhéaume a été coopté président du R.I.N. en son absence (voir photo) !


Bonjour à tous les membres du R.I.N. !

Sachez, tous, que :

1 - le 26 décembre 2011, j’ai écrit ce qui suit à M. Gilles Rhéaume : « Je voulais aussi vous mettre en garde et vous aviser qu'il est de plus en plus évident que le R.I.N. a été noyauté. Soyez donc très prudent ! »

2 - le 27 décembre 2011, j’ai écrit ce qui suit aux membres du Bureau du R.I.N. (Jean-Claude Pomerleau, Julien Bonnier, Lise Pelletier, Antoine Bilodeau et je réalise aujourd’hui que dans mon empressement, j’ai oublié Jean-Jacques Nantel, avec copie à Richard Le Hir et Rhéal Mathieu): « J'appuie l'analyse de Richard et particulièrement les 2 derniers paragraphes.
J'ai été le premier à comprendre le "jeu" de Rhéal Mathieu; j'ai démissionné parce que je savais que je n'avais pas ce qu'il fallait pour lutter contre une telle attitude et aussi, parce que, connaissant le professionnalisme de Richard, il accepterait de prendre la relève. Ai-je eu raison, ai-je eu tort ? Peu importe. Ce qui est un fait, c'est que la situation a continué de dégénérer, malgré les "bonnes nouvelles" dont Rhéal Mathieu fait état dans son message à Richard.
J'ai démissionné en janvier 2011, mais j'ai suivi le R.I.N. à la trace depuis. Ah oui ! Je suis redevenu membre du R.I.N. depuis septembre dernier et je n'ai toujours pas reçu ma carte de membre. J'ai en dossier le chèque encaissé par le R.I.N. pour le prouver. Un autre hasard ! »

Voici les 2 derniers paragraphes du courriel de Richard Le Hir à Rhéal Mathieu ainsi qu’aux membres du Bureau : « Quelle que soit la valeur de Gilles Rhéaume - et je ne la mets aucunement en doute - les conditions dans lesquelles il est devenu président du RIN ne passent pas la rampe de la légitimité.
Je maintiens par ailleurs que tu n'as pas ta place au RIN, que tu es un danger pour celui-ci et pour nous tous, et sois assuré que je ferai le nécessaire pour que cela se sache partout où ce sera utile, à moins que tu ne te retires de toi-même. »

4 - Le 1er janvier 2012, le secrétariat du R.I.N. a fait parvenir aux membres un courriel accompagné d’un bilan de ses activités. Un texte et un courriel non-signés. Étonnant pour un organisme comme le R.I.N.

Sachez que ce « Bilan » est truffé de faussetés et de mensonges. Je ne comprends absolument pas pourquoi les membres du Bureau, mentionnés plus haut, ont accepté que ce texte soit envoyé aux membres.

Le Bilan est signé « Secrétariat du R.I.N. » au lieu d’être signé par le secrétaire du R.I.N., Antoine Bilodeau. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il a été rédigé par quelqu’un d’autre.

Les faussetés du Bilan :

1 - « En décembre 2010, Richard Le Hir a décidé d’adhérer au RIN. On a donc, à ce moment-là, avec d’autres militants du RIN, constitué une équipe d’analystes qui n’a pas d’équivalent ailleurs. » FAUX. L’équipe d’analystes a été créée lorsque Richard Le Hir a accepté de devenir président « pro tempore » du R.I.N. après ma démission en janvier 2010.

2 - « Suite aux événements de février dernier, après l’annulation du projet de manifestation devant l‘Assemblée nationale, Michel Laurence a décidé de se retirer du RIN. » FAUX. J’ai démissionné en janvier 2010 en évoquant des problèmes personnels. C’était pour ne pas nuire au R.I.N. que je n’ai pas donné la véritable raison, convaincu que l’équipe en place saurait isoler Rhéal Mathieu. Ma démission n’a rien à voir avec l’annulation de la manifestation évoquée dans le Bilan. J’ai démissionné pare que Rhéal Mathieu avait alors entrepris de miner ma crédibilité auprès des autres membres du Bureau récemment arrivés et principalement Richard Le Hir et Jean-Jacques Nantel.

3 - « La campagne d’affichage de l’automne dernier visant les députés du PLQ. En réalité, ce sont des membres du BP du RIN 2010 qui l’ont mené, sans bannière.
La campagne d’affichage dans Kamouraska-Témiscouata, pour l’élection complémentaire du 29 novembre 2010, toujours sans bannière. Nous avons fait perdre la candidate libérale, cousine de Jean Charest par 195 votes. » FAUX. Ces actions n’ont jamais été décidées par le Bureau. Il s’agit d’initiatives personnelles de trois membres du R.I.N. dont Rhéal Mathieu. En plus, l’intervention dans Kamouraska-Témiscouata a été enregistrée sur vidéo et la vidéo a été mise dans YouTube sans l’accord ni du R.I.N. ni du principal intéressé apparaissant dans cette vidéo, Denis Julien.

Pour le reste, puisque je n’étais plus au R.I.N., je ne peux rien affirmer, mais je soupçonne qu’encore une fois on a travesti et embelli la réalité.

Je le répète, je ne comprends pas que les membres du Bureau aient accepté que ce Bilan soit envoyé aux membres.

Je vous dis aussi que Rhéal Mathieu et Jean-Claude Pomerleau ont un rôle et une influence démesurés au R.I.N. : ils ne font pas partie du Bureau, mais participent à toutes les réunions de ce dernier à titre de présidents de comité. Inacceptable !

Le R.I.N. s’apprête semble-t-il à convoquer une assemblée générale. Soyez-y, posez des questions, confrontez les membres du Bureau et le nouveau président au contenu de mon courriel.

Le mot d’ordre pour les membres du R.I.N. en 2012 devrait être vigilence !

« En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession ! »

Objectif : Indépendance !

Vive le R.I.N. !

Michel Laurence, président fondateur du R.I.N., 21e siècle.

20 novembre 2011

La SQ, une police politique ?

Qui étaient les officiers qui commandaient le détachement de la SQ à l’occasion de la dite « crise des BPC », à Baie-Comeau, en 1989 ?

Pour mémoire, la SQ s’est comportée comme une « police politique » à l’occasion de ces évènements survenus en pleine campagne électorale. Selon les médias ayant couvert la crise, quand un huissier s’est présenté au QG de campagne du détachement antiémeute avec une injonction de la Cour supérieure exigeant l’arrêt des opérations de débarquement des déchets toxiques de Saint-Basile-le-Grand, les officiers présents ont mis leurs mains dans leurs poches et ont regardé ailleurs (!). La Cour supérieure connaît pas ! C’est peut-être parce que la redoutable ministre Bacon, qui devint plus tard sénatrice à Ottawa, avait donné l’ordre que « les BPC doivent passer coûte que coûte ». Et une sous-ministre du bon gouvernement Bourassa a accompagné toute l’opération, faisant notamment la navette entre les quais et le QG régional de la SQ à Baie-Comeau. 

À l’époque Robert Lafrenière était sergent et chef d’équipe du groupe d’intervention, Montréal. Était-il là ?

Mona Simard

30 octobre 2011

Kadhafi et la Libye - L’histoire d’un pays riche et sans défense

Si Kadhafi et la Libye avaient fait comme la Suisse, personne n’aurait osé l’attaquer.

Avant de lire la chronique de Jacques Lanctôt sur Kadhafi, je n’avais aucune intention d’écrire un article sur le sujet. Je croyais le sujet trop loin de nos préoccupations québécoises. Je me suis trompé.

Kadhafi avait ses défauts, ses faiblesses, ses manquements, ses cruautés, mais il n’était pas un mauvais dictateur. Depuis les débuts de sa prise de pouvoirs par un Coup d’État, les oligarques de l’Occident s’attendaient à le voir contribuer généreusement aux grosses caisses des “zélites” de la bande de Bilderberg et autres organisations internationales et “globalistes” qui prétendent mener le monde.

Kadhafi a préféré donner l’argent à son peuple, très très généreusement il faut le dire. Le niveau de vie de la Libye sous Kadhafi était probablement le plus élevé au monde. Il n’y avait en Libye presque plus de pauvreté.

Ne pas laisser tout l’argent aux oligarques du monde, voilà le crime impardonnable qu’avait commis Kadhafi. Il s’était condamné en partant, sauf qu’il aurait pu assurer la défense de son pays et sa propre défense en faisant comme la Suisse, pacifique, neutre et armée jusqu’aux dents sans que personne de l’extérieur ne s’en rende réellement compte. Les terribles défense de la Suisse sont discrètes et tout le monde dans ce pays y participe d’une manière ou d’une autre, soit avec la défense civile, soit avec la défense armée, comprenant de solides équipements pour la défense anti-aérienne, de l’artillerie de montagne, des tanks, des centaines de milliers de franc-tireurs capables d’attraper une cible entre les deux yeux à une distance approchant mille mètres. Au Royal 22ème Régiment dans lequel j’ai servi, les franc-tireurs ne sont pas nombreux mais ils peuvent effectivement attraper une cible à 1000 mètres de distance. Le franc-tireur est le plus redoutable et le plus craint de tous les soldats. Il est en même temps le plus silencieux.

Avec pareils équipements, même les féroces SS nazis n’ont pas osé franchir la frontière suisse pendant la seconde Guerre mondiale. Walther Schellenberg. leur chef, avait menacé d’envahir la Suisse avec 100,000 de ses meilleurs soldats SS. “Le seul problème auraient répondu les Suisses, c’est que nous n’avons pas assez de place en Suisse pour enterrer tout ce monde”. Avec leur logistique de guerre et leur entrainement, seulement 100,000 balles suffiraient pour éliminer ces envahisseurs, une seule et unique balle pour chaque ennemi. Il faut le faire.

Ce qui fait toute la différence, c’est la préparation et l’entrainement continuel, même en “temps de paix”, alors que la paix n’est qu’apparente. Au Québec, on commence enfin à être moins naif au sujet de la guerre et de la paix. On commence à comprendre que la guerre est une volonté déterminée à briser et soumettre une autre volonté, par tous les moyens. Cette volonté déterminée à nous dominer, c’est elle que NOUS devons briser et non nous faire briser par elle comme cela est arrivé trop souvent au cours de nos 400 ans d’histoire.

Les Nazis ont donc décidé de ne pas mettre les pieds en Suisse et sa neutralité a été reconnue et généralement respectée. C’est sans verser dans le militarisme que la défense suisse s’est organisée.

De plus, l’entraînement enseigne une foule de choses utiles à apprendre. Il inculque aux citoyens une discipline personnelle qui a sa place dans tout pays civilisé.

En comparaison, le Québec actuel possède plusieurs millions de fusils et de balles pour la chasse, sauf que la majorité de Québécois et Québécoises ne savent pas tirer et ne pourraient pas s’en servir contre un envahisseur ennemi. De plus, ils n’ont aucun entrainement qui ferait la différence entre échouer et réussir.

Ajoutons que la sécurité avec les armes à feu fait partie intégrale de cet entrainement pour la guerre, de sorte que les accidents sont extrêmement rares.

C’est ce qu’on appelle la dissuasion et c’est ce que nous devons entreprendre dès maintenant au Québec, alors que nous découvrons nos gigantesques richesses naturelles inexploitées.

Les ogres qui convoitaient les richesses pétrolières de la Libye se sont présentés comme des “amis” à qui il faut faire confiance. Ces loups voraces sont experts à se présenter sous la forme de moutons dociles et sans défense et malheur à ceux et celles qui se font prendre à leur jeu. Kadhafi, on le voit maintenant, a été naïf comme un homme seul et mal informé. Maintenant c’est tout son peuple qui va passer de la prospérité à la misère, pendant que les oligarques vont grossir leurs portefeuilles déjà archi-plein de l’argent des autres. La naïveté et l’ignorance se paient cher.

Le Québec possède un territoire riche et qui sera convoité davantage lorsque toutes ses richesses seront découvertes et en voie d’exploitation. C’est maintenant qu’il faut penser à sa défense territoriale.

Je viens de terminer à cet effet un livre qui sera lancé le 30 novembre prochain à 17h, à partir de la Maison Ludger Duvernay. C’est un premier travail du genre. Il y en aura d’autres. Nous allons commencer notre programme de défense territoriale par nous instruire.

René Marcel Sauvé

30 septembre 2011

Enquête publique sur les exactions du PLQ !

Pourquoi Charest maintient-il les caméras et les projecteurs sur son refus d’instaurer une enquête publique ? 

Pendant ce temps-là personne ne parle du transfert des droits d’explorations ayant appartenu à l’Hydro Québec vers des intérêts privés dans des circonstances et conditions qui demeurent nébuleuses, de la cession à vil prix du bien public par Hydro-Québec à des entreprises où on retrouve plusieurs ex-libéraux. : Pétrolia, Junex et Gastem. 

Ce bien public, notre richesse collective est distribuée au tizamis. 

Il faut donc une AUTRE commission d’enquête publique sur ce dossier. 

En fait, l’idéal serait une Enquête publique sur les exactions du PLQ.

28 septembre 2011

Normand Lester donne un exemple de commission à huis clos !

Normand Lester nous donne un exemple de commission à huis clos: La Commission Grenier sur Option Canada (Le vol du Référendum) (JCP)

Regardons un peu l’expérience de la Commission Grenier chargée de faire la lumière sur les agissements illégaux d’Option Canada durant le référendum de 1995. En fait, de lumière, il n’y a eu point, ni durant, ni après. On peut même affirmer que le Directeur général des élections d’alors, Marcel Blanchet, avait justement comme principal objectif de mettre le couvercle sur une crise de confiance quand il a décrété le huis clos.

L’ex-juge Bernard Grenier l’a bien compris d’ailleurs en ordonnant, à la fin de son rapport, que toute la preuve, tous les témoignages, toutes les transcriptions, toute la correspondance, tous les mémoires, toutes les notes sténographes, et j’en passe, demeurent confidentiels.

Avant la tenue de cette commission, les journalistes avaient la liberté d’enquêter, mais après il est devenu quasi impossible, car les personnes concernées pouvaient invoquer pour toujours l’ordonnance de non-publication du commissaire Grenier.


9 septembre 2011

Indépendance du Québec : une perception erronée qui nous paralyse !

Durant les 18 mois que j’ai consacrés à ressusciter le R.I.N. j’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs Québécois.

Ce qui suit vous étonnera probablement puisque personne n’en parle jamais.

Plusieurs se sont exprimés sur ce qui ne va pas au PQ, je ne vais donc pas m’étendre sur ce sujet. Je vais me contenter de mentionner l’ « objection » dont on m’a plusieurs fois fait part.

Plusieurs Québécois ne veulent pas voter pour l’indépendance parce qu’ils sont convaincus que seul le PQ pourra alors gouverner le Québec.

Je ne sais pas pourquoi personne n’en parle. Est-ce par manque d’écoute, par volonté d’occulter cette perception ou pour toute autre raison ? Je ne sais pas. Mais il faut démolir ce préjugé, cette perception qui perdure depuis des dizaines d’années.

Les Québécois doivent comprendre qu’au lendemain de la déclaration d’indépendance, plusieurs partis politiques se formeront de gauche, de centre et de droite pour obtenir le mandat de gouverner cette nouvelle République du Québec.

Il faudrait que Cap sur l’indépendance en parle.

Il faudrait que le R.I.N. en parle.

Il faudrait même, s’il est sincère, que le PQ en parle.

Vive la République du Québec !

2 septembre 2011

Lettre aux francophones d’Amérique !

Portés par un sentiment d’urgence nourri par la nécessité de survivre en terre d’Amérique, les Québécois vous lancent, à vous les francophones d’Amérique, cet appel fraternel.

Il en va de la survie d’une terre française en Amérique, de la nôtre, comme peuple francophone et de la vôtre, comme francophone.

Nous parlons français. Nous en sommes fiers et nous ne voulons pas nous éteindre.

Le Québec est le seul véritable foyer de toute la francophonie d’Amérique.

C’est notre responsabilité non seulement d’assurer sa survie, mais de contribuer à son développement. Les francophones doivent se donner un État indépendant, démocratique, pacifique, laïque, écologique, un pays qui reconnait l’égalité entre les femmes et les hommes, un pays dont la seule langue officielle sera le français, un pays libre de ses choix politiques, économiques, juridiques et sociaux, libre de ses alliances et pleinement maître de son destin, le tout dans le respect des Premiers Peuples, en reconnaissant, notamment, la nécessité d'assurer la pérennité de leurs langues et de leurs cultures ancestrales.

Le Canada a développé chez nous une mentalité d’assiégés, de conquis, de soumis; il l’a fait directement, et aussi à l’aide de ses chevaux de Troie que sont les fédéralistes multiculturalistes québécois. Nous sommes aux prises  avec plusieurs d’entre eux qui se sont fait élire à la tête du gouvernement québécois pour nous affaiblir, nous appauvrir, piller nos ressources, nos richesses, nos institutions. Nous ne pouvons les laisser accomplir leurs sombres intentions.

Le Canada montre de plus en plus son vrai visage et les valeurs canadiennes n’ont plus rien de commun avec les valeurs québécoises. Le Canada tente, par tous les moyens, de nous amener dans son sillage pour mieux nous noyer dans le grand tout canadien. Le Canada est un des plus grands pollueurs, le Québec est écologique; le Canada est militariste, le Québec est antimilitariste; le Canada est devenu un pays agresseur, le Québec a toujours été pacifique; le Canada tente de nous entraîner dans son grand tourbillon multiculturel, le Québec est ouvert sur le monde, hospitalier, et accueille la différence avec respect.  Le Canada est monarchiste, le Québec est républicain.

Le Québec est fier de ce qu’il est, de ses origines, du dur labeur de ses ancêtres pour occuper le territoire national; le Québec a des valeurs auxquelles il tient et il entend recevoir dignement et humainement tous ceux qui désirent vivre ici dans le respect de ces valeurs.

Nous nous battons présentement pour réaliser notre objectif de déclarer l’indépendance du seul État francophone d’Amérique, dans les paramètres énoncés plus haut.

Joignons nos forces. Revenez chez vous, revenez dans le pays de vos ancêtres afin d’assurer la survivance de ce pays, seul îlot francophone en terre d’Amérique.

Nous devons contrer les forces assimilatrices canadiennes qui font entrer ici, à pleine porte, des parlants anglais qui s’identifient d’abord au Canada et non pas au Québec.

Si vous êtes fiers de vos ancêtres, si vous êtes fiers de vos origines francophones et québécoises, si vous voulez joindre vos forces aux nôtres pour assurer non seulement la survie, mais le plein développement de cet État francophone en terre d’Amérique, joignez-vous à nous.

Nous sommes frères et soeurs par nos ancêtres communs. Il est temps de reconstituer notre famille !

Vive le Québec !

Vive le Québec libre, le seul État francophone en terre d’Amérique !

25 août 2011

Comment peut-on justifier vouloir continuer d’APPARTENIR au Canada ?


1 - Les Canadians sont POUR le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan. Le Québec est CONTRE.

2 - Les Canadians sont POUR l’augmentation de la présence militaire dans l’Arctique. Le Québec est
CONTRE.

3 -  Les Canadians sont POUR l’augmentation des dépenses du gouvernement pour l’armée. Le Québec est
CONTRE.

4 - Les Canadians sont CONTRE le renforcement de ses relations économiques avec les États-Unis. Le Québec est POUR.

5 - Les Canadians sont CONTRE le fait que le Canada se dote d’une taxe sur le carbone.  Le Québec est pour.

6 - Les Canadians sont POUR le fait que le gouvernement devrait financer les garderies au lieu de donner l’argent directement aux parents. Le Québec pense le contraire.

7 -  Les Canadians sont POUR l’augmentation des efforts pour accommoder les minorités religieuses au Canada.  Le Québec pense le contraire.

8 -  Les Canadians sont POUR l’abolition du registre des armes à feu. Le Québec est
CONTRE.

9 - Les Canadians sont CONTRE le fait que seules les personnes qui parlent l’anglais et le français devraient être nommées à la Cour suprême. Le Québec pense le contraire.

10 -  Les Canadians sont POUR que le gouvernement fédéral aie son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec. Le Québec est
CONTRE.

11 - Les Canadians sont CONTRE le fait que le Québec soit formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution. Le Québec est
POUR.

12 - Les Canadians sont CONTRE le fait que le Québec devienne un État indépendant. Le Québec est
POUR. (Notons que le Québec est toujours pour quand la réponse n’a aucune conséquence.)

13 -  Les Canadians sont CONTRE le fait que les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses. Le Québec est
POUR.

14 - Les Canadians sont CONTRE le fait que les personnes les plus riches payent plus d’impôt. Le Québec et la Colombie-Britannique sont
POUR.

15 - Les Canadians sont CONTRE le fait que les grandes entreprises payent plus  d’impôt. Le Québec est
POUR.

Je m’en suis tenu aux résultats de la Boussole électorale, mais on pourrait ajouter plusieurs autres points au sujet des quels il y a divergence entre ce que pensent les Canadians et les Québécois.

Alors comment peut-on justifier vouloir continuer d’APPARTENIR au Canada ?

19 août 2011

Le PQ, s’il veut redevenir crédible, n’a pas le choix.

Le PQ, s’il veut redevenir crédible, n’a pas le choix.

Premièrement, ce serait « nouveau » que le PQ défende nos symboles en commençant par notre drapeau. Comment se fait-il que le PQ, ni aucun de ceux qui veulent le changer y compris les démissionnaires, n’a pas encore dénoncé cet outrage à notre drapeau qu’a commis ce policier que plus de 16 500 Québécois sont allés visionner dans YouTube ? Le Devoir, lui, en a parlé, brièvement, mais il en a parlé : http://t.co/JEOJe62

Deuxièmement, cesser ce qu’il aurait dû arrêter depuis longtemps, de « jouer le jeu du parlementarisme britannique ». Il ne suffit pas, comme l’a dit Pierre Curzi de changer d’attitude durant la période de questions, c’est la période de questions et tout le reste qu’il faut larguer. De toute façon, le PLQ fait ce qu’il veut et nous vole allègrement nos richesses et nos institutions depuis qu’il est au pouvoir. Le parlementarisme britannique est ainsi fait, c’est un simulacre de démocratie. Mettons-y fin.

Troisièmement, consacrer tout le temps ainsi récupéré à travailler activement à la promotion et à la préparation d’un plan d’accession à l’indépendance. « Vous voulez votre pays ? Votez pour le PQ ! » Finies les tergiversations à la René Lévesque ; le PQ tergiverse depuis sa création. Même lorsque nous nous sommes fait voler le référendum de 1995, personne n’a réagi. Aucune poursuite n’a été intentée contre le Canada pour non-respect de la Loi référendaire. Aucune plainte aux organismes internationaux contre le Canada n’a été déposée. On a tergiversé, porté des accusations pour se déculpabiliser et reporter la faute sur les « autres ». Quelle erreur ! Le constat a été fait depuis que si la région de la Capitale nationale avait voté plus fortement pour le « OUI », nous aurions aujourd’hui, notre pays.

Quatrièmement, rédaction de la Constitution de la République du Québec.

7 août 2011

Qui a fait disparaître le caractère francophone de Montréal ?

Qui a fait disparaître le caractère francophone de Montréal ?


C’est en cherchant « points d'intérêt environs Montréal » dans Google que j’ai réalisé la chose suivante : le « Site touristique officiel du gouvernement du Québec » a fait disparaître toute référence au caractère francophone de Montréal !

Vive le Parti libéral du Québec !


La ville de Montréal, dirigée (???) par un libéral, a aussi fait disparaître ce mot de la documentation sur notre ville. Multiculturalisme oblige ! Mais le multiculturalisme vise avant tout à nous faire disparaître dans le décor, nous les francophones.

C'est ça le PLQ !

27 juillet 2011

Le 194e État sera le QUÉBEC

René Marcel Sauvé
27 juillet 2011

Beaucoup reprochent à madame Marois et au Parti québécois de ne pas avoir suivi les plans dressés en 2005 pour l’avenir du Québec.

Et si, comme il arrive souvent, ces plans étaient désuets avant de commencer ? Par les temps qui courent, tout se passe très vite. Ceci à cause des nouvelles communications qui changent instantanément une donne et obligent à composer rapidement avec les changements qui s’annoncent et qui surgissent, toujours dans les communications.

Le pouvoir est complètement dans ses communications. Cet axiome est central en géopolitique et en stratégie d’État. Tout changement dans les communications, toutes les communications en commençant par le langage et les communications humaines, pour passer ensuite par les changements qui se produisent dans la géographie et les techniques, tout changement donc, entrainent derechef des déplacements des bases des pouvoirs existants. C’est ainsi que naissent et que tombent les empires et que naissent de nouveaux pouvoirs qui surgissent et remettent en question les pouvoirs existants ou décadents, faute de ne pouvoir mettre en pratique les principes fondamentaux qui gouvernent toute stratégie d’envergure : appréciation rigoureuse du contexte et de la situation, détermination et maintien d’objectifs praticables, maintien de la confiance et du moral, concentration et économie de l’effort, simplicité, souplesse, coordination, coopération, administration et logistique. Ces principes sont simples et connus depuis des millénaires, mais demeurent incompréhensibles pour quiconque n’a jamais été impliqué dans l’action. Parce que l’action, qui est fondamentale et primitive, n’est ni littérature ni poésie.

Le succès dans l’action dépend exclusivement de l’indispensable ACTE DE PRÉSENCE EN TEMPS ET LIEU, que les littérateurs qui vivent dans le passé sont incapables de saisir.

Parlant communications, aujourd’hui, on prend l’avion comme autrefois le train. Allez chez Future Shop après un mois ou deux et vous serez perdus, tant il y a de nouveautés en technologie.

Encore pire pour moi né en 1931, alors qu’il y avait des chevaux plein les rues, de même que le téléphone à cadrant et l’opératrice qu’il fallait appeler pour communiquer avec la Rive Sud. Mon beau frère qui vit dans la vallée de la NAPA en Californie est tombé malade et nous y étions en moins d’une journée. Ma femme est en train de prendre sept semaines de vacances en Australie. Elle communique régulièrement par Courriel pour me dire quoi faire avec ses plantes et ses chats. Un de mes fils, qui trouve son père un peu arriéré, vient de me montrer comment m’abonner et communiquer par SKYPE.

Ouf qu’il faut en apprendre des choses pour continuer de vivre dans les temps actuels, et qui ne s’adapte pas ne peut pas vivre.

Les découvertes récentes sur la santé vont peut-être me faire vivre encore dix ou douze ans et je n’ai nulle intention de rester passif assis sur une chaise en attendant qu’il se passe quelque chose.

Et sur le plan économique, politique et social ? Vous ne voyez pas â quelle vitesse les évènements se succèdent. Je n’ose rien prévoir ni planifier à plus d’un ou deux ans d’avance. Quant aux plans que j’ai ou j’aurais pu formuler il y a quatre ou cinq ans, ils sont tombés et oubliés depuis longtemps.

De même la vie politique. Inutile et futile de dresser des beaux plans d’avance dont les circonstances vont se moquer. Mieux vaut connaitre les CONTINUITÉS, ce qui dure et perdure alors que le reste passe. Les continuités sont l’objet de la géopolitique, discipline des constantes par opposition aux variables des sciences politiques. Ces variables, vous les connaissez, c’est tout ce qui change ou apporte le changement : hommes et femmes politiques, partis, factions, tendances, nécessités du moment, bref tout ce qui change d’un moment à l’autre, et auquel nous aurions grand tort de nous accrocher comme des enfants et des adultes enfants trop dépendants.

La géopolitique c’est tout ce qui est fait et s’est accompli jusqu’à maintenant, ce qui est en place, dure et va durer, ce qui s’inscrit dans les continuités vécues depuis le commencement par toutes les générations qui nous ont précédés. C’est un univers de certitudes opératives qui permettent d’inscrire notre action sur le long terme.

Et qu’est-ce qui s’est produit à long terme ? Il s’est produit que non seulement NOUS, Québécois descendants des colons de Nouvelle-France, avons survécu envers et contre l’adversité qui s’est présentée : nous avons construit les fondements d’une Nation et d’un État nouveau dans l’échiquier du monde actuel, le monde de 2011 et au-delà.

Notre problème n’est pas le Canada qui est un continent. Notre problème, c’est Ottawa, capitale postimpériale et brandon politique de la bourse de Bay Street.

Qu’allons-nous faire à court et à long terme ? Il est évident qu’Ottawa a usurpé des pouvoirs qui ne lui appartiennent pas et que ses sbires sont prêts à tout pour garder pouvoirs, prérogatives et bénéfices.

Nous ne pouvons avoir dès maintenant toutes les solutions ni aucune solution magique. Cependant, dans un premier temps, nous pouvons signifier au monde entier et partout en Amérique du Nord que NOUS SOMMES UNE NATION ET QUE NOUS AVONS LES ASSISES DE NOTRE PROPRE ÉTAT.

Le Canada anglais va alors nous dire : What are you going to do about it ?

Notre réponse : Une déclaration unilatérale d’indépendance.

Cette perspective DOIT ÊTRE PRÉSENTE DANS LA POLITIQUE DU PARTI QUÉBÉCOIS ET CE, AVANT LES ÉLECTIONS. Il n’y a plus à lésiner. La politique du Parti québécois doit être claire et sans équivoque en partant. Tous les électeurs doivent savoir avant de voter que cette fois, s’ils votent pour le Parti québécois, ils ont déjà décidé ce qui suit :

Vous votez pour le Parti québécois, c’est parce que vous avez décidé sans équivoque ce qui suit :

1. Vous reconnaissez le Québec comme votre seule Nation.

2. Vous reconnaissez le gouvernement du Québec comme le seul à qui vous accordez votre appui.

3. Vous reconnaissez le Québec comme le seul État ayant pleine autorité sur le territoire du Québec.

4. Vous autorisez le gouvernement du Québec à récupérer tous les pouvoirs d’États présentement détenus par Ottawa, d’une manière ferme et digne.

5. Vous autorisez le gouvernement du Québec à organiser les relations internationales du Québec sur une base d’État.

Tel est notre nouveau point de départ. IL Y A 193 ÉTATS RECONNUS DANS LE MONDE, LE 194e SERA LE QUÉBEC.


20 juillet 2011

Notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

Réponse à l’excellent texte de monsieur Pierre Pichette dans l’édition du Devoir d’aujourd’hui.

Je partage votre avis à 90 %. Mais...

Vous écrivez « Comment, en effet, faire la distinction entre le parti et la cause, entre la gauche et la droite, entre les fonctionnaires, rentiers et financiers de l'indépendance et les militants? », pour ensuite proposer que « Le Québec aurait donc besoin d'une nouvelle structure politique qui rassemblerait toutes les forces vives désirant faire du Québec un pays. Ce parti serait essentiellement axé sur la cause de l'indépendance et d'aucune façon sur la gouvernance provinciale. Il n'aurait donc pas à proprement parler de programme politique autre que celui entourant l'accession à l'indépendance. »

Déjà, je retirerais le mot « financiers » de votre énumération, car s’il y a quelque chose qui manque aux indépendantistes, ce sont bien des financiers indépendantistes.

De plus, vous proposez de remplacer un véhicule qui rouille par un autre qui va aussi, inévitablement, rouiller. Les partis politiques ont leurs effets secondaires comme celui d’engendrer des « fonctionnaires et rentiers » de la cause qu’ils défendent. Cependant, vous innovez en proposant ce qui suit : « Une fois ces tâches historiques complétées, ce parti rassemblant toutes les forces vives et qui aura donné un pays au Québec se saborderait. » Bonne idée ! Combien de fois ai-je entendu des Québécois me dire qu’ils ne voulaient pas que le PQ soit le seul parti existant à la suite de la proclamation de l’indépendance. Je sais que c’est bien mal connaître les politiciens et la politique, mais c’est une question de perception qu’il faut défaire.

Il y a deux ans, convaincu que l’indépendance est trop importante pour la laisser entre les mains d’un parti politique quel qu’il soit, j’ai ressuscité le Rassemblement pour l’indépendance nationale, un MOUVEMENT CITOYEN voué à la promotion de l’indépendance de notre pays. Aujourd’hui, monsieur Richard Le Hir est président du R.I.N.

Depuis, un rassemblement d’indépendantistes a aussi été créé, Cap sur l’indépendance qui rassemble « toutes les forces vives désirant faire du Québec un pays. »

Je suis intimement convaincu que notre force réside dans le peuple lui-même, dans le peuple québécois qui n’est certainement pas, comme le disait René Lévesque « QUELQUE CHOSE comme un grand peuple. » Nous avons tout en mains pour être un grand peuple.

Notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

Pour le reste, je partage votre avis et osons, c’est le courage que je nous souhaite.

15 juillet 2011

Le PQ, s’il veut redevenir crédible, n’a pas le choix.

Premièrement, ce serait « nouveau » malheureusement que le PQ ou vous-même défendiez nos symboles en commençant par notre drapeau. Comment se fait-il que le PQ, ni aucun de ceux qui veulent le changer y compris les démissionnaires, n’a pas encore (?) dénoncé cet outrage à notre drapeau qu’a commis ce policier que plus de 15 000 Québécois en une semaine sont allés visionner dans YouTube) ? Le Devoir, lui, en a parlé, brièvement, mais il en a parlé : Provocation policière- Outrage au drapeau québécois !

Deuxièmement, cesser ce qu’il aurait dû arrêter depuis longtemps, cesser de « jouer le jeu du parlementarisme britannique ». Il ne suffit pas, comme l’a dit Pierre Curzi de changer d’attitude durant la période de questions, c’est la période de questions et tout le reste qu’il faut larguer. De toute façon, le PLQ fait ce qu’il veut et nous vole allègrement nos richesses et nos institutions depuis qu’il est au pouvoir. Le parlementarisme britannique est ainsi fait, c’est un simulacre de démocratie. Mettons-y fin.

Troisièmement, consacrer tout le temps ainsi récupéré à travailler activement à la promotion et à la préparation d’un plan d’accession à l’indépendance. « Vous voulez votre pays ? Votez pour le PQ ! » Finies les tergiversations à la René Lévesque ; le PQ tergiverse depuis sa création. Même lorsque nous nous sommes fait voler le référendum de 1995, personne n’a réagi. Aucune poursuite n’a été intentée contre le Canada pour non-respect de la Loi référendaire. Aucune plainte aux organismes internationaux contre le Canada n’a été déposée. On a tergiversé, porté des accusations pour se déculpabiliser et reporter la faute sur les « autres ». Quelle erreur ! Le constat a été fait depuis que si la région de la Capitale nationale avait voté plus fortement pour le « OUI », nous aurions aujourd’hui, notre pays.

Quatrièmement, rédaction de la Constitution de la République du Québec.

7 juillet 2011

Daniel Gélinas, dg du FEQ, doit s'assumer sans nous insulter

Le Festival d'été de Québec - Jongler avec la croissance


Le Devoir – 7 juillet 2011

Daniel Gélinas, directeur général du FEQ, vient encore de faire la preuve de son étroitesse d’esprit et du fait qu’il est atteint du complexe du colonisé, comme son maire, Régis premier.

Voici ce qu’il a déclaré au Devoir : « C'est vrai que durant toutes les années 1990, ce qui remplissait les terrains, c'était les artistes québécois, les Kevin Parent, les Eric Lapointe. C'est pour ça qu'ils étaient plus nombreux au FEQ, parce que c'était ça que les gens voulaient beaucoup. Les choses ont changé depuis les années 2000 avec la mondialisation. Il y a eu une ouverture sur le monde, la popularité de grands groupes a explosé.»

Quel imbécile !

Les choses ont changé depuis les années 2 000 ? Presley, les Beatles, U2, Prince, Michael Jackson, les Platters, etc. datent de bien avant 2 000. N’importer quoi pour justifier le point de vue du Québécois qui s’écrase sous prétexte d’ouverture sur le monde, comme si les deux, l’amour de la culture québécoise et l’ouverture sur le monde, étaient impossibles à vivre concurremment.

Je n’en reviens pas à quel point les « pas de couilles » du Québec peuvent pérorer pour justifier l’injustifiable.

La vérité ? C’est que Daniel Gélinas est là pour faire de l’argent ce qui, en soit, est tout à fait louable. Mais alors, les subventions et l’argent public sont de trop.

Qu’il l’admette et qu’il cesse de nous dire quand on aime la culture et les artistes québécois nous faisons preuve de fermeture sur le monde.

Bref qu'il s'assume sans nous insulter.

Allez lire Marie-Andrée Chouinard du Devoir http://bit.ly/pmeQql

5 juillet 2011

DITES-LUI …



Dites-lui pourquoi vous avez réélu trois fois Jean Charest et le PLQ alors qu’ils bradaient les richesses du Québec et provoquaient l’affaiblissement de nos institutions politiques et économiques, celle des francophones et du français.

Dites-lui pourquoi vous avez accepté durant plus de 40 ans que le PQ ne veuille que gouverner une province.

Dites-lui pourquoi vous avez permis des réformes assassines du système d’éducation : pas de cours d’histoire du Québec, abandon de valeurs comme l’effort, le travail, la solidarité, la qualité de la langue française parlée et écrite.

Dites-lui pourquoi vous avez accepté, sans vous défendre, le vol, par le Canada et les fédéralistes, du référendum de 1995.

Dites-lui pourquoi les enfants des patriotes sont devenus les nègres blancs d’Amérique.

Dites-lui pourquoi, règle générale, vous avez fait confiance à des politiciens qui n’avaient pas à cœur les intérêts supérieurs des Québécois.

Dites-lui pourquoi vous avez laissé la corruption s’ériger en système et pourquoi vous n’êtes pas descendu dans la rue par centaine de milliers pour exiger une enquête publique sur la corruption.

Dites-lui pourquoi, par votre manque de courage, de solidarité, de fierté, vous lui laisserez en héritage un peuple en voie dangereuse d’assimilation.

Dites-lui pourquoi, à cause de vous, la chanson de Marc Gélinas et Gilles Richer aura été prémonitoire.

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me how in French my friends used to call me
Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise
Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau.
Mommy, daddy, what happened to my name?
Oh mommy, daddy, how come it's not the same?
Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late?
Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me where we used to live in this country
Trois-Rivières, Saint-Paul, Grand-Mère,
Saint-Marc, Berthier, Gaspé, Dolbeau, Tadoussac, Gatineau.
Mommy, daddy, how come it's not the same?
Oh mommy, daddy, there's so much in a name.
Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late?
Mommy, daddy, I love you dearly
Please do the song you sang when I was a baby
Fais dodo, Colas mon p'tit frère
Fais dodo, mon petit frère, tu auras de l'eau.
Mommy, daddy, I remember the song
Oh mommy, daddy, something seems to be wrong
Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late?
Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me once again that beautiful story
Un jour ils partirent de France
Bâtirent ici quelques villages, une ville, un pays.
Mommy, daddy, how come we lost the game?
Oh mommy, daddy, are you the ones to blame?
Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late?

Dites-lui pourquoi vous ne vous excuserez même pas puisqu’il ne servira à rien de le faire.

Dites-lui pourquoi, à cause de vous, il aura perdu son pays, ses richesses, sa langue, sa culture !

Tell him why !

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !