23 novembre 2009

Charest tu dors, ton moulin, ton moulin...

L'Allemagne impose des « contrats d'intégration » aux immigrants
Agence France-Presse

L'an dernier, l'Allemagne a également, à l'instar d'autres pays européens, introduit un test de connaissances sur le pays pour les personnes souhaitant acquérir la nationalité allemande.

Le gouvernement allemand préconise des « contrats d'intégration » pour les nouveaux immigrés en Allemagne, a annoncé lundi la chargée de l'Intégration du gouvernement, Maria Böhmer.

« Celui qui veut vivre ici pour longtemps et qui veut travailler doit dire « Oui » à notre pays », a déclaré la responsable conservatrice au journal régional Stuttgarter Nachrichten. « Cela inclut la maîtrise de la langue allemande et la disposition à participer à la société », a-t-elle ajouté.

Les contrats d'intégration doivent définir à la fois «ce que les immigrés peuvent attendre comme soutien » de la part des pouvoirs publics et en échange, « ce que nous attendons des immigrés », selon Mme Böhmer.

Parmi les valeurs que se doivent de respecter les immigrés, la chargée du gouvernement a cité la liberté d'opinion et l'égalité des sexes.

Elle a relevé des « déficits importants » en matière de langage et de performances scolaires dans des «sociétés parallèles» de certains quartiers des grandes villes allemandes.

Mme Böhmer considère par ailleurs que les réussites de la population d'origine immigrée, qui correspond à 15,1 millions de personnes en Allemagne, doivent être davantage mises en avant, évoquant «ceux qui finissent l'école, qui étudient, qui créent des sociétés et ceux qui sont ingénieurs, médecins ou avocats».

L'an dernier, l'Allemagne a, à l'instar d'autres pays européens, introduit un test de connaissances sur le pays pour les personnes souhaitant acquérir la nationalité allemande.


Charest, continue de dormir.

Sarkozy, mets ça dans ta pipe.

Madame Marois, cessez d'hésiter. C'est beau de discuter, mais il faut aussi agir !
Il y a une vie avant 2011 !

29 septembre 2009

Le sac à dos à Falardeau

Le décès de Pierre Falardeau m'a laissé bouche bée.

Incapable d'écrire.Une espèce de retenue inexplicable.

J'ai cependant lu tout ce que j'ai pu trouver. Plus je lisais, plus ma retenue augmentait. Non, je ne trouvais pas, alors je me suis abstenu.

Heureusement !

Je tiens à partager avec vous ce que je viens de lire à ce sujet. C'est vraiment ce que j'ai lu de plus beau, de plus authentique; un moment d'intimité qui décrit l'homme mieux que personne n'a su le faire.

Je partage donc avec vous ce texte, trouvé sur
Vigile.net.


(Pierre Falardeau à Tout le monde en parle - Photo Radio-Canada)


Auteur : André Vincent
Tribune libre de Vigile
Mardi 29 septembre 2009
--------------------------------------------------------------------------------
Le sac à dos à Falardeau


Je ne connaissais pas Pierre Falardeau, enfin pas vraiment, que pour lui avoir parlé à quelques occasions, sur un coin de rue ou dans une assemblée publique. Mais on avait comme qui dirait des visages qu’on s’connait...
Quand je parlais de lui, je disais toujours « mon ami Falardeau ». Surtout pas pour me grandir de son personnage tel un groopie, mais parce c’est ainsi que je le sentais. Il était de ces êtres qu’on aime de suite, de ces êtres qu’on frôle par moment sans que la vie ne nous permette jamais de les embrasser dans nos bras.
Je savais qu’il était malade et, dernièrement, ma nièce m’a fait parvenir un courriel dans lequel elle me disait que « ton ami Falardeau » est dans la même chambre que mon amie Sylvie à Notre-Dame... ». Quelques jours plus tard, je lui ai fait parvenir ce message :
--------------------------------------------------------------------------------
24 août 2009

Et alors ? Donne-moi un son de cloche. Ça fait deux jours que je vois Falardeau et ta Sylvie dans ma tête, couchés dans la même chambre d’hôpital, en jaquette bleue, bordés de soins palliatifs... J’en ai même rêvé.
Et mon vieil ami Denis hier... Pour Pierre, je savais depuis un moment, un de ses amis me l’avait dit et depuis quelque temps, je ne le voyais plus sur Mont-Royal... jaser avec les gens et je me disais... j’espérais....
Putain de crabe !
Tonton
--------------------------------------------------------------------------------
25 août 2009

Allo Tonton,
Ton ami Falardeau y va pas du tout. Il a vu au moins 10 médecins hier. Des oncologues, des spécialistes, même des psy...Il a posé des questions et ils ont répondu : « Pas beau » ! ls parlent de métastases un peu partout, dans le bedon et peut-être même au cerveau. Il a très mal au dos, aux os....bref... Il voulait de la chimio, mais les docs ont refusé. Ça n’aurait rien donné.
Lui, il était fort devant eux. Il a dit à un des docs : « Moé t’sé, si j’peux plus penser, si j’peux plus écrire, ben j’aime mieux mourir... ». Il rigolait même. Il n’a pas versé une larme. Toute une pléiade de spécialistes venait le voir pour le voir.... Une petite conne est venue lui demander ce qu’il faisait comme travail. Il lui a répondu : « Je pense ».
Il était fort et patient. Mais quand ce cirque est parti, son regard tombait dans une sorte de vide. J’oublierai jamais ces yeux-là. On a pas beaucoup parlé. Quelques formalités tout au plus, je lui passais quelques revues, lui rendais quelques services. J’ai réussi à stopper quelques préposés pour qu’ils le laissent un peu dormir. Crisse qu’y sont fatigantes des fois dans les hôpitaux !
Puis vers 15 h, les infirmiers sont venus le chercher pour le transfert aux soins palliatifs. Couché sur un lit blanc avec son sac à dos pour seul bagage, à la sortie il m’a regardé et m’a dit "Salut" avec un sérieux qui sonne comme un coup de poing dans l’coeur, comme s’il quittait le monde des vivants pour aller vers la mort, mais lentement...
J’oublierai pas cette journée de si tôt.
Bisou Miss xx
P.S. L’image de ce sac à dos restera gravée dans ma mémoire toute ma vie...

17 juin 2009

Le R.I.N. revit enfin – Vive le R.I.N

Voilà c’est fait. J’attendais ce jour depuis longtemps.

J’ai reçu les Lettres patentes. Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) a recommencé à respirer. Il pourra bientôt se lever et marcher.

Merci à tous ceux qui m’ont écrit pour m’encourager et me communiquer leur impatience d’en devenir membre. (

Les choses ne vont jamais aussi vite qu’on le souhaiterait. L’important, c’est d’avancer. Et nous avançons.

Notre Fête nationale arrive à grands pas. Tous les indépendantistes, tous les souverainistes y travaillent, s’y préparent.

Le malheur, c’est que tous ces partis, organismes et organisations confondus ont une attitude corporatiste, c'est-à-dire qu’ils font passer les intérêts de leur parti, organisation ou organisme avant le projet lui-même. Ils se méfient tous des autres. C’est l’incarnation du vieux syndrome : « Mon père est plus fort que le tien » ou « C’est moi le meilleur ! »

Et pourtant !

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.
Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.
(Manifeste pour un Québec fier !)

Le collectif qui a organisé la Grande marche pour l’Indépendance du Québec nous écrit : « Nous affirmons que la libération du peuple québécois ne pourra se faire que par la mobilisation du peuple québécois. C’est en menant sans relâche des actions citoyennes, avec persévérance, avec courage, avec détermination, que nous parviendrons à réaliser notre rêve. » (Cliquer ici)

Nous devons tous nous y rendre, j’y serai certainement.

Cette philosophie et cette vision des choses sont exactement celles du Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.).

Un R.I.N., mouvement citoyen rassembleur, qui ne se transformera pas en parti politique et qui sera assez fort pour pousser à l’action tout parti politique au pouvoir lorsqu’une opportunité se présentera.

J’ai récemment fait parler notre drapeau :

« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Je vous annonce que le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) convoquera une première rencontre dès l’automne prochain !

Vivement l’Indépendance !

Vive le pays du Québec !

11 juin 2009

À Jean Charest

« Est-ce qu'on peut avoir plus tordu que de souhaiter du tort aux citoyens du Québec pour faire avancer la cause de la souveraineté ? »

Jean Charest


« Est-ce qu'on peut avoir plus tordu que de mentir à tour de bras pour être élu et ensuite se foutre de la santé, de l’éducation, de la situation du français et de l’économie pour faire avancer la carrière de Jean Charest, ce grand bâtisseur ? »

Michel Laurence

7 juin 2009

L’indépendance : un projet qui devrait être rassembleur !

Et qui, malheureusement, ne l’est pas encore vraiment.

Il y a une pléthore de partis politiques qui ont cet objectif, certains importants avec des milliers de militants, d’autres moins avec comme seul militant, le ou la chef.

Chacun est convaincu avoir LA solution, chacun est convaincu que c’est son parti qui créera le pays du Québec.

À ces partis, s’ajoute une multitude d’organismes, d’organisations, spontanés, mûrement réfléchis, éphémères ou durables. Certaines efficaces avec des idées, d’autres dont on n’entend jamais parler.

Le malheur, c’est que tous ces partis, organismes et organisations confondus ont une attitude corporatiste, c'est-à-dire qu’ils font passer les intérêts de leur parti, organisation ou organisme avant le projet lui-même. Ils se méfient tous des autres. C’est l’incarnation du vieux syndrome : «
Mon père est plus fort que le tien » ou « C’est moi le meilleur !
»

Et pourtant !

Le plus fort, le meilleur, c’est le projet lui-même. Et comme l’a écrit André Rousseau dans son mot intitulé
L’indépendance du Québec : un projet rassembleur, sur Vigile, « Comme loi fondamentale, la Constitution appartient au peuple elle consacre la souveraineté populaire.
»

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.

Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Quand on sait le temps que prennent la création, l’implantation, la mise en marché, la diffusion des idées, la construction d’une équipe et d’une machine électorale, fonder un nouveau parti politique indépendantiste est la pire des solutions, c’est une élucubration politique; en fait, ce n’est pas une solution, c’est plutôt une nouvelle entrave à l’avancement de la cause, du projet, de l’objectif de se doter d’un pays.

Celui ou celle qui prend cette décision est ou bien complètement décroché de la réalité ou motivé par des intérêts personnels. Fonder un parti c’est créer plus d’obstacles, diviser le vote et ultimement retarder notre accès à l’indépendance.

Bien sûr, on peut décider de militer à l’intérieur d’un parti politique. Mais le parti politique est une organisation bien structurée, un assez gros navire qu’il est difficile de faire changer de cap de l’intérieur; plusieurs s’y sont cassé les dents.

Voilà la raison pour laquelle d’autres créent des organismes, des organisations dans le but d’influencer de l’extérieur la conscience, la constance, la détermination politique des partis politiques qui disent porter notre projet de pays.

Chacun élabore ses théories, essaie de tirer la couverture de son côté, élabore son plan plus ou moins compliqué, plus ou moins complexe; certains sont plus virulents d’autres moins. Certains veulent tout régler avant de créer le pays du Québec : la Constitution, le régime politique (capitalisme, socialisme, social-démocratie). Comme si c’était possible d’arriver à un consensus sur tout avant de créer le pays.
Si c’était possible, on l’aurait fait, pour parodier une annonce publicitaire.

Notre Québec, il sera social-démocrate
Ou il sera libéral
Ou il sera solidaire
Ou il sera vert
Ou il sera autonomiste.
Mais, avant tout, il doit ÊTRE.
Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Dans un texte intitulé
Et si le drapeau du Québec pouvait parler, je lui fais dire : « Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Nous qui voulons survivre et grandir comme Québécois, nous qui voulons que la langue française survive et progresse en Amérique du Nord, nous qui voulons un pays, nous devons nous rassembler et nous transformer en un tsunami populaire qui balaiera toute opposition sur son passage.

Ce tsunami, commence déjà à se lever, il s’appelle le
Rassemblement pour l’indépendance nationale, le R.I.N. !

27 mai 2009

Les parcomètres à Montréal !

Une Société en commandite, est-ce la même chose qu’un PPP ?

Colères cycliques des commerçants du centre-ville.

Colère chronique des citoyens de Montréal et de sa banlieue, sauf ceux qui utilisent les transports en commun.

« Depuis sa création en 1995, Société en commandite Stationnement de Montréal est un acteur de premier plan dans le développement de solutions opérationnelles en matière de déplacement urbain. D’abord formée pour assurer la gestion optimale des stationnements municipaux tarifés, sur rue et hors rue, la Société est très tôt reconnue pour l’innovation, la mise à profit des technologies de pointe et le souci du design dans l’intégration harmonieuse de ses équipements dans l’environnement urbain. »

Les mots-clés?

« ... assurer la gestion optimale des stationnements municipaux tarifés... »

Mais je ne savais pas que « gestion optimale » signifiait, en fait, extorsion, vol.

Depuis la création de cette société en commandite (est-ce la même chose qu’un PPP ? Si oui, ça fait peur. Imaginez-vous le CHUM administré de cette façon), on a vu apparaître plusieurs changements. Ceux qui suivent s’apparentent en effet à du vol ou de l’extorsion.

Auparavant, quand quelqu’un quittait son espace, le prochain pouvait profiter du temps restant payé, mais non utilisé par son prédécesseur. Maintenant, c’est fini. Le temps n’est plus affiché. La location du même espace peut, de la sorte, être payée deux ou trois fois pour la même période.

De plus, d’honnêtes citoyens se font flouer. Par exemple, celui qui paie trois ou quatre dollars pour une heure. Il revient 15 minutes avant l’expiration pour ajouter de l’argent. L’argent « ajouté » ne rallonge pas le temps de location, chaque fois qu’une pièce est déposée, le compteur se remet à zéro. Alors si vous ajoutez de l’argent pour avoir la place plus longtemps, vous venez de perdre les 15 minutes qu’il vous restait.
Ce n’est pas du vol ça ? A-t-on le droit d’imposer deux ou trois fois des frais pour la même chose ?

Solution : quand vous quittez un espace et qu’il reste du temps, laissez votre reçu sur le parcomètre de sorte que le prochain pourra constater le temps qu’il reste et ne pas payer pour rien.

Le plus drôle ?

Les commerçants qui se plaignent sont-ils membres de la Chambre de commerce de Montréal ? Si oui, c’est leur association qui les embête.

« Société en commandite Stationnement de Montréal (Stationnement de Montréal) est une filiale de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. De par sa nature même, Stationnement de Montréal n’a pas de conseil d’administration. Accesum inc., son commandité, agit en son nom. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain, quant à elle, est le commanditaire d’Accesum inc. »

Bravo à tout ce beau monde et vivent les PPP !

Et si le drapeau du Québec pouvait parler

Notre drapeau est accueillant, ouvert sur le monde, enveloppant, rassembleur, vivifiant et chaleureux.

Notre drapeau est docile. Il peut se faire caressant pour peu qu’un vent léger se mette de la partie.

Notre drapeau fait confiance, il donne la chance au coureur.

Si notre drapeau pouvait parler...

Il nous préviendrait qu’il saura aussi être implacable envers celui qui s’en drape malhonnêtement.
Qu’il sera impitoyable envers celui qui l’évoque pour mieux dissimuler son hypocrisie, ses mensonges, son opportunisme.

Qu’il lui collera à la peau, s’y incrustera pour, finalement, rétrécir comme peau de chagrin ou s’enflammer tel un buisson ardent.

Si notre drapeau pouvait parler, il nous dirait certainement...

« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

21 mai 2009

Lettre ouverte à l’opposition officielle

Madame Pauline Marois,
Mesdames, Messieurs, les députés,

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler que notre Fête nationale arrive à grands pas.

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler qu’une très grande partie du peuple québécois désire créer le pays du Québec.

À la première page de votre site Web, aucune mention n’est encore faite de notre Fête nationale, le mot « souveraineté » apparaît deux fois, le mot « indépendance » n’apparaît pas une seule fois.

Après avoir cliqué sur le mot « souveraineté », une page s’ouvre. Aucune mention du mot « indépendance ».

Mon cœur s’est mis à battre un peu lorsque j’ai lu que vous vouliez « faire progresser la société québécoise ».

C’est bien, mais moi c’est le « comment » et le « jusqu’où » qui m’intéressent, car le parti libéral pourrait écrire la même chose. Comme dirait une de nos grandes dames du domaine du spectacle « À quelle heure le punch ? »

La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.

Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées, présentes et son immense potentiel ?

Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?

Voilà la seule véritable condition gagnante qui nous permettra de créer notre pays, le Québec.

Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).

Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté et cette dignité qui nous manquent tant serait suffisant pour raffermir la volonté des Québécois et les amener à enfin adopter cette attitude positive qui ralliera certainement les indécis.

Tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il s’active, de toute urgence, à créer le pays du Québec.

À défaut, la fenêtre va s’ouvrir, mais, encore une fois, à cause de votre obstination à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.

Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est aussitôt rassis.

Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.

Je vous rappelle que notre Fête nationale, c’est dans un mois. Allez-vous vous contenter d’être présents à des marches organisées par d’autres, à des spectacles populaires, à essayer de vous faire interviewer ou photographier par les journalistes ?

Mesdames, Messieurs de l’opposition officielle, vous avez vraiment besoin d’un électrochoc.

C’est ce que nous nous apprêtons à vous donner en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place, lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre d’opportunité, à passer à l’action.

Google : « Manifeste pour un Québec fier ! »

19 mai 2009

RIN – Des nouvelles - Une rencontre à Montréal ?

1 - La demande officielle de création d’une personne morale à but non lucratif a été faite, la semaine dernière au nom de « Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) »; j’attends les Lettres patentes, ce qui ne saurait tarder si les avocats du Registraire des entreprises ne trouvent rien à redire.

2 - J’ai réservé le nom de domaine suivant « rassemblement-independance-nationale.org »

3 - Quelqu’un a-t-il accès gratuitement à une salle sur l’Île de Montréal ?

4 - J’aimerais tenir une première rencontre avant le 24 juin afin de décider, ensemble, de notre première sortie publique, c’est-à-dire, notre première conférence de presse. Médiatiquement parlant, ça me semble un bon moment avant l’été, sinon on risque de passer dans le vacuum de l’été et des vacances.

5 - Si un indépendantiste expérimenté en création de sites web se présentait aussi, ce serait parfait.

Vous pouvez m’écrire au
michel.laurence@gmail.com

Merci

18 mai 2009

Incroyable, mais vrai !

En 49 ans, nous avons bel et bien évolué; nous nous nommons maintenant : Québec, Québécois, peuple québécois, nation québécoise.


Malheureusement, en effectuant ces seuls changements, le texte qui suit est encore criant d’actualité.


Manifeste du Rassemblement pour l'Indépendance Nationale

(Tel qu’adopté à la première assemblée générale du RIN, octobre 1960)


Les Québécois (Canadiens français) constituent une nation dont l'origine remonte à l'époque de la Nouvelle-France. Conquise par la force des armes, isolée de sa mère-patrie, soumise à des tentatives d'assimilation nombreuses et prolongées, la nation québécoise (canadienne-française) a toujours manifesté une indomptable volonté de survivre et de s'épanouir librement en conformité avec ses origines et son génie particulier. La Confédération, issue de la Conquête et de l'impérialisme britannique, a placé et maintenu le peuple du Québec dans une situation anormale de faiblesse et d'infériorité. Ce régime, par ailleurs, n'a pas été établi par la volonté expresse des peuples en cause mais improvisé par la loi d'une métropole impériale. De plus, les droits accordés officiellement par l'Acte de l'Amérique du nord britannique au peuple québécois (canadien-français), dans le but d'assurer sa survivance et sa protection, ont sans cesse été violés, et continuent de l'être, par le gouvernement fédéral, à Ottawa. La logique et le droit permettent donc aujourd'hui d'affirmer que le pacte confédératif, par ses origines et par le cours de l'histoire, est nul et périmé.


En outre, la centralisation fédérale, réalisée à un rythme croissant, qui tend à transformer le régime confédératif en celui d'un État-nation unitaire, compromet non seulement l'épanouissement mais aussi l'existence même de la nation québécoise (canadienne-française) déjà gravement menacée par son isolement culturel et social et par l'influence anglo-américaine.


À l'époque actuelle où dans le monde entier les peuples s'affranchissent du joug colonial et les nations revendiquent leur pleine indépendance, le Québec (Canada français) ne peut plus accepter de demeurer sous la tutelle économique et politique de l'étranger. L'idéal de l'indépendance nationale, qui s'allie à celui de l'internationalisme lucide, est valable au Québec (Canada français) comme partout ailleurs. L'indépendance est du reste dans la ligne de l'histoire du Québec (Canada français) : préparée par la Confédération puis par l'établissement de l'autonomie provinciale, elle représente l'aboutissement normal de l'évolution historique du Québec (Canada français).


De nos jours, les peuples n'ont plus besoin d'excuses pour vouloir être libres. Car si la liberté nationale n'est pas une fin en soi, elle est la condition essentielle à tout épanouissement réel des hommes et des peuples. La première des libertés civiques étant l'indépendance de la patrie, le Rassemblement pour l'indépendance Nationale réclame l'indépendance totale du Québec afin de permettre au peuple québécois (canadien-français) de choisir librement les voies de son avenir. Une fois l'indépendance acquise, la nation québécoise (canadienne-française) devra se donner, par des moyens démocratiques, les institutions qu'elle jugera lui convenir.


Tels sont les principes et l'idéal que le Rassemblement pour l'indépendance Nationale (RIN) a pour but de défendre et de propager. Le RIN n'est aucunement relié, associé ni affilié à aucun autre organisme existant. Les membres du RIN sont par ailleurs entièrement libre d'exprimer et de faire valoir, à titre personnel, leurs idées et leurs convictions sur les questions qui ont trait à la politique interne, à la religion, aux théories économiques et aux doctrines sociales, car la seule raison d'être du RIN est de favoriser et d'accélérer l'instauration de l'indépendance nationale du Québec, sans haine ni hostilité envers quiconque mais dans un esprit de justice et de liberté pour tous.


En réclamant l'indépendance totale du Québec, le RIN rejette le pessimisme né de la Conquête et manifeste sa foi en la nation québécoise (canadienne-française), issue des plus grandes civilisations de l'histoire.


--------------------------------------------------------------------------------


Source : André D'ALLEMAGNE, Le RIN et les débuts du mouvement indépendantiste québécois. Le R.I.N. de 1960 à 1963. Étude d'un groupe de pression au Québec, Montréal, Éditions de l'Étincelle, 1974, 160 p. Préface de Marcel Rioux. Voir ANNEXE III, p. 139-140.



Nous devons ressusciter ce R.I.N. qui n’aurait jamais dû disparaître.


Le R.I.N., un mouvement citoyen rassembleur de l’ensemble des forces vives souverainistes et indépendantistes qu’elles soient membres ou pas d’un parti politique.


Nous devons tous nous réunir, car la clé, la solution, c’est la force du nombre.


Rien ne peut arrêter un peuple en marche vers son destin !



14 mai 2009

Pourquoi le R.I.N. alors qu'il y a le R.R.Q. ?

Quelques personnes m'ont posé cette question.

Voici ma réponse :

Le but est le même et plus nous serons nombreux, mieux ce sera.

La façon de voir les choses est différente.

Je crois, je veux que le discours du R.I.N. soit différent, calme, posé, positif, pour nous et non plus contre personne.

Pas de hargne, pas de vendetta, contre les Canadians. Il faut d’abord sortir le Canada de notre tête afin que le Québec y prenne toute la place.

Le Canada et les fédéralistes ont jusqu’à maintenant réussi à nous empêcher de créer le pays du Québec parce qu’on accepte de débattre, de discuter, de négocier : perte de temps.

Tout ce qui compte c’est la création prochaine du pays du Québec : on ne doit penser qu’à ça, ne travailler qu’à ça, se mobiliser que pour ça avec fierté et dignité.

Un discours positif !

Plus nous serons nombreux à comprendre cela et à l’incarner, plus notre exemple touchera nos compatriotes; notre fierté et notre dignité, notre positivisme, notre détermination fera tâche d’huile.

Le peuple en marche vers son destin !

9 mai 2009

Le Bloc : un des trous noirs de l’énergie souverainiste


Le Bloc : le Bloc est certainement utile, mais à qui ?


Le Bloc peut effectivement gagner des choses pour le Québec.

Le Bloc conforte les Québécois qui manquent de confiance en eux.

Le Bloc apporte une aide précieuse lorsqu’un scandale éclate; pensons à celui des commandites.

Le Bloc sert de soupape à tous les indépendantistes et souverainistes, mous, tièdes, purs et durs; ça les fait patienter.

Ils patientent depuis longtemps déjà.

Le Bloc rassure le parti politique qui, selon les circonstances, n’a pas besoin du Québec pour gagner une élection.

Le Bloc est même intervenu pour préserver la culture canadienne-anglaise.


Je ne mets aucunement en doute la bonne volonté et l’honnêteté des élus du Bloc. Je laisse ça à ceux qui carburent à la mesquinerie.


Oui, nous l’avons vu, le Bloc est utile.


Je crois même qu’il est très utile, mais pas pour les raisons que je viens de mentionner.


Le Bloc aura bientôt 20 d’existence. Il a été créé dans la mouvance de l’échec de Meech comme pour dire au ROC que le Québec en avait assez.

Le Bloc n’a malheureusement pas empêché, en 2 000, la « Loi sur la clarté » d’être adoptée.

Le Bloc rassure les Canadians et les fédéralistes. Ils se disent certainement que toute l’énergie déployée et l’argent dépensé pour rester là, c’est moins d’énergie et d’argent pour préparer la création du pays du Québec. Les Canadians et les fédéralistes tremblent à la seule idée que le Bloc pourrait se dissoudre pour se consacrer à accélérer la création du pays du Québec.

Le Bloc est le meilleur rempart des Canadians et des fédéralistes contre la création du pays du Québec parce qu’il sert de défoulement, une espèce de trou noir qui avale l’énergie souverainiste, indépendantiste.


Le Bloc existe depuis plus de 18 ans. Y a-t-il encore quelqu’un qui considère que son existence est essentielle à l’accélération du processus de création du pays du Québec ? Certainement pas moi. Je crois même le contraire.


Le jour où le Bloc va démissionner en « bloc » pour venir travailler ici, le ROC va trembler. Tant que le Bloc reste à Ottawa, le ROC dort tranquille !

8 mai 2009

Réaction au billet de monsieur Larose intitulé "Canada ? Se faire accroire d'exister!"

Blogue du Conseil de la souveraineté !

Politicoblogue

Monsieur Larose, Monsieur Larose,
Tout ce que vous dites est vrai. Le problème c’est que vous n’avez pas encore compris pourquoi le Canada peut se permettre d’agir ainsi.
La réponse est pourtant simple.
La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.
Le PQ repousse encore les débats.
Vous et votre Conseil sur la souveraineté êtes plus préoccupés à prôner « des gestes de gouvernance », de nouveaux mots pour reprendre la théorie de l’étapisme si cher à Claude Morin.
Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées et présentes ?
Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?
Je viens de nommer la seule condition gagnante qui nous amènera à créer le pays du Québec.
Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).
Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté, cette dignité qui nous manquent tant, serait certainement suffisant pour raffermir la volonté des Québécois; leur attitude positive (enfin !) contaminera certainement les indécis.
Et tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (et grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il organise un référendum sur la création du pays du Québec.
À défaut, la fenêtre va s’ouvrir et pourquoi pas la porte aussi, mais encore une fois, à cause de votre obstination et de celle du PQ à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.
Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est rassis aussitôt. Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.
C’est ce que je veux éviter en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre à passer à l’action.
Je vous ai déjà envoyé les liens pour mon « Manifeste pour un Québec fier ! », mais je n’ai même pas reçu d’accusé de réception. Trop occupé à réfléchir sur les « gestes de gouvernance » ?
Je vous le répète, si vous pouvez consacrer 10′44” au Québec :
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc


Bonne journée !

Pourquoi vouloir ressusciter le R.I.N. ?

Parce qu'il faut faire bouger les choses, brasser la cage.

Un R.I.N. mouvement citoyen qui ne se transformera pas en parti politique, mais qui sera assez fort pour pousser le PQ dans le dos (pour être poli) ou tout autre parti au pouvoir lorsqu’une opportunité se présentera.

Pourquoi le R.I.N. ? Parce qu’outre les beaux mots prononcés à l’égard de Bourgault lors de son décès, je crois que c’est le plus grand hommage qu’on peut lui faire; la meilleure façon de le « venger » du sort que lui a réservé le PQ et (je sais que je ne me ferai pas d’amis) René Lévesque lui-même.

Le R.I.N. pour que la jeune génération sache qu’avant le PQ ce n’était pas le déluge.

Le R.I.N. en honneur aussi à tous ses militants, autant ceux qui sont décédés que ceux qui vivent encore. D’ailleurs, j’espère que tous les rinistes de la première heure joindront les rangs de ce nouveau R.I.N.

Vivement la création du pays du Québec !

6 mai 2009

AVIS DE RECHERCHE !


Vous avez été vous-même un membre du R.I.N. ?

Vous connaissez quelqu'un qui l’a été ?

Veuillez communiquer avec moi, s’il vous plaît au
michel.laurence@gmail.com

Merci beaucoup.

3 mai 2009

Charest et l'éthique

Irréconciliable, incompatible, l’eau et le feu, l’huile et l’eau. Rien de plus à dire.


DERNIÈRE HEURE

On m’informe à l'instant que tout le monde a mal entendu.
Tous se sont trompés.
Il semblerait que l’intention de Charest est de créer un poste de « Commissaire étique ».


1 mai 2009

EN D'AUTRES MOTS

J’ai récemment affiché dans Internet mon « Manifeste pour un Québec fier ! »


La très grande majorité des commentaires sont plus que positifs; les encouragements à continuer pleuvent, je vous en remercie vraiment.


Certains commentaires cependant m’ont convaincu de clarifier ce qui, à mes yeux, était déjà clair. Allons-y !


Suis-je contre la notion de souveraineté ? Non. Je pense cependant que ce mot a été maltraité au Québec parce qu’il a longtemps été accolé au mot « association ». C’est pourquoi j’ai préféré utiliser le mot « indépendance ».


Suis-je contre les partis politiques ? Non, bien sûr. Je suis sans-parti. C’est un choix personnel. Les partis politiques sont nécessaires. Ce sont des outils et comme tous les outils, ils ne sont pas toujours adaptés à la situation.


Suis-je contre le Parti québécois ? Bien sûr que non. Je le critique. Je le provoque. Je dénonce ses erreurs, car il en a sûrement commis. Il existe depuis plus de 40 ans et le pays du Québec n’existe toujours pas. Le pire, c’est qu’il ne semble pas tirer les leçons des erreurs du passé et qu’il continue sur la même voie électoraliste, plus préoccupé de prendre le pouvoir que d’entretenir la flamme des Québécois qui veulent un pays.


Suis-je contre Québec solidaire ? Au contraire, je partage plusieurs éléments de son discours politique dont, évidemment, la nécessité de créer le pays du Québec. Je déplore cependant le fait qu’un deuxième parti prône aussi la souveraineté du Québec pour utiliser leur mot. Cette réalité ne fait objectivement que diviser le vote des souverainistes. Et c’est dommage.


Pourquoi faire renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale - R.I.N. » ? 

Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre. Nous avons été trop longtemps divisés; souverainistes, indépendantistes, autonomistes, fédéralistes et souverainistes indécis et les autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, qui, il faut bien l’admettre, fait tout pour perdre la confiance du peuple. Tout le monde reconnaît que le PQ est, en théorie, un parti de coalition censé regrouper tous ceux qui veulent un pays. Mais, force est de constater qu’il y a encore loin de cette coupe à ses lèvres.


Il est, selon moi, essentiel que nous nous rassemblions.


Je crois aussi qu’il faut cesser de vouloir convaincre sur la base d’un discours économique; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans.


Oublions les conditions gagnantes dont on nous abreuve depuis déjà trop longtemps. C’est un leurre.


Il n’y a, quant à moi, qu’une seule condition gagnante : que les Québécois de toutes origines soient fiers de ce qu’ils sont, fiers de ce que le Québec a su et sait encore faire, fiers et confiants en ce qu’ils pourront être et réaliser s’ils se donnent un pays.


La fierté, la confiance en soi, la dignité, voilà la seule vraie condition gagnante.


Et vous savez quoi ? Ça ne préoccupe aucun des partis politiques que j’ai nommés.


Voilà la principale raison pour ressusciter le R.I.N.


La meilleure et seule façon de convaincre les indécis, ce sera par l’exemple. Nous n’avons plus de temps à perdre à essayer de convaincre les fédéralistes. Nous formons déjà une majorité qui ne fera que s’accroître proportionnellement à notre degré de confiance, de fierté et de dignité.


C’est là mon seul but. Raviver puis entretenir la flamme de la fierté afin que, le moment venu, le peuple en marche réclame de son gouvernement, quel qu’il soit, la tenue d’un référendum sur la création du Québec.


Vive le Québec  et les Québécois !

13 avril 2009

Monsieur Charest, votre médaille de la Légion d’honneur, était-ce en échange de la direction de la Caisse de dépôt à Michael Sabia ?

J’ai écrit un texte sur la remise à Jean Charest de la médaille de la Légion d’honneur.


J’y mentionnais le fait qu’il ne la méritait en rien; j’ai donc essayé de comprendre ce que les trois acteurs impliqués dans cette tragi-comédie, Paul Desmarais, Nicholas Sarkozy et Jean Charest, pourraient bien nous cacher.


Puisque Charest n’a, à vie, rien dit ou fait qui peut justifier cette décision, restait à en trouver la véritable raison.


Il devenait évident que Charest avait dû promettre quelque chose à Desmarais en échange.


S’il s’était agi d’un troc Charest-Sarkozy, Desmarais ne se serait pas déplacé. Donc, Charest qui savait déjà qu’il quitterait son poste avant ou à la fin du présent mandat, a promis quelque chose à Desmarais afin de s’assurer de l’obtention de la Légion d’honneur. C’est qu’il est orgueilleux le petit.


On sait que Sarkozy ne peut rien refuser à Desmarais, car il lui doit sa carrière politique. Je croyais à ce moment-là, pour l’avoir entendu à la radio, que Charest avait promis une partie d’Hydro-Québec à Desmarais.


Ces derniers jours, j’ai refait mon équation avec deux nouveaux éléments : la nomination de Sabia imposée par le bureau de Charest, court-circuitant ainsi tout le processus mis en place, et la rencontre au sommet de Michael Sabia avec les vedettes du Québec inc. dans les bureaux de Power Corporation, le 3 avril dernier, à l’initiative d’André Desmarais (un des deux fils).


Est-ce que ça veut dire que Charest aurait promis à Desmarais, envers et contre tous, de placer Sabia à la direction de la Caisse de dépôt en échange de la Légion d’honneur ?


Pourquoi Desmarais voudrait-il Sabia à la tête de la CDP ?


Je ne sais pas, je pose la question.

26 février 2009

MANIFESTE POUR UN QUÉBEC FIER !

À ma femme,

À mon fils,
À ma famille,
Aux Québécois !


Il nous faut changer de vocabulaire
Les mots qu’on utilise sont finis, dépassés, périmés.
Il nous faut tout changer,
Jeter par-dessus bord
Ces mots qui nous ont fait du tort.
Ces mots euphémiques qu’on a élevés comme un brouillard
Sur notre intelligence des choses.
Ces mots antagoniques.
Il nous faut des mots qui nous définissent nous-mêmes,
Pour nous-mêmes, et non plus contre personne.
Il est de toute première importance d’oublier le mot « Souveraineté »
Parce qu’il est plein d’associations.
Finie l’insignifiance,
Il nous faut des mots chargés d’histoire,
Des mots signifiants,
Des mots qui disent les choses plutôt que de les taire
Des mots comme patrie, patriote, patriotisme, indépendance.
Les patriotes ne veulent qu’une chose,
Ils veulent avoir une patrie,
Une patrie pour eux et leurs enfants.
À vous tous qui m’écoutez,
Je vous dis :
Nous sommes des compatriotes,
Et notre Patrie, c’est le Québec.
Assez de contre, de malgré, de peut-être,
En réalité,
Depuis des années,
Nous ne nous battons pas contre les autres,
Nous nous battons contre nous-mêmes.
Il est plus que temps que nous nous battions pour nous-mêmes.
Parce que nous en valons la peine,
Parce que nous le méritons,
Parce que nous en sommes capables.
Je suis comme Léo, Léo Ferré.
Je suis « un immense provocateur ».
Je provoque à l’intelligence,
Au verbe qui dérange,
À la pensée multiple,
À la fibre patriotique,
Celle qui nous dit de nous doter d’un Pays.
Nous sommes un peuple trahi, écrasé;
On nous a appris à nous agenouiller,
On nous a demandé de tendre l’autre joue,
On a tenté de nous déposséder de notre territoire,
De notre langue, de notre Histoire,
On nous a asservis.
Rappelez-vous, l’Acte d’Amérique du Nord britannique,
Le Bas et le Haut-Canada,
Cette mystification
Qui ne visait qu’à nous assimiler.
On nous a répété durant des années
Que nous étions nés pour un petit pain,
On nous a traités de « porteurs d’eau », de « frogs ».
Puis, nous avons réagi.
Oui, Lucien, nous avons été lucides, plus que tu ne l’as jamais été.
Les patriotes ont fait preuve de la plus belle lucidité,
Mais eux, Lucien, ils ont aussi démontré
Un véritable courage politique.
Ils avaient compris l’importance de la patrie,
Ils ont donné leur vie pour elle,
Ils étaient courageux et fiers !
Ils avaient une confiance inébranlable dans le peuple québécois.
C’est pas de la lucidité ça, Lucien ?
Le peuple, lui, est lucide,
C’est la classe politique qui ne l’est pas.
Et puis, on nous a écrasés à nouveau.
Les enfants des Patriotes sont devenus « les nègres blancs d’Amérique ».
Et les négriers étaient légion.
Puis, une poignée de Québécois a commis l’irréparable,
Un acte que l’Histoire pourrait retenir comme une erreur,
Une immense erreur, une blessure;
Une plaie qui commence à peine à cicatriser.
Nous avons vu récemment quelques jeunes désoeuvrés,
Découragés, complètement aveuglés par leur impuissance,
Taguer les lettres de cette blessure
F - L- Q
Je le répète, c’était une erreur, une grave erreur.
Nous avons vu l’armée canadienne dans nos rues.
Pour nous protéger ?
Vraiment ?
Puis, nous avons développé une mentalité d’assiégés, de victimes.
Au même instant se produisait l’exceptionnel,
Un rassemblement,
Initié par des Québécois, lucides, eux aussi :
Le Rassemblement pour l’Indépendance Nationale.
Puis un homme,
Un grand homme,
Un tribun,
S’est levé.
Bourgault,
Pierre Bourgault.
Son verbe rassembleur, provocateur, allumait les consciences politiques
Dans le respect le plus grand de l’intelligence de ses compatriotes.
Faudra-t-il le ressusciter ?
Nous possédons énormément de ressources,
Nous sommes un peuple de bâtisseurs,
L’Hydro, le Métro, l’Expo 67, Les Olympiades de 1976,
Mais avions-nous vraiment besoin de Taillibert ou
Était-ce un autre manque de confiance et de fierté ?
Bombardier, Péladeau, Desjardins, Chagnon, Coutu.
Puis, tous les ouvriers qui ont construit le Québec,
Tous les agriculteurs qui nous nourrissent,
Tous les professeurs qui nous ont éduqués,
Tous ceux qui se donnent, chaque jour, pour nous faire grandir.
Nous sommes un peuple de créateurs,
Notre cirque, notre théâtre, notre danse, notre cinéma,
Nos chansons, notre musique, nos vaccins, notre hydro-électricité,
Nos découvertes pharmaceutiques, notre architecture, notre littérature,
Le Québec rayonne ici et à l’étranger.
Malgré cela, nous avons perdu notre fierté, notre confiance en nous.
Nous devons les reconquérir,
Redevenir conscients de ce que nous sommes,
Le porter, le transmettre avec fierté.
Monsieur Lévesque, le 15 novembre 1976, vous avez déclaré :
« On n’est pas un petit peuple, on est peut-être, quelque chose comme un grand peuple »,
Non, Monsieur Lévesque,
Nous ne sommes pas peut-être-quelque-chose-comme,
Nous sommes un grand peuple !
Il ne nous reste qu’à le réaliser.
Je ne fais pas de partisanerie politique,
Je suis sans-parti
Je suis libre.
Mon seul parti c’est mon parti-pris
Pour le Québec et la langue française.
Le Pays ne doit pas nécessairement être une affaire de parti.
Je suis pour le parti qui réalisera l’indépendance du Québec.
J’aurais voté pour Bourassa
Si, après avoir déclaré à l’Assemblée nationale le vendredi 22 juin 1990,
Au lendemain de l’échec des pourparlers du lac Meech,
« Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. »
S’il avait alors déclenché, main dans la main avec les autres partis,
Un référendum sur l’indépendance du Québec, j’aurais voté pour lui,
J’aurais voté oui.
Il ne l’a pas fait.
C’était trop grand pour lui.
Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.
Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.
Notre Québec, il sera social-démocrate
Ou il sera libéral
Ou il sera solidaire
Ou il sera vert
Ou il sera autonomiste.
Mais, avant tout, il doit ÊTRE.
Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.
Le référendum de 95, on nous l’a volé.
Il nous appartient de gagner le prochain.
Le Canada ?
Le Canada lui-même n’est pas souverain.
La Reine Élizabeth est sa souveraine.
Ce pays qui n’en est pas tout à fait un,
Est celui des Canadiens.
Nous, on le leur laisse.
Nous voulons notre Pays.
Oublions les scénarios catastrophes à la Chrétien qui nous prédisait
Une « piasse à Lévesque » à 75 cents,
Ou ceux qui ont organisé le « Coup de la Brink’s ».
Nous voulons un Québec fier,
Maître de son destin.
Un Québec qui continuera de reluire,
Un Québec qui agira comme pôle d’attraction.
Si le Nouveau-Brunswick a, un jour, décidé
De participer au Canada,
Il pourrait tout aussi bien décider de se joindre à nous.
Pourquoi l’Acadie qui a tant souffert
Ne pourrait-elle pas participer au Québec ?
Le Québec aura son siège à l’ONU,
Qui mieux que lui pourra alors dénoncer les conditions
Faites aux minorités francophones canadiennes ?
Nous pourrons négocier de Nation à Nation
Avec les Premières Nations du Québec.
Je vois les choses d’une autre façon.
Nous devons voir les choses d’une autre façon.
Si la foi peut déplacer des montagnes,
La fierté et la confiance en soi
Peuvent certainement nous donner notre Pays.
On dirait que quelqu’un nous a vaccinés contre la fierté.
Lors des fêtes reliées au 400e de Québec,
On a invité le Pape et la Reine Élizabeth.
Ils ne sont pas venus, tant mieux !
Nos vieilles habitudes ont vraiment la vie dure.
Il faut aussi nous débarrasser de nos vieilles habitudes.
René a transformé notre beau rêve en beau risque,
Résultat ?
Nous nous sommes retrouvés en plein cauchemar.
L’Histoire jugera,
Pas moi,
Je ne suis pas historien.
Moi j’appelle au rassemblement,
À la force du nombre.
La classe politique ne pourra résister au peuple.
Prenons notre avenir en mains.
Nous voulons un Pays ?
Donnons-nous un Pays.
Nous ne pouvons pas refaire notre Histoire,
Mais nous pouvons décider de notre avenir.
Nous n’avons de permission à demander à personne.
Donnons-nous un Pays.
On ne peut certainement pas ressusciter le soldat Bourgault.
Mais son outil qu’il a été forcé d’abandonner,
Son rassemblement qu’il a malheureusement transformé en parti politique,
Son rassemblement de Québécois lucides,
Son rassemblement de Québécois solidaires,
Son rassemblement de Québécois résolument déterminés,
Son rassemblement de Québécois indépendantistes,
Nous pouvons le ressusciter,
Le faire re-naître !
Nous ne pouvons pas refaire notre Histoire,
Mais on peut décider de notre avenir.
Nous n’avons de permission à demander à personne.
Vive le « Rassemblement pour l’indépendance nationale ».
Michel Laurence
09 janvier 2009

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !