21 mai 2009

Lettre ouverte à l’opposition officielle

Madame Pauline Marois,
Mesdames, Messieurs, les députés,

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler que notre Fête nationale arrive à grands pas.

J’ai malheureusement l’impression de devoir vous rappeler qu’une très grande partie du peuple québécois désire créer le pays du Québec.

À la première page de votre site Web, aucune mention n’est encore faite de notre Fête nationale, le mot « souveraineté » apparaît deux fois, le mot « indépendance » n’apparaît pas une seule fois.

Après avoir cliqué sur le mot « souveraineté », une page s’ouvre. Aucune mention du mot « indépendance ».

Mon cœur s’est mis à battre un peu lorsque j’ai lu que vous vouliez « faire progresser la société québécoise ».

C’est bien, mais moi c’est le « comment » et le « jusqu’où » qui m’intéressent, car le parti libéral pourrait écrire la même chose. Comme dirait une de nos grandes dames du domaine du spectacle « À quelle heure le punch ? »

La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.

Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées, présentes et son immense potentiel ?

Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?

Voilà la seule véritable condition gagnante qui nous permettra de créer notre pays, le Québec.

Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).

Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté et cette dignité qui nous manquent tant serait suffisant pour raffermir la volonté des Québécois et les amener à enfin adopter cette attitude positive qui ralliera certainement les indécis.

Tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il s’active, de toute urgence, à créer le pays du Québec.

À défaut, la fenêtre va s’ouvrir, mais, encore une fois, à cause de votre obstination à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.

Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est aussitôt rassis.

Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.

Je vous rappelle que notre Fête nationale, c’est dans un mois. Allez-vous vous contenter d’être présents à des marches organisées par d’autres, à des spectacles populaires, à essayer de vous faire interviewer ou photographier par les journalistes ?

Mesdames, Messieurs de l’opposition officielle, vous avez vraiment besoin d’un électrochoc.

C’est ce que nous nous apprêtons à vous donner en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place, lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre d’opportunité, à passer à l’action.

Google : « Manifeste pour un Québec fier ! »

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En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !