8 mai 2009

Réaction au billet de monsieur Larose intitulé "Canada ? Se faire accroire d'exister!"

Blogue du Conseil de la souveraineté !

Politicoblogue

Monsieur Larose, Monsieur Larose,
Tout ce que vous dites est vrai. Le problème c’est que vous n’avez pas encore compris pourquoi le Canada peut se permettre d’agir ainsi.
La réponse est pourtant simple.
La nature a horreur du vide. Et au Québec, c’est le vide absolu quant à la seule condition gagnante réelle.
Le PQ repousse encore les débats.
Vous et votre Conseil sur la souveraineté êtes plus préoccupés à prôner « des gestes de gouvernance », de nouveaux mots pour reprendre la théorie de l’étapisme si cher à Claude Morin.
Qui s’occupe de faire réaliser au peuple du Québec ses grandes réalisations passées et présentes ?
Qui travaille à développer notre confiance en nous, notre fierté, notre dignité comme peuple ?
Je viens de nommer la seule condition gagnante qui nous amènera à créer le pays du Québec.
Le peuple n’exigera jamais la création de notre pays sur la base d’un discours économique (Budget de l’an 1), ou grâce à l’accumulation de « gestes de gouvernance » (Conseil de la souveraineté).
Dans l’état actuel des choses, développer cette confiance en nous, cette fierté, cette dignité qui nous manquent tant, serait certainement suffisant pour raffermir la volonté des Québécois; leur attitude positive (enfin !) contaminera certainement les indécis.
Et tous ensemble, dès que la prochaine fenêtre d’opportunité se présentera (et grâce à Charest et à Harper, elle se présentera certainement) le peuple saura exiger du gouvernement en place qu’il organise un référendum sur la création du pays du Québec.
À défaut, la fenêtre va s’ouvrir et pourquoi pas la porte aussi, mais encore une fois, à cause de votre obstination et de celle du PQ à ne rien comprendre, elles vont se refermer sans que rien ne se passe.
Au lendemain des pourparlers du lac Meech, quand Bourassa a fait sa déclaration sur le Québec « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. », monsieur Parizeau a tendu la main à Bourassa qui s’est rassis aussitôt. Aucune mobilisation du peuple, aucune manifestation, aucune marche sur l’Assemblée nationale, rien. La fenêtre s’est rapidement refermée.
C’est ce que je veux éviter en faisant renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale », non pas comme parti politique, mais comme mouvement citoyen fort et déterminé à obliger le gouvernement en place lors de l’ouverture de la prochaine fenêtre à passer à l’action.
Je vous ai déjà envoyé les liens pour mon « Manifeste pour un Québec fier ! », mais je n’ai même pas reçu d’accusé de réception. Trop occupé à réfléchir sur les « gestes de gouvernance » ?
Je vous le répète, si vous pouvez consacrer 10′44” au Québec :
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc


Bonne journée !

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En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !