7 juin 2009

L’indépendance : un projet qui devrait être rassembleur !

Et qui, malheureusement, ne l’est pas encore vraiment.

Il y a une pléthore de partis politiques qui ont cet objectif, certains importants avec des milliers de militants, d’autres moins avec comme seul militant, le ou la chef.

Chacun est convaincu avoir LA solution, chacun est convaincu que c’est son parti qui créera le pays du Québec.

À ces partis, s’ajoute une multitude d’organismes, d’organisations, spontanés, mûrement réfléchis, éphémères ou durables. Certaines efficaces avec des idées, d’autres dont on n’entend jamais parler.

Le malheur, c’est que tous ces partis, organismes et organisations confondus ont une attitude corporatiste, c'est-à-dire qu’ils font passer les intérêts de leur parti, organisation ou organisme avant le projet lui-même. Ils se méfient tous des autres. C’est l’incarnation du vieux syndrome : «
Mon père est plus fort que le tien » ou « C’est moi le meilleur !
»

Et pourtant !

Le plus fort, le meilleur, c’est le projet lui-même. Et comme l’a écrit André Rousseau dans son mot intitulé
L’indépendance du Québec : un projet rassembleur, sur Vigile, « Comme loi fondamentale, la Constitution appartient au peuple elle consacre la souveraineté populaire.
»

Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
Pour un seul parti, quel qu’il soit.

Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
Notre indépendance, c’est notre affaire.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Quand on sait le temps que prennent la création, l’implantation, la mise en marché, la diffusion des idées, la construction d’une équipe et d’une machine électorale, fonder un nouveau parti politique indépendantiste est la pire des solutions, c’est une élucubration politique; en fait, ce n’est pas une solution, c’est plutôt une nouvelle entrave à l’avancement de la cause, du projet, de l’objectif de se doter d’un pays.

Celui ou celle qui prend cette décision est ou bien complètement décroché de la réalité ou motivé par des intérêts personnels. Fonder un parti c’est créer plus d’obstacles, diviser le vote et ultimement retarder notre accès à l’indépendance.

Bien sûr, on peut décider de militer à l’intérieur d’un parti politique. Mais le parti politique est une organisation bien structurée, un assez gros navire qu’il est difficile de faire changer de cap de l’intérieur; plusieurs s’y sont cassé les dents.

Voilà la raison pour laquelle d’autres créent des organismes, des organisations dans le but d’influencer de l’extérieur la conscience, la constance, la détermination politique des partis politiques qui disent porter notre projet de pays.

Chacun élabore ses théories, essaie de tirer la couverture de son côté, élabore son plan plus ou moins compliqué, plus ou moins complexe; certains sont plus virulents d’autres moins. Certains veulent tout régler avant de créer le pays du Québec : la Constitution, le régime politique (capitalisme, socialisme, social-démocratie). Comme si c’était possible d’arriver à un consensus sur tout avant de créer le pays.
Si c’était possible, on l’aurait fait, pour parodier une annonce publicitaire.

Notre Québec, il sera social-démocrate
Ou il sera libéral
Ou il sera solidaire
Ou il sera vert
Ou il sera autonomiste.
Mais, avant tout, il doit ÊTRE.
Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.

(
Manifeste pour un Québec fier !
)

Dans un texte intitulé
Et si le drapeau du Québec pouvait parler, je lui fais dire : « Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »

Nous qui voulons survivre et grandir comme Québécois, nous qui voulons que la langue française survive et progresse en Amérique du Nord, nous qui voulons un pays, nous devons nous rassembler et nous transformer en un tsunami populaire qui balaiera toute opposition sur son passage.

Ce tsunami, commence déjà à se lever, il s’appelle le
Rassemblement pour l’indépendance nationale, le R.I.N. !

Aucun commentaire:

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !