1 mai 2009

EN D'AUTRES MOTS

J’ai récemment affiché dans Internet mon « Manifeste pour un Québec fier ! »


La très grande majorité des commentaires sont plus que positifs; les encouragements à continuer pleuvent, je vous en remercie vraiment.


Certains commentaires cependant m’ont convaincu de clarifier ce qui, à mes yeux, était déjà clair. Allons-y !


Suis-je contre la notion de souveraineté ? Non. Je pense cependant que ce mot a été maltraité au Québec parce qu’il a longtemps été accolé au mot « association ». C’est pourquoi j’ai préféré utiliser le mot « indépendance ».


Suis-je contre les partis politiques ? Non, bien sûr. Je suis sans-parti. C’est un choix personnel. Les partis politiques sont nécessaires. Ce sont des outils et comme tous les outils, ils ne sont pas toujours adaptés à la situation.


Suis-je contre le Parti québécois ? Bien sûr que non. Je le critique. Je le provoque. Je dénonce ses erreurs, car il en a sûrement commis. Il existe depuis plus de 40 ans et le pays du Québec n’existe toujours pas. Le pire, c’est qu’il ne semble pas tirer les leçons des erreurs du passé et qu’il continue sur la même voie électoraliste, plus préoccupé de prendre le pouvoir que d’entretenir la flamme des Québécois qui veulent un pays.


Suis-je contre Québec solidaire ? Au contraire, je partage plusieurs éléments de son discours politique dont, évidemment, la nécessité de créer le pays du Québec. Je déplore cependant le fait qu’un deuxième parti prône aussi la souveraineté du Québec pour utiliser leur mot. Cette réalité ne fait objectivement que diviser le vote des souverainistes. Et c’est dommage.


Pourquoi faire renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale - R.I.N. » ? 

Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre. Nous avons été trop longtemps divisés; souverainistes, indépendantistes, autonomistes, fédéralistes et souverainistes indécis et les autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, qui, il faut bien l’admettre, fait tout pour perdre la confiance du peuple. Tout le monde reconnaît que le PQ est, en théorie, un parti de coalition censé regrouper tous ceux qui veulent un pays. Mais, force est de constater qu’il y a encore loin de cette coupe à ses lèvres.


Il est, selon moi, essentiel que nous nous rassemblions.


Je crois aussi qu’il faut cesser de vouloir convaincre sur la base d’un discours économique; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans.


Oublions les conditions gagnantes dont on nous abreuve depuis déjà trop longtemps. C’est un leurre.


Il n’y a, quant à moi, qu’une seule condition gagnante : que les Québécois de toutes origines soient fiers de ce qu’ils sont, fiers de ce que le Québec a su et sait encore faire, fiers et confiants en ce qu’ils pourront être et réaliser s’ils se donnent un pays.


La fierté, la confiance en soi, la dignité, voilà la seule vraie condition gagnante.


Et vous savez quoi ? Ça ne préoccupe aucun des partis politiques que j’ai nommés.


Voilà la principale raison pour ressusciter le R.I.N.


La meilleure et seule façon de convaincre les indécis, ce sera par l’exemple. Nous n’avons plus de temps à perdre à essayer de convaincre les fédéralistes. Nous formons déjà une majorité qui ne fera que s’accroître proportionnellement à notre degré de confiance, de fierté et de dignité.


C’est là mon seul but. Raviver puis entretenir la flamme de la fierté afin que, le moment venu, le peuple en marche réclame de son gouvernement, quel qu’il soit, la tenue d’un référendum sur la création du Québec.


Vive le Québec  et les Québécois !

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !