4 octobre 2010

Nous n’avons nul besoin de gérants d’estrade

Réponse à un excellent texte de Monsieur René-Marcel Sauvé dans Vigile. 

J’ai bien mes petits et gros griefs à l’égard du PQ, mais je les garde pour moi. Je n’irai pas jusqu’à affirmer, comme vous le faites, que le PQ se prépare, qu’il faut lui faire confiance, que le PQ n’a pas à étaler sa stratégie publiquement. La confiance est une denrée périssable et depuis 40 ans, je crois que nous avons dépassé la date de péremption depuis longtemps. 


Cependant, je ne verse pas dans le dénigrement (plus beau que « bashing ») du PQ. Je l’ai déjà écrit, le PQ est le meilleur outil que nous avons pour faire l’indépendance, en ce sens que c’est notre meilleur outil politique, le plus enraciné, le plus développé. Mais il ne faut pas se croiser les bras et lui faire confiance. Le PQ n’avancera que si nous le poussons à le faire.


Le véritable pouvoir appartient au peuple québécois. 2 308 360 Québécois se sont fait voler leur pays en 1995. C’est avec eux qu’il faut travailler, raviver leur flamme et particulièrement celle des indépendantistes, des souverainistes et des souverainistes mous; c’est le peuple québécois mobilisé qui réussira à forcer l’Assemblée nationale à déclarer l’indépendance de l’État du Québec. 



Nous n’avons nul besoin de gérants d’estrade. Qu’on laisse cette fonction stérile aux amateurs de sport professionnel. 


Raviver cette flamme, c’est la mission que s’est donnée le R.I.N.  


Notre avenir collectif repose beaucoup plus entre les mains des mouvements citoyens indépendantistes qu’entre les mains des partis politiques; depuis quand a-t-on vu un outil agir de sa propre volonté ? 

1 commentaire:

Le Gentil Astineux a dit...

En fait de stratégie, la pire est de laver son linge sale en publique.
On dirait que certains ténors à grande-gueule se plaisent à dénigrer le ou la chef du PQ dès qu'ils en ont l'occasion.
J'ai une certaine méfiance envers ces personnages car même s'ils se disent souverainistes ou indépendantistes;le sont-ils vraiment ?

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !