17 février 2010

C’est pas de la lucidité ça, Lucien ?

Jean-François Lisée a écrit hier dans son blogue,

« Je note finalement dans son énumération des défis actuels une omission, qui a dû ravir Jean Charest. Lucien Bouchard, connu pour son intégrité sans faille, n’a pas cru bon de noter que le Québec était aussi confronté au défi de la corruption.

Une dernière remarque. M. Bouchard affirme que le PQ se “radicalise” sur la question identitaire et semble vouloir prendre la place de l’ADQ. Encore une fois, corrigez-moi si je n’ai pas été attentif, mais avait-il déjà dénoncé l’ADQ de Mario Dumont pour sa dérive identitaire ? Je suis curieux, c’est tout.
»

Comme je l’ai écrit dans mon « Manifeste pour un Québec fier ! », l’an dernier,

« Oui, Lucien, nous avons été lucides, plus que tu ne l’as jamais été.
Les patriotes ont fait preuve de la plus belle lucidité,
Mais eux, Lucien, ils ont aussi démontré
Un véritable courage politique.
Ils avaient compris l’importance de la patrie,
Ils ont donné leur vie pour elle,
Ils étaient courageux et fiers !
Ils avaient une confiance inébranlable dans le peuple québécois.
C’est pas de la lucidité ça, Lucien ?
Le peuple, lui, est lucide,
C’est la classe politique qui ne l’est pas
... »

Ite, monsieur Bouchard, vestra missa est.



15 février 2010

Pluraliste ? Non. Complaisant ? Oui.

Je ne reprendrai pas ici l’analyse que Jean-François Lisée fait, ce matin dans son blogue, du Manifeste pour un Québec pluraliste, ce serait redondant.

Je souscris aussi à ce que Georges-Étienne Cartier a écrit dans Vigile : « Un" Manifeste" pire que futile : malsain ! ».

Je me contenterai d’affirmer ce qui suit : comme le Rapport Bouchard-Taylor, ce manifeste essaie de nous faire croire que les vessies sont finalement devenues des lanternes. On espère nous faire avaler la couleuvre de la complaisance en nous parlant de pluralité.

Le Québec est une société laïque, francophone, qui reconnaît l’égalité entre les femmes et les hommes.

Quel(s) mot(s) ces gens-là ne comprennent-ils pas ?

Comme Jean-François Lisée l’a mentionné dans un de ses textes, le directeur du NouvelObs, Jean Daniel, a écrit : « La tolérance n’est pas la laïcité. La première est passive, la seconde active. La tolérance s’accommode de toutes les manifestations publiques des religions. La laïcité défend l’individu contre son groupe d’origine, la femme contre le père oppresseur et garantit que l’on peut changer de religion ou se déclarer athée. Avec la tolérance, on installe des communautés. Avec la laïcité, on construit une nation. »

J’ajoute le mot « complaisance », et la phrase : « Avec la complaisance, on se suicide nationalement » et on peut oublier le projet de pays.

Et c’est exactement ce à quoi nous convient les signataires de ce manifeste qu’ils auraient dû nommer : Manifeste pour un Québec complaisant !

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !