27 mai 2010

Pourquoi une action politique à l’extérieur des partis ?

Vigile : Pourquoi une action politique à l’extérieur des partis ?

Voici le commentaire que j’ai envoyé.

« La légitimité, c’est dans l’écart qu’elle se trouve. » Richard Le Hir

Monsieur Le Hir, on pourrait inclure cette phrase dans la loi fédérale sur la clarté.

Franchement !

Monsieur Barberis-Gervais, vous venez quant à moi de prendre une longueur d’avance sur monsieur Le Hir. J’ai refusé de signer l’appel citoyen du 20 mai pour plusieurs raisons et aussi pour celles que vous mentionnez.

Monsieur Le Hir, ce n’est pas parce qu’on utilise la 20 pour se rendre en auto à Québec depuis des années qu’on ne peut pas, un jour, prendre l’avion, l’hélicoptère ou le train; l’important c’est de se rendre à Québec.

Monsieur Barberis-Gervais, vous affirmez : « D’où l’importance d’agir à l’intérieur du Parti québécois... ». C’est là que je ne suis plus d’accord. Je ne considère pas le PQ comme un véhicule vers le pays, mais seulement un outil, notre outil politique, dans le sens où lorsque nous, les Québécois, serons prêts à nous donner un pays, le PQ et toute notre députation (Québec-Ottawa) auront le devoir de nous donner ce pays politiquement.

Notre indépendance est trop importante pour la laisser entre les seules mains du PQ ou de tout autre parti politique.

Parce que chaque parti a d’abord son agenda mal caché; qui gérer une province, qui opérer un virage à gauche, qui rédiger une constitution républicaine, qui négocier l’alliance avec le Canada avant de faire l’indépendance, etc. Nous devons aussi nous méfier des partis politiques qui se déguisent en mouvement citoyen.

Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple, c’est notre affaire.

En conclusion, la clé appartient aux Québécois eux-mêmes, pas à un parti politique.

Assez de contre, de malgré, de peut-être, de quand, de comment, de « de-quel-ordre-devra-être-l’écart »; assez de vouloir tout décider avant de faire l’indépendance. Nous aurons tout le temps après !

À nous d’être responsables ! Vive l’action et le pouvoir citoyens !

Le pays doit cesser d’être un rêve ou un projet pour devenir un OBJECTIF !

Objectif : indépendance !

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !