23 octobre 2010

Martineau est-il innocent ou fait-il seulement semblant de l’être ?

Martineau est-il innocent ou fait-il seulement semblant de l’être ?
Tous ceux qui écoutent Radio-Canada, tous ceux qui oeuvrent dans le domaine des communications et même monsieur et madame Tout-le-Monde savent bien, et depuis longtemps, que Radio-Canada et Gesca sont de mèche.
C’est aussi évident qu’un gros bouton sur le bout du nez.
Que l’Empire ait procédé, depuis des années, à une intégration verticale efficace (on ne peut pas nier l’évidence) n’autorise nullement Radio-Canada à faire de même avec Gesca - Power Corporation. Ce n’est pas la même chose. Il ne s’agit pas ici d’intégration verticale.
Une société d’État qui s’allie à un des pires oligarques qui sévit au Québec et dans le monde, c’est inacceptable. Je ne comprends pas encore pourquoi personne n’a porté plainte au CRTC. (Tiens, ça me donne une idée.)
Combien de temps les éminents journalistes de Radio-Canada ont-ils consacré à parler du lancement de « L’État Desmarais » de Robin Philpot ?
Les grands journalistes d’enquête de la société d’État ont-ils déjà fouillé les  exactions de Power et de Desmarais ?
Il ne s’agit donc plus d’une simple alliance stratégique pour combattre l’Empire; il nous faut constater que Radio-Canada que les contribuables font vivre est maintenant inféodée à Power et à Desmarais.


En fait, la SRC a vendu son âme au diable dans l’espoir de concurrencer Quebecor.
Je le répète, à quand une plainte au CRTC ?
Michel Laurence
Président provisoire du R.I.N.

22 octobre 2010

Culture Montréal : mais de quelle culture parle-t-on ?


Aucun de nos quotidiens n’a publié cette lettre.


Que Gesca ne la publie pas n’étonnera personne, Culture Montréal fait très bien son travail de déni de la culture québécoise et du fait français à Montréal. Mais que LE DEVOIR ne la publie pas, ça je ne comprends pas. J’aimerais bien connaître le nom des personnes au Devoir qui ont lu cette lettre et qui ont décidé de ne pas la publier.


Monsieur Lisée a écrit dans son blogue : « Le multiculturalisme canadien n’est pas mort. Mais il n’est plus triomphant. Ni dans l’opinion, ni dans l’intelligentsia, ni au gouvernement, ni même dans les hautes sphères du droit.

Pour le Québec, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que, demain, un gouvernement du Parti québécois qui voudrait redéfinir concrètement et juridiquement une identité et une citoyenneté québécoise laïque se heurterait à une résistance moins déterminée du Rest-of-Canada. »

Cela est peut-être vrai, MAIS le multiculturalisme canadien sévit encore et depuis longtemps dans un domaine particulièrement sensible pour les Québécois, la culture.

C’est la philosophie de Culture Montréal depuis 28 février 2002 et tout le milieu culturel est tombé dans le panneau.

Je vous mets au défi de trouver dans le site Internet de Culture Montréal le terme « culture québécoise » et « Montréal, métropole culturelle francophone ». Rien. Vous ne les trouverez pas. Pas plus que vous n’avez jamais entendu ces mots dans la bouche de leur porte-parole.

Pire, vous allez trouver une nouvelle notion, celle de la culture montréalaise et vous lirez beaucoup sur la diversité culturelle montréalaise.

« Culture Montréal participe à la définition et à la reconnaissance de la culture montréalaise, dans sa richesse et sa pluralité, à travers des activités de recherche, d’analyse et de communication. »

« Contribuer au positionnement de Montréal comme métropole culturelle par la mise en valeur de sa créativité, de sa diversité culturelle et de son rayonnement national et international. » 

Depuis ses tout débuts, et encore maintenant, Culture Montréal aseptise la culture pour mieux occulter la culture québécoise. 

Partout où Culture Montréal sévit, on ne parle plus de « Montréal, métropole culturelle francophone », mais bien de « Montréal, métropole culturelle » - Conseil des Arts de Montréal, Réseau Accès-Culture Montréal, etc.

Et on ne parle surtout jamais de culture québécoise, mais de culture et tiens, pourquoi pas, de culture montréalaise comme si la culture qu’on retrouve à Montréal n’était pas la culture québécoise. Il n’y a au Québec qu’une seule culture, la culture québécoise; elle s’enrichit de l’apport de toutes les cultures du monde grâce à la présence de plusieurs communautés culturelles qui ont choisi de vivre avec nous, de devenir Québécois. Mais, contrairement au discours de Culture Montréal, la culture n’est pas aseptisée et quand on se bat pour défendre, sauvegarder et faire fleurir notre culture, ce sont toutes les cultures du monde qu’on défend et qu’on aime, mais jamais au détriment et au mépris de la nôtre.

Ce n’est pas anodin que Culture Montréal n’utilise jamais les mots québécois et francophone quand cet organisme parle de Montréal ou de culture.

Michel Laurence

20 octobre 2010

John James Charest au XIIIe Sommet de la Francophonie 2010 à Montreux

XIIIe Sommet de la Francophonie 2010 à Montreux

Le premier ministre du Québec, John James Charest, vient de trahir les Québécois en attaquant le cœur même de leur code génétique, leur langue, la langue française.

Lundi, il imposait le bâillon afin de forcer l’adoption d’une loi qui permet aux allophones et aux francophones d’acheter le droit d’accès au régime public d’éducation anglophone, et mercredi, il s’envole pour participer au XIIIe Sommet de la Francophonie 2010 à Montreux. Cet homme n’a aucune morale.

John James Charest vient d’attaquer de simples citoyens québécois qui utilisent pacifiquement leur liberté d’expression dans un site souverainiste appelé Vigile.net et les a traités de terroristes, et ce, à l’Assemblée nationale même, abusant ainsi de sa fonction de premier ministre.

John James Charest est en train de transformer le Québec en bar ouvert pour les amis de son régime. C’est ainsi que notre langue, notre culture, nos ressources, nos institutions financières, nos avoirs collectifs et notre territoire sont maintenant dilapidés ou en voie de l’être par les véritables patrons de ce triste sire.

John James Charest refuse obstinément d’instituer une Commission d’enquête sur l’industrie de la construction (ou de la corruption, comme il l’a lui-même appelée sur des ondes radiophoniques québécoises), celle-là même qui finance à grands frais son parti politique et à qui il est plus que redevable. 

John James Charest est obligé à l’égard de Paul Desmarais, comme l’est aussi Sarkozy qui a complaisamment remis la Légion d’honneur à John James Charest, il n’y a pas si longtemps. Au Québec, on se demande encore pourquoi il a reçu un tel honneur ( !).

John James Charest est celui qui promeut l’exploitation sauvage des gaz de schiste sur le territoire québécois qu’il est en train de donner à ses amis et à des étrangers. Qu’est-ce qui l’autorise à parler de développement durable ?

Trois principales thématiques seront abordées lors de ce sommet : 
  • la Francophonie : acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale; 
  • le développement durable et la langue française; 
  • ainsi que l’éducation dans un monde globalisé.

John James Charest n’a aucune crédibilité en ces matières et ne peut s’exprimer sur aucun de ces sujets sans travestir ce qu’il ose faire ici au Québec.

Je suis Québécois et je n’autorise pas John James Charest à parler en mon nom à ce XIIIe Sommet de la Francophonie.
Michel Laurence
Indépendantiste et, par voie de conséquence selon John James Charest, terroriste.

Dénonçons John James Charest sur la scène internationale !

Dans le site Internet de ce Sommet, on retrouve deux adresses courriels, et c’est là que j’ai fait parvenir ma lettre :



Nous devrions tous en faire autant.


Note : J'ai envoyé cette lettre à tous les journaux, aucun ne l'a encore publiée.

19 octobre 2010

Charest bâillonne les Québécois


Charest et les députés du PLQ ont bâillonné les Québécois pour la 2e fois en peu de mois. Une première fois en refusant obstinément de créer la Commission d’enquête sur l’industrie de la corruption (lapsus de Charest lui-même) que la très grande majorité des Québécois exigeait, et maintenant, afin de s’assurer que le français va continuer de s’affaiblir au Québec. 

Charest et le PLQ incarnent, à eux seuls, tout ce que les Québécois détestent de la politique. 

18 octobre 2010

Loi 103 - Bâillon

En plein coeur du débat sur la loi 115 (loi 103), la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a utilisé l'expression "mettre en jeopardy" au lieu de "mettre en danger". 
Bravo madame St-Pierre.

17 octobre 2010

Le plus beau voyage - Claude Gauthier

Pourquoi être contre la loi 103 ? Pourquoi vouloir l'indépendance ?
Claude Gauthier a répondu à ces questions en 1972 : 

Le plus beau voyage

J'ai refait le plus beau voyage 

De mon enfance à aujourd'hui   
Sans un adieu, sans un bagage 
Sans un regret ou nostalgie  
J'ai revu mes appartenances   
Mes trente-trois ans et la vie 
Et c'est de toutes mes partances 
Le plus heureux flash de ma vie  
Je suis de lacs et de rivières  
Je suis de gibier, de poissons 
Je suis de roches et de poussière    
Je ne suis pas des grandes moissons  
Je suis de sucre et d'eau d'érable    
De pater noster, de credo   
Je suis de dix enfants à table  
Je suis de janvier sous zéro 
Je suis d'Amérique et de France 
Je suis de chômage et d'exil 
Je suis d'octobre et d'espérance 
Je suis une race en péril  
Je suis prévu pour l'an deux mille 
Je suis notre libération   
Comme des millions de gens fragiles 
À des promesses d'élection 
Je suis l'énergie qui s'empile D'Ungava à Manicouagan  
Je suis Québec mort ou vivant 
Je suis Québec mort ou vivant 

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !