30 mars 2011

Plainte contre le PLQ aux organismes internationaux, l'UNESCO ou l'ONU au sujet de l'ethnocide dont sont victimes les Québécois

Voici mon projet de « Plainte aux organismes internationaux, l'UNESCO ou l'ONU au sujet de l'ethnocide dont sont victimes les Québécois. »

Qu'en pensez-vous ?

Je dénonce, par la présente plainte à l’UNESCO, les attaques dont est la cible un des deux seuls peuples francophones d’Amérique du Nord, nous parlons ici des Québécois.
Ce processus mené de concert par le gouvernement du Québec, par le parti libéral du Québec et  le gouvernement du Canada est complexe, il a des racines à la fois historiques, sociales, politiques et économiques; il doit être qualifié d’ethnocide.
L’ethnocide signifie que l’on dénie aux membres d’un groupe ethnique, collectivement ou individuellement, le droit d’utiliser, de développer et de transmettre leur langue et leur culture propres ou que l’on réunit toutes les conditions pour écraser une ethnie francophone en ouvrant les portes à une immigration massive de langue anglaise, écraser la culture nationale en prônant le multiculturalisme, en dépossédant une nation de ses terres, de son sous-sol, de ses richesses, de ses ressources dans le but de l’appauvrir , de lui enlever tous ses moyens de développement, dans le seul et unique but de la faire disparaître. C’est là une forme extrême de violation massive des droits de l’homme - notamment, du droit des groupes ethniques au respect de leur identité culturelle, affirmé dans de multiples déclarations, actes et conventions de l’organisation des Nations Unies, et de ses institutions spécialisées, d’organismes régionaux intergouvernementaux et d’organisations non gouvernementales.
Les organisations qui représentent ce peuple francophone d’Amérique et les citoyens de cet État demandent d’arrêter cet ethnocide et d’amorcer un processus d’ethno-développement authentique, en mettant au point et en appliquant des politiques destinées à garantir à ce groupe ethnique, à cette nation, la libre jouissance de sa langue, de sa culture propre, de ses richesses, de ses ressources.
Nous demandons à l’Unesco de convoquer une réunion internationale sur l’ethnocide de la nation québécoise par son propre gouvernement, par le Parti libéral du Québec et nommément par leur premier ministre Jean Charest et leur ministre de l’Immigration Kathleen Weil.
1 - Nous déclarons que l’ethnocide, c’est-à-dire le génocide culturel, est un délit de droit international au même titre que le génocide condamné par la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948).
2 - Nous affirmons que l’ethno-développement est un droit inaliénable des nations et des peuples.
3 - Par ethno-développement, nous entendons l’extension, et la consolidation des éléments de sa culture, grâce au renforcement de sa capacité de décision autonome par une société culturellement différenciée qui veut orienter son propre développement et exercer l’autodétermination à tous les niveaux - ce qui implique une organisation équitable et appropriée du pouvoir. Autrement dit, le groupe ethnique est une unité politico -administrative ayant autorité sur son propre territoire et disposant d’un pouvoir de décision en matière de développement, dans le cadre d’un processus d’extension de l’autonomie et de l’autogestion. Depuis la Conquête, le peuple francophone d’Amérique du Nord, malgré ses grandes contributions au progrès de l’humanité, a vu leur histoire passée sous silence ou dénaturée ce qui revenait en fait à nier leur existence. Nous rejetons cette falsification inacceptable.
4 - En tant que créateurs, porteurs et continuateurs d’une forme originale de civilisation en Amérique du Nord, de l’aspect unique et spécifique de son apport au patrimoine de l’humanité, cette  nations, cette ethnie et ce peuple francophone d’Amérique sont détenteurs, collectivement et individuellement, de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, aujourd’hui menacés.
5 - Nous, le peuple du Québec, exigeons la reconnaissance universelle de tous ces droits.
6 - Pour les Québécois, la terre, le sous-sol, les ressources ne sont pas seulement une possession et un moyen de production. Elles représentent la base et la condition sine qua non de leur existence matérielle et culturelle. Les Québécois ont un droit naturel et inaliénable sur les territoires qu’ils possèdent, ainsi que le droit de revendiquer le Labrador, terre dont ils ont été injustement dépouillés.
7 - De ce fait, ils ont un droit sur le patrimoine naturel et culturel que constitue ce territoire ainsi que le droit d’en déterminer librement l’usage et la jouissance.
8 - Le respect exigé par les Québécois de la part de son gouvernement est une condition indispensable de la garantie et de l’exercice de ces droits.
9 - En outre, les formes propres d’organisation interne du peuple québécois font partie de son  patrimoine culturel et juridique, facteur de cohésion et de préservation des traditions socioculturelles.
10. L’outrage à ces principes constitue une violation flagrante du droit de tous les individus et de tous les peuples d’être différents, de se concevoir et d’être perçus comme tels, droit reconnu par la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux adoptée par la Conférence générale de l’Unesco en 1978; elle doit donc être condamnée, surtout lorsqu’elle crée un risque d’ethnocide.
11 - Elle est en outre source de déséquilibre et de discorde au sein de la société et peut conduire les peuples à un recours suprême à la rébellion contre la tyrannie et l’oppression, mettant en danger la paix mondiale ; en conséquence, elle est contraire à la Charte des Nations Unies et à l’Acte constitutif de l’Unesco.
En conclusion de ces réflexions, les Québécois lancent un appel à l’Organisation des Nations Unies, à l’Unesco, à l’OIT, à l’OMS et à la FAO ainsi qu’à l’organisation des États américains pour qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires à la pleine application des principes ci-dessus.
Les Québécois adressent cet appel aux États membres de l’organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées susmentionnées, pour qu’ils veillent avec une attention spéciale à l’application de ces principes et qu’ils collaborent avec les organisations internationales, intergouvernementales, non gouvernementales, mondiales et régionales afin de promouvoir l’exercice des droits fondamentaux du peuple québécois et d’empêcher un gouvernement même élu démocratiquement de s’attaquer à son peuple.
Cet appel s’adresse également aux représentants des pouvoirs législatif, exécutif, administratif et judiciaire et à tous les fonctionnaires concernés des pays américains, pour que, dans la vie quotidienne, ils se conforment toujours aux principes énoncés plus haut.
Les Québécois en appellent à la conscience de la communauté scientifique et des individus qui la composent et qui ont la responsabilité morale de veiller à ce que leurs recherches, leurs travaux et leurs actes, ainsi que les conclusions auxquelles ils aboutissent, ne puissent servir de prétexte à une falsification et à des interprétations préjudiciables au peuple québécois.
Enfin, ils soulignent à ce propos la nécessité de faire dûment participer des représentants authentiques du peuple québécois à tout ce qui pourrait influer sur leur destin.
LISTE NON EXHAUSTIVE DES EXACTIONS DE CE GOUVERNEMENT À L’ÉGARD DE LA NATION QUÉBÉCOISE
Les Québécois ont été trompés et ont reporté le PLQ au pouvoir sous de fausses représentations.
Perte de 40 000 000 000 $ à la Caisse de dépôt et placement du Québec, pour avoir changé la politique d’investissement.
Nomination douteuse à la présidence de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.
Contrats sans appel d’offre.
Conflits d’intérêts.
Scandales dans les garderies.
Utilisation de cartes de crédit d’entreprises privées.
Scandales dans le financement du Parti libéral du Québec.
Érection de la corruption en système.
Contrats accordés à des compagnies reconnues coupables de collusion.
Changement aux règles d’éthique.
Favoritisme envers les entrepreneurs finançant le Parti libéral.
Double salaire versé au premier ministre.
Refus d’une commission d’enquête publique sur les irrégularités dans la construction.
Déclenchement des dernières élections sous de fausses représentations.
Financement de festivals en échange de dons au Parti libéral du Québec.
Taxe fixe en santé.
Hausse des tarifs d’électricité du bloc patrimonial.
Augmentation de la taxe sur le carburant.
Hausse de la taxe de vente.
Réduction de 459 hectares du parc du Mont Orford.
Assimilation des francophones au Québec de quelques pourcents depuis que vous êtes au pouvoir.
Anglicisation des milieux de travail.
Réduction des droits des travailleurs avec la Loi 31.
Exploitation de nos richesses du nord par des entreprises étrangères.
Exaspérer les gens du Nouveau-Brunswick et nous endetter avec le projet d’achat d’Hydro NB.
Laisser le Lieutenant-gouverneur dépenser sans rendre de compte.
Continuer à payer un loyer au Gouvernement canadien pour les terrains de l’Assemblée nationale.
Négociation en cachette du Traité de l’approche commune qui nous dépossède de nos terres.
Construction d’un méga-hôpital de 2 milliard de $ pour la minorité anglophone de souche de 4 % et pour la riche institution de McGill, alors qu’on coupe les services en région.
Réforme du calendrier scolaire pour favoriser la communauté juive.
Allégations d’échanges d’argent comptant à la Commission Bastarache.
Continuer à surfinancer les institutions d’enseignement anglophones par rapport à leur poids démographique.
Allégations de nominations partisanes de juges.
Allégations de pressions politiques indues au sein du gouvernement.
Avoir permis l’exploitation du gaz de schiste, malgré les risques pour l’eau potable, l’eau souterraine, la migration du méthane, la pollution de l’air et l’augmentation des gaz à effet de serre.
Allégations de trafic d’influence.
Accepter de subir les injustices d’Ottawa dans ses budgets.
Accepter que nous payions des impôts pour financer la guerre du Canada en Afghanistan et des achats de jets CF-35.
Accepter les intrusions du fédéral dans les compétences provinciales.
Consacrer notre immersion dans l’Amérique Anglaise en imposant l’immersion anglaise à la 6e année.
Favoriser l’anglomanie en enseignant l’anglais dès la 1ère année.
Perte de revenus de 6 000 milliards de dollars avec la vente les droits de prospection pétrolière sur l’île d’Anticosti.
Procéder de façon antidémocratique en privatisant nos ressources énergétiques, alors qu’elles ont été nationalisées en 1962.
Agir dans l’intérêt de l’industrie plutôt que de la population en ce qui concerne les gaz de schiste.
Retarder le moment où le Québec sera reconnu un pays.
Contribuer au déficit commercial du Québec en donnant le contrat de construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal à des firmes étrangères pour 2,089 milliards de dollars.
Se rendre coupable de spoliation du bien public dans le domaine des ressources énergétiques.
Redevances ridicules qui ont été imposées pour l’utilisation commerciale de notre eau.
Le scandale des projets hydroélectriques, une technologie d’un autre âge.
Le Plan Nord du PLQ qui vendra les ressources du Québec à des amis étrangers et locaux pour un prix aussi ridicule que les redevances sur l’utilisation commerciale de notre eau.
Ex-attachés politiques libéraux travaillant pour l’industrie du gaz de schiste.
Surfacturations et dépassements de coûts dans l’attribution de contrats de construction.
Votre participation à la tricherie sur la Place du Canada lors du référendum de 1995.
Ne pas réclamer la dette fédérale envers le Québec, depuis la fusion de notre surplus avec le déficit du Haut-Canada en 1840, qui s’élève à plus de 63 billions de dollars incluant intérêts en dollars d’aujourd’hui selon le document « La dette fédérale dans une perspective historique de Pierre Corbeil, Ph.D., décembre 2000.
Ne pas réclamer notre Labrador avec intérêts, qui nous a été arraché de force en 1927.
Brader nos ressources naturelles aux intérêts privés.
Privatisation du système public de santé.
Hausse des droits de scolarité.
Ne pas lutter assez contre la pauvreté.
Ne pas lutter assez contre le décrochage scolaire.
Corrompre la démocratie par ses nombreux mensonges.
Créer un climat déprimant à l’Assemblée nationale par son mépris et son refus de répondre aux questions de l’Opposition.
Refuser de reconnaître son erreur dans le cas du citoyen Yves Michaud et refuser de corriger l’injustice que lui, comme chef du Parti libéral, et ses députés libéraux ont commise à l’égard de ce citoyen.
Affaiblir constamment le Québec en bradant nos richesses naturelles et en étant incapable de se faire respecter par Ottawa en obtenant les milliards qui sont dus : crise du verglas, harmonisation de la taxe de vente.
Refuser une enquête publique sur le monde de la construction (entrepreneurs ; ingénieurs ; donneurs d’ouvrage (gouvernement du Québec ; municipalité) pour des raisons strictement partisanes : peur du Parti libéral du Québec de se faire éclabousser comme le Parti libéral fédéral lors de l’enquête Gomery sur le scandale des commandites.
Faire passer systématiquement dans toutes ses paroles et toutes ses décisions l’intérêt partisan de John James Charest et du Parti libéral du Québec avant l’intérêt général de l’ensemble des Québécois.
Défendre et promouvoir les intérêts de la communauté anglophone et de ses annexes (ex-immigrants anglophiles et anglicisés) qui constituent sa base électorale inamovible avant les intérêts de la majorité francophone du Québec (écoles passerelles qui favorisent l’anglicisation ; mégacentre hospitalier de McGill).
Saboter le processus judiciaire en refusant de donner aux procureurs et juristes du gouvernement des conditions de travail décentes ce qui suppose beaucoup d’hypocrisie, car il y a beaucoup de distance entre les actes et les paroles qui disent qu’on veut combattre le crime et la corruption alors que la loi spéciale 135 a des conséquences désastreuses par rapport au procès contre les 150 Hells et par rapport à la lutte contre la corruption dans le monde de la construction par la soi-disant Unité spéciale.
Perte de revenu de 5 à 30 milliards de dollars par année dans la vente de droits d’exploration gazière.
Favoriser l’anglicisation du Québec.
Dépasser la capacité d’accueil du Québec en mettant de l’avant la non-francisation des immigrants.
Ne tenir nullement compte des intérêts de la population qu’il représente.
Faire preuve de mépris et d’arrogance envers les Québécois.
Faire adopter des lois sous le bâillon.
Appliquer une loi injuste sur les mines, permettant à l’entreprise privée d’exproprier des terres, pour exploiter leurs mines, faire passer leurs pipelines, installer leurs éoliennes ou creuser leurs puits de gaz schiste ou de pétrole.
Inaction devant les problèmes soulevés sur le plan de la gestion du développement économique régional par les agents gouvernementaux sur le terrain.
Manquer de courage en permettant aux institutions de juridiction fédérale situées au Québec de se soustraire à l’application de la loi 101 et de la loi anti-briseurs de grève.
Déposer un budget le 17 mars 2010, considéré comme une fraude intellectuelle.
Ne pas contrôler les dépenses, augmenter les cotisations à la RRQ, pénaliser les retraites avant 65 ans, augmenter les frais de scolarité et réduire l’aide aux petites entreprises essentiellement francophones.

3 commentaires:

mayerlucie a dit...

Wow! Bonne initiative qu'il faudra cibler plus précisément. Il serait bon de rassembler certains points, d'en préciser d'autres. C'est, en tout cas, le document le plus avancé que j'aie eu la chance de lire.
Bravo!

Comment comptes-tu t'y prendre, par débat, par groupe de travail? Je suis partante pour participer!

Amitiés,
Lucie

Éric Messier a dit...

Cela me semble être une excellente idée et être une démarche tout à fait légitime.

Il faut la pousser à terme.

Svp écrivez en noir et pas en italique, cela se lira mieux.

Il manquerait peut-ètre une conclusion à votre texte.

Neault. JC a dit...

Maintenant il faudrait travailler à établir une charte constitutionnelle de notre pays. Lui trouver un nom pour qu'il puisse résonné à travers le monde. Choisir notre Hymne National.

Grâce à tous ça, il nous restera à approuver le tout. Cependant il faudra que ce soit fait sans les commentaires du Canada et des autres pays. C'est un processus privé. Il ne faudra tolérer aucune ingérence cette fois-ci.

Merci pour une initiative bien documentée.

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !