13 juin 2011

24 juin - Journée de Deuil national !

Du pain et des jeux ! Quelle façon éprouvée d’endormir le peuple.

On fête quoi au juste depuis des années ?

Notre lente extinction ? L’affaiblissement du français ? Notre dépossession par Charest et le PLQ ? Notre peuple ankylosé ?

Je n’ai pas plus le goût à la fête pour la Fête nationale que je ne l’avais pour les 20 ans du Bloc.

J’ai testé l’idée d’éliminer tout élément festif de la journée de la Fête nationale. La majorité était d’accord et quelques-uns me reprochaient de vouloir éliminer leur exutoire annuel. Voilà ce que sont maintenant devenues les festivités de la Fête nationale. Un exutoire ! Un défoulement ! Et pour plusieurs, une beuverie.

Ne devrions-nous pas justement faire le contraire ? Nous avons plus de chances d’avancer vers l’indépendance avec un peuple frustré qui ne voit pas d’autre solution pour sortir de son malêtre.

Au moment où tout le monde réalise que le peuple veut du changement pourquoi ne pas lui servir un électrochoc, le mettre face à sa réalité au lieu d’entretenir l’illusion que nous sommes en marche vers le pays.

Nous ne sommes pas en marche vers le pays.

On en parle, on y rêve, on le souhaite, mais on ne fait rien; on ne s’organise pas, personne ne mobilise le peuple, les différents partis politiques qui en ont fait leur mission se contentent d’en parler et encore. Ils semblent plus intéressés à gérer la « province » de Québec, la « belle » province. La « belle » province, je l’exècre. Comment peut-on être beau quand on est lâche ?

Que faire alors ?

Mettre fin à l’illusion ! Briser le miroir aux alouettes !

Le 24 juin doit devenir une journée de Deuil national. Nous fêterons lorsque notre pays existera, d’ici là, il n’y a pas de quoi pavoiser.

Alors pourquoi pas une cérémonie funèbre ?

Tous les drapeaux, sur tout le territoire, mis en berne.

Grands rassemblements sur tout le territoire pour entendre la lecture du testament de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier.

Et puis, c’est tout. Chacun retourne chez lui !

Nous fêterons quand nous aurons une raison de fêter, quand nous aurons notre pays.

Bon deuil national !

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Il faut se remonter le moral. Une petite manifestation contre la venue de William, peut-être?

Anonyme a dit...

Il y aura manif à Québec le 3 juillet en face de l'hotel de ville. Pour l'instant tournons nos drapeaux tête-bêche(a l'envers).

Anonyme a dit...

Je constate que je ne suis pas le seul souverainiste à penser ça. Alors que notre cause recule sur tous les fronts, je n'ai vraiment plus le goût de fêter et j'offre mes sympathies à tous les Québécois car j'ai bien peur que notre déclin soit maintenant irréversible.

J'aimerais beaucoup me tromper mais si les souverainistes ne présentent pas rapidement un projet de société mobilisateur, crédible et rassembleur pour les jeunes, moins jeunes et les québécois(es) de toutes origines, je crois que ce sera la mort à petit feu.

Cessons de fêter et regroupons nos forces car il y a du travail à faire pour bâtir un pays. Pas question d'attendre indéfiniement d'éventuelles "Conditions gagnantes", ni de proposer d'autres référendums sans être prêts. Il faut définir le projet dans ses moindres détails et démontrer hors de tout doute que c'est avantageux et profitable pour tous les québécois, ET ON GAGNERA.

Jean Clément

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !