14 juin 2011

Le PQ croit que les indépendantistes lui appartiennent.

Malheureusement pour nous, le PQ croit que les indépendantistes lui appartiennent.
On a beaucoup décrié les poteaux du NPD qui ont été élus le 2 mai 2011. Quand je regarde la photo de famille de la députation du PQ, je suis tenté de passer la même remarque : il y a là plein de poteaux aussi. Il y en a même parmi les 12 qui ont signé la lettre télécommandée par Mme Marois et son entourage.

Le PQ n’est plus l’ombre de ce qu’il devrait être.

Mme Louise Beaudoin a mentionné, lors de son point de presse, que maintenant au PQ c’est le « crois ou dégage » qui est devenu la règle. Ce qui fait la démonstration sans équivoque de ce que j’affirme dans ma première phrase.

Comment se fait-il que les congressistes se soient laissé embarquer dans le Plan Marois de « gouvernance souverainiste » ? Personne parmi eux n’a lu l’histoire du PQ ? Claude Morin, l’étapisme, ça ne leur dit rien ?

Mercredi, Mme Marois doit annoncer le programme du PQ.

Soyons attentifs à chacun des mots qu’elle prononcera.

C’est déprimant, mais le PQ n’a jamais remis en question le parlementarisme britannique ; il l’a même fait sien. Si bien que pour plusieurs députés du PQ, militer signifie aujourd’hui poser une question à l’Assemblée nationale.

OUF ! Ce n’est pas en acceptant de jouer selon les règles établies par l’oppresseur qu’on va se faire un pays.

Si, dès la prochaine session, la députation du PQ refuse de respecter ces règles faites pour pérenniser notre asservissement, et qu’il ne siège plus à l’AN, refusant ainsi de jouer ce rôle d’opposition fantoche pour enfin consacrer toute son énergie à faire tout ce qui doit être fait pour rapidement déclarer l’indépendance du Québec, alors là, je serai d’accord et je le suivrai. À défaut, le PQ nous conviera à un autre 15 ou 20 ans d’attente, de tergiversations, de calculs politiques et de « gouvernance provinciale ».

Il faut aussi frapper l’imaginaire des Québécois. Au lieu d’écrire un nouvel Hymne national, commençons par déclarer le 24 juin Jour de Deuil national : http://t.co/920TWQC

13 juin 2011

24 juin - Journée de Deuil national !

Du pain et des jeux ! Quelle façon éprouvée d’endormir le peuple.

On fête quoi au juste depuis des années ?

Notre lente extinction ? L’affaiblissement du français ? Notre dépossession par Charest et le PLQ ? Notre peuple ankylosé ?

Je n’ai pas plus le goût à la fête pour la Fête nationale que je ne l’avais pour les 20 ans du Bloc.

J’ai testé l’idée d’éliminer tout élément festif de la journée de la Fête nationale. La majorité était d’accord et quelques-uns me reprochaient de vouloir éliminer leur exutoire annuel. Voilà ce que sont maintenant devenues les festivités de la Fête nationale. Un exutoire ! Un défoulement ! Et pour plusieurs, une beuverie.

Ne devrions-nous pas justement faire le contraire ? Nous avons plus de chances d’avancer vers l’indépendance avec un peuple frustré qui ne voit pas d’autre solution pour sortir de son malêtre.

Au moment où tout le monde réalise que le peuple veut du changement pourquoi ne pas lui servir un électrochoc, le mettre face à sa réalité au lieu d’entretenir l’illusion que nous sommes en marche vers le pays.

Nous ne sommes pas en marche vers le pays.

On en parle, on y rêve, on le souhaite, mais on ne fait rien; on ne s’organise pas, personne ne mobilise le peuple, les différents partis politiques qui en ont fait leur mission se contentent d’en parler et encore. Ils semblent plus intéressés à gérer la « province » de Québec, la « belle » province. La « belle » province, je l’exècre. Comment peut-on être beau quand on est lâche ?

Que faire alors ?

Mettre fin à l’illusion ! Briser le miroir aux alouettes !

Le 24 juin doit devenir une journée de Deuil national. Nous fêterons lorsque notre pays existera, d’ici là, il n’y a pas de quoi pavoiser.

Alors pourquoi pas une cérémonie funèbre ?

Tous les drapeaux, sur tout le territoire, mis en berne.

Grands rassemblements sur tout le territoire pour entendre la lecture du testament de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier.

Et puis, c’est tout. Chacun retourne chez lui !

Nous fêterons quand nous aurons une raison de fêter, quand nous aurons notre pays.

Bon deuil national !

LE PLAN-NORD ! Chavez réplique.

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !