20 juillet 2011

Notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

Réponse à l’excellent texte de monsieur Pierre Pichette dans l’édition du Devoir d’aujourd’hui.

Je partage votre avis à 90 %. Mais...

Vous écrivez « Comment, en effet, faire la distinction entre le parti et la cause, entre la gauche et la droite, entre les fonctionnaires, rentiers et financiers de l'indépendance et les militants? », pour ensuite proposer que « Le Québec aurait donc besoin d'une nouvelle structure politique qui rassemblerait toutes les forces vives désirant faire du Québec un pays. Ce parti serait essentiellement axé sur la cause de l'indépendance et d'aucune façon sur la gouvernance provinciale. Il n'aurait donc pas à proprement parler de programme politique autre que celui entourant l'accession à l'indépendance. »

Déjà, je retirerais le mot « financiers » de votre énumération, car s’il y a quelque chose qui manque aux indépendantistes, ce sont bien des financiers indépendantistes.

De plus, vous proposez de remplacer un véhicule qui rouille par un autre qui va aussi, inévitablement, rouiller. Les partis politiques ont leurs effets secondaires comme celui d’engendrer des « fonctionnaires et rentiers » de la cause qu’ils défendent. Cependant, vous innovez en proposant ce qui suit : « Une fois ces tâches historiques complétées, ce parti rassemblant toutes les forces vives et qui aura donné un pays au Québec se saborderait. » Bonne idée ! Combien de fois ai-je entendu des Québécois me dire qu’ils ne voulaient pas que le PQ soit le seul parti existant à la suite de la proclamation de l’indépendance. Je sais que c’est bien mal connaître les politiciens et la politique, mais c’est une question de perception qu’il faut défaire.

Il y a deux ans, convaincu que l’indépendance est trop importante pour la laisser entre les mains d’un parti politique quel qu’il soit, j’ai ressuscité le Rassemblement pour l’indépendance nationale, un MOUVEMENT CITOYEN voué à la promotion de l’indépendance de notre pays. Aujourd’hui, monsieur Richard Le Hir est président du R.I.N.

Depuis, un rassemblement d’indépendantistes a aussi été créé, Cap sur l’indépendance qui rassemble « toutes les forces vives désirant faire du Québec un pays. »

Je suis intimement convaincu que notre force réside dans le peuple lui-même, dans le peuple québécois qui n’est certainement pas, comme le disait René Lévesque « QUELQUE CHOSE comme un grand peuple. » Nous avons tout en mains pour être un grand peuple.

Notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

Pour le reste, je partage votre avis et osons, c’est le courage que je nous souhaite.

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !