30 octobre 2011

Kadhafi et la Libye - L’histoire d’un pays riche et sans défense

Si Kadhafi et la Libye avaient fait comme la Suisse, personne n’aurait osé l’attaquer.

Avant de lire la chronique de Jacques Lanctôt sur Kadhafi, je n’avais aucune intention d’écrire un article sur le sujet. Je croyais le sujet trop loin de nos préoccupations québécoises. Je me suis trompé.

Kadhafi avait ses défauts, ses faiblesses, ses manquements, ses cruautés, mais il n’était pas un mauvais dictateur. Depuis les débuts de sa prise de pouvoirs par un Coup d’État, les oligarques de l’Occident s’attendaient à le voir contribuer généreusement aux grosses caisses des “zélites” de la bande de Bilderberg et autres organisations internationales et “globalistes” qui prétendent mener le monde.

Kadhafi a préféré donner l’argent à son peuple, très très généreusement il faut le dire. Le niveau de vie de la Libye sous Kadhafi était probablement le plus élevé au monde. Il n’y avait en Libye presque plus de pauvreté.

Ne pas laisser tout l’argent aux oligarques du monde, voilà le crime impardonnable qu’avait commis Kadhafi. Il s’était condamné en partant, sauf qu’il aurait pu assurer la défense de son pays et sa propre défense en faisant comme la Suisse, pacifique, neutre et armée jusqu’aux dents sans que personne de l’extérieur ne s’en rende réellement compte. Les terribles défense de la Suisse sont discrètes et tout le monde dans ce pays y participe d’une manière ou d’une autre, soit avec la défense civile, soit avec la défense armée, comprenant de solides équipements pour la défense anti-aérienne, de l’artillerie de montagne, des tanks, des centaines de milliers de franc-tireurs capables d’attraper une cible entre les deux yeux à une distance approchant mille mètres. Au Royal 22ème Régiment dans lequel j’ai servi, les franc-tireurs ne sont pas nombreux mais ils peuvent effectivement attraper une cible à 1000 mètres de distance. Le franc-tireur est le plus redoutable et le plus craint de tous les soldats. Il est en même temps le plus silencieux.

Avec pareils équipements, même les féroces SS nazis n’ont pas osé franchir la frontière suisse pendant la seconde Guerre mondiale. Walther Schellenberg. leur chef, avait menacé d’envahir la Suisse avec 100,000 de ses meilleurs soldats SS. “Le seul problème auraient répondu les Suisses, c’est que nous n’avons pas assez de place en Suisse pour enterrer tout ce monde”. Avec leur logistique de guerre et leur entrainement, seulement 100,000 balles suffiraient pour éliminer ces envahisseurs, une seule et unique balle pour chaque ennemi. Il faut le faire.

Ce qui fait toute la différence, c’est la préparation et l’entrainement continuel, même en “temps de paix”, alors que la paix n’est qu’apparente. Au Québec, on commence enfin à être moins naif au sujet de la guerre et de la paix. On commence à comprendre que la guerre est une volonté déterminée à briser et soumettre une autre volonté, par tous les moyens. Cette volonté déterminée à nous dominer, c’est elle que NOUS devons briser et non nous faire briser par elle comme cela est arrivé trop souvent au cours de nos 400 ans d’histoire.

Les Nazis ont donc décidé de ne pas mettre les pieds en Suisse et sa neutralité a été reconnue et généralement respectée. C’est sans verser dans le militarisme que la défense suisse s’est organisée.

De plus, l’entraînement enseigne une foule de choses utiles à apprendre. Il inculque aux citoyens une discipline personnelle qui a sa place dans tout pays civilisé.

En comparaison, le Québec actuel possède plusieurs millions de fusils et de balles pour la chasse, sauf que la majorité de Québécois et Québécoises ne savent pas tirer et ne pourraient pas s’en servir contre un envahisseur ennemi. De plus, ils n’ont aucun entrainement qui ferait la différence entre échouer et réussir.

Ajoutons que la sécurité avec les armes à feu fait partie intégrale de cet entrainement pour la guerre, de sorte que les accidents sont extrêmement rares.

C’est ce qu’on appelle la dissuasion et c’est ce que nous devons entreprendre dès maintenant au Québec, alors que nous découvrons nos gigantesques richesses naturelles inexploitées.

Les ogres qui convoitaient les richesses pétrolières de la Libye se sont présentés comme des “amis” à qui il faut faire confiance. Ces loups voraces sont experts à se présenter sous la forme de moutons dociles et sans défense et malheur à ceux et celles qui se font prendre à leur jeu. Kadhafi, on le voit maintenant, a été naïf comme un homme seul et mal informé. Maintenant c’est tout son peuple qui va passer de la prospérité à la misère, pendant que les oligarques vont grossir leurs portefeuilles déjà archi-plein de l’argent des autres. La naïveté et l’ignorance se paient cher.

Le Québec possède un territoire riche et qui sera convoité davantage lorsque toutes ses richesses seront découvertes et en voie d’exploitation. C’est maintenant qu’il faut penser à sa défense territoriale.

Je viens de terminer à cet effet un livre qui sera lancé le 30 novembre prochain à 17h, à partir de la Maison Ludger Duvernay. C’est un premier travail du genre. Il y en aura d’autres. Nous allons commencer notre programme de défense territoriale par nous instruire.

René Marcel Sauvé

En fait, notre pays, nous l'avons, mais nous n'osons pas en prendre possession !

À nous d'agir et de cesser d'avoir peur !